Ce Jour-là

Karl Hotz

Ingénieur et militaire allemand

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Karl Hotz est un ingénieur et militaire allemand, né le 29 avril 1877 à Wertheim (actuel Bade-Wurtemberg) et mort le 20 octobre 1941 à Nantes. Il a été abattu par un commando de résistants communistes.

Cet attentat est un des événements importants de la période de l'occupation de la France par l'Allemagne nazie, puisqu'il a entraîné l'exécution de 48 prisonniers à Nantes, à Châteaubriant et au mont Valérien.

Avant 1929 (éléments biographiques)

Karl Hotz a fait des études d'ingénieur. Pendant la Première Guerre mondiale, il est officier dans l'Armée allemande.

Il semble avoir toujours été attaché à la monarchie impériale disparue en novembre 1918.

Premier séjour à Nantes, comme ingénieur de travaux publics

Dans les années 1920, Karl Hotz est un cadre important de Brandt, une entreprise de travaux publics de Düsseldorf. En 1929, il est affecté avec une partie de l'effectif de cette société dans le cadre des travaux de comblements de la Loire et de l'Erdre réalisés à Nantes à cette époque. La participation de Brandt a lieu dans le cadre du plan Dawes, mis en place en 1924, pour le règlement de la dette de guerre allemande.

En préalable au comblement du cours inférieur de l'Erdre sur près d'un kilomètre (sur lequel sera aménagé par la suite le cours des 50-Otages), le percement du tunnel Saint-Félix (tunnel de détournement sous les cours Saint-Pierre et Saint-André) est mis en œuvre. De 1929 à juin 1933, Karl Hotz supervise les travaux de ce tunnel qui relie le bassin Ceineray au Port de l'Erdre. Une fois achevés, il regagne l'Allemagne.

Durant son passage à Nantes, il a établi des contacts avec la haute société, à laquelle il s'égale par son rang professionnel et sa culture.

Récit de Jaqueline Ducos, fille d'Eugène Ducos :

« La société avec laquelle il travaille est en partenariat avec l'entreprise Eugène Ducos de Nantes.Karl et Eugène deviennent amis, et ils garderont des liens d'amitié après leur chantier du tunnel de l'Erdre.Karl dira à Eugène, qu'il n'aimait pas les nazis, mais servira le régime par crainte ou fidélité à sa patrie. Il reverra Eugène à Nantes fin 1940, où il lui dira son aversion pour la guerre et qu'il aurait aimé revenir à Nantes en civil et non en militaire. Ce sera le dernier entretien entre deux amis que tout oppose maintenant par leur fonction et leur devoir. »

Second séjour, comme Feldkommandant

Peu après le début de l'occupation de la ville (18 juin 1940), probablement en raison de la connaissance qu'il en a, il est affecté à Nantes (le 23 juin) avec le grade de lieutenant-colonel (Oberstleutnant) et la fonction de Feldkommandant der Stadt Nantes, c'est-à-dire de responsable des troupes d’occupation pour le département de Loire-Inférieure (chaque arrondissement a un Kreiskommandant).

Organisation de l'occupation à Nantes

La Kommandantur de Nantes est une administration militaire d'occupation qui, dans l'organigramme de la Wehrmacht, porte le numéro 518. Elle est placée sous la dépendance de la Kommandantur régionale d'Angers, où les services allemands sont plus étoffés (notamment ceux de l'Abwehr, de la Kriegsmarine...). La Kommandantur de Nantes comporte :

la Kriegsverwaltung (administration militaire) installée dans l'hôtel d'Aux (11e corps d'armée), dirigée par le Kriegsverwaltungsrat Schuster ;

la Feldpost (poste militaire), place de la Monnaie ;

la Propangandastaffel (service de la propagande), place Saint-Pierre (lieutenant Menny) ;

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