Katie Wilson, née le 12 juillet 1982 à Binghamton (New York) est une femme politique américaine membre du Parti démocrate. Elle est la 58e maire de Seattle depuis le 1er janvier 2026.
Elle co-fonde et dirige la « Seattle Transit Riders Union » (TRU), une association à but non lucratif visant à améliorer la qualité des transports en commun à Seattle. Se décrivant socialiste démocratique, elle défait le maire sortant Bruce Harrell lors des élections municipales de 2025.
Katie Wilson grandit à Binghamton, dans l'État de New York. Elle est la fille des biologistes Anne Barrett Clark et David Sloan Wilson (en) (fils de Sloan Wilson). Elle étudie la physique et la philosophie au Balliol College de l'Université d'Oxford. Elle abandonne ses études six semaines avant ses derniers examens et s'installe à Seattle en 2004. Elle travaille dans la réparation de bateaux, la construction et comme assistante de bureau.
À l'automne 2011, elle co-fonde la « Seattle Transit Riders Union » (TRU), une association à but non lucratif visant à améliorer la qualité des transports en commun à Seattle et dans le comté de King. Elle en est la directrice exécutive et la présidente du conseil d'administration. L'association soutien des campagnes progressistes. En tant que directrice générale, elle est nommée dans les personnes les plus influentes de Seattle en 2018.
L'association est créée après une proposition de réduction de 17 % du budget du King County Metro (en) et une suppression des zones gratuites en centre-ville. En 2014, Wilson et la TRU obtient la création du programme « ORCA lift » offrant des réductions de tarifs pour les personnes précaires. Elle milite également pour l'augmentation du salaire minimum à Brien, SeaTac et Tukwila, les droits des locataires et l'amélioration du réseau de transports en commun.
En 2020, elle joue un rôle dans la création d'une taxe municipale sur les employeurs privés finançant des logements abordables. Elle critique le maire Bruce Harrell qui propose de dévier les fonds issus de cette taxe vers l'équilibrage du budget municipal plutôt que vers la construction de logements abordables. Elle est également membre du groupe de travail municipal sur stabilisation du revenu, qui recommande de nouveaux impôts progressifs pour régler le problème de déficit de la ville.
Pendant plusieurs années, elle est membre du conseil d'administration de l'Economic Opportunity Institute (en) (EOI). Elle rédige des articles politiques pour les journaux The Stranger et Cascade PBS.
Candidature à la mairie de Seattle
En mars 2025, elle annonce être candidate à l'élection municipale de 2026 contre le maire démocrate sortant, Bruce Harrell. L'opposition d'Harrell à un référendum qui permettrait financer la construction de logements par des taxes sur les entreprises fait partie des raisons qui l'ont poussé à se présenter. Dans une campagne progressiste, elle cite trois priorités : le logement, le sans-abrisme et la protection de la ville face aux actions de l'État fédéral. Pendant la campagne de la primaire, elle obtient le soutien de toutes les organisations démocrates de la ville, dont les démocrates des six districts législatifs, ainsi que le journal The Stranger et PROTEC17, un syndicat représentant 3 000 travailleurs municipaux.
Dans les semaines précédent la primaire, des sondages indiquent une élection serrée entre Wilson et Harrell, les deux récoltant près de 500 000 dollars. Lors de la primaire non-partisane, le 5 août 2025, elle se classe première parmi huit candidats, avec 50,9 %, contre 41,3 pour Harrell. Les deux sont qualifiés pour l'élection générale.
Sa campagne est fréquemment comparée à celle de Zohran Mamdani qui se tient en même temps à New York. Selon The Nation, elle crée une coalition électorale gagnante entre des locataires précaires, des usagers de transports en commun et des membres des Socialistes démocrates d'Amérique. D'après Fox News, elle a gagné en séduisant un électorat progressiste en prônant la création d'épiceries municipales, la taxation des riches et une opposition totale à Donald Trump.
Wilson avance qu'Harrell ne prend pas au sérieux le problème du sans-abrisme et qu'il a échoué à baisser le coût de la vie. Elle estime que des policiers armés ne sont pas nécessaires pour répondre à des appels concernant autre chose que des crimes, comme des problèmes de santé mentale, et que ces problèmes devraient être pris en charge par d'autres professionnels.
Elle remporte l'élection municipale avec 138 931 voix (50,20 %) contre 136 920 (49,47 %) pour Harrel. La différence de 2 011 voix (0,73%) en fait l'élection municipale la plus serrée depuis 1906.
Son mandat début le 1er janvier 2026 et prête serment le lendemain. Elle est la troisième femme maire de Seattle et la première maire de la génération Y.
Katie Wilson se décrit comme socialiste démocratique.
Elle soutient le contrôle des loyers, l'augmentation du parc de logements sociaux, l'interdiction de la fixation des prix algorithmique, des frais locatifs inutiles et de l'achat de maisons par des fonds d'investissements privés.
Elle décrit les taxes de l'État de Washington comme les pires des États-Unis. Pour elle, l'absence d'impôt sur le revenu pousse le budget de l'État à se baser sur des taxes d'accise, de vente et de propriété, ce qui bénéficierait aux grandes entreprises telles qu'Amazon ou Microsoft. Pendant sa campagne, elle propose une taxe sur les logements vacants et un impôt sur les plus-values.
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