Ce Jour-là

Karaté

Art martial japonais originaire du royaume de Ryūkyū

Anúncio

Le karaté (空手道, karate-dō) est un art martial, dit japonais. Cependant, il est originaire du royaume de Ryūkyū, un ancien royaume indépendant annexé par le Japon en 1879. Il s'est développé sur l'île Okinawa, île principale de l'archipel Ryūkyū, en dérivant de la boxe de la grue blanche, pratiquée dans la province du Fujian, lors d'échanges avec la Chine impériale des Qing.

Il est « basé sur l'éducation de la volonté et de la maîtrise physique du corps ». Il se pratique sous deux formes : le combat et le kata.

Gichin Funakoshi est considéré comme le « père » du karaté moderne.

Il fut introduit en Europe dans les années 1950 par des experts japonais, notamment Hiroo Mochizuki, le premier à recevoir le 10ᵉ dan, grade ultime, en France.

En 2021, le karaté est un sport olympique provisoire lors des Jeux de Tokyo.

Il existe plusieurs styles de karaté dont le Shotokan-ryu, le Wado-ryu, le Shito-ryu, le Shorin-ryu ou encore le Goju-ryu (Voir Styles majeurs de karaté et Voir Autres styles et disciplines dérivées).

En japonais, le kanji kara (空) signifie le « vide », plus précisément la « vacuité » au sens bouddhique du terme ; té (手) est la main et, par extension, la technique avec laquelle on la réalise. Dō (道) signifiant « voie », karate-dō peut être traduit par « la voie de la main vide » ou « la voie de la main et du vide », compris dans le sens « la voie de la vacuité (au sens bouddhique/zen), réalisée par la main (les techniques) » ou dans le sens « combat à mains nues », les différentes interprétations ne s'excluant pas mutuellement.

À l'origine, « karaté » était écrit avec les kanjis 唐手 (tō-de : « main Tang » ou « main de Chine »). Le 25 octobre 1936, en raison de la montée du nationalisme japonais, et aussi à cause de l'antagonisme avec la Chine, et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, les principaux grands maîtres (dont Hanashiro Chomo, Motobu Chôki, Chôshin Chibana et Chojun Miyagi) ont remplacé ces kanjis pour « gommer » l'origine chinoise, sacrifiant ainsi à l'usage japonais du moment (remplacement par des kanjis de prononciation équivalente, d'« origine » japonaise).

Le karaté est une discipline martiale dont les techniques visent à se défendre uke (受け), puis à répondre par une attaque (atemi (当て身)) au moyen des différentes parties du corps : doigts (nukite), mains ouvertes (shuto) et fermées (tsuki), avant-bras (ude), pieds (geri), coudes (enpi), genoux ([ex. : hiza geri]). Les 20 préceptes du karaté voudraient qu'il n'existe pas d'attaque pure et dure de la part d'un karatéka.

Ainsi distingue-t-on chez le combattant nippon deux types de répliques à l'attaque : le go no sen, qui consiste en une contre-attaque une fois que l'adversaire a déjà porté ou tenté de porter son coup ; et le sen no sen, généralement qualifié "d'attaque dans l'attaque", qui consiste quant à lui à porter la contre-attaque avant même que l'adversaire ait eu le temps d'exercer sa technique. Un sen no sen parfaitement maîtrisé pourrait laisser penser, d'un point de vue extérieur, à une anticipation, ou à une inversion des rôles attaquant / défenseur, du fait que le spectateur ne perçoit pas nécessairement les signes de déclenchement d'une attaque. Pour autant, la finesse d'exécution du sen no sen ne saurait remettre en cause la notion de riposte : le karatéka travaille toujours ses attaques sur un mode défensif.

Des nuances de contenus techniques et philosophiques sont relativement marquées en fonction du style (Shōrin-Ryu, Shōtōkan, Shōtōkai, Wadō-ryū, Shitō-ryū, Gōjū-ryū, etc.).

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon (基本), les katas (型 ou 形) et le kumite (組手). Mais d'autres domaines d'étude font partie de l'apprentissage. Le placement et la maîtrise de la respiration sont essentiels à la compréhension des techniques de karaté. En outre, certains maîtres pratiquent la méditation zen :

le kihon (qui signifie « technique de base ») consiste à répéter individuellement, et la plupart du temps en groupe, des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite ;

le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques « représentant un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels quasi simultanés » et ayant pour but la formation du corps, l'acquisition d'automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes. Le kata dépasse l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, après de nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection des mouvements (pour certains, on pourrait dire la danse des combattants) ;

le dernier domaine est le kumite, ou combat. Littéralement, cela signifie « grouper les mains », c'est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul (voir randori). Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté, de la plus codifiée à la plus libre. Le combat peut être prédéfini (kihon-kumite), fixé à un nombre d'attaques précis (ippon kumite pour une attaque, nihon kumite pour deux attaques, sanbon kumite pour trois attaques, etc.), souple (jū kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumite).

Bodhidharma et le temple de Shaolin (l'origine mythique)

En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer dans le monastère Shaolin dans le nord de la Chine.

La tradition affirme que les bonzes, faméliques parce que mal nourris, ne pouvaient supporter l’immobilité que leur imposait la méditation. Bodhidharma se souvint alors de diverses formes gymniques, plus ou moins guerrières, qu’il avait étudiées pendant son jeune âge sous la direction de son père. Ce dernier était en effet, en plus d'être roi, un haut initié de la caste des kshatriya et connaissait donc l’art du combat, proche de ce qui est, actuellement en Inde, le kalaripayat. Il mit donc au point une méthode connue sous le nom évocateur de « Nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle et des sinus », le yijing kingyi suijing, parfois écrit i chin ching, méthode connue également sous les dénominations de shi ba lo han she (shih pa loran sho) et de ekkinkyo (ekki kin kyo jya) en japonais.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Karaté | World in Stories