Ce Jour-là

Julia Kristeva

Philosophe, universitaire et psychanalyste française

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Julia Kristeva (en bulgare : Юлия Кръстева, Yuliya Krasteva), née le 24 juin 1941 à Sliven en Bulgarie, est une philologue, universitaire, psychanalyste et écrivaine française d'origine bulgare. Elle est professeure émérite de l'université Paris-Cité.

Née en 1942, Julia Kristeva est la fille d'un comptable dans l'administration de l'Église et d'une mère qui avait suivi des études de biologie. Elle a une petite sœur, Ivanka. Elle étudie dans une école maternelle française religieuse, bientôt interdite par les autorités communistes, puis à l'école communale, tout en continuant de fréquenter l'Alliance française. Venant d'une famille non communiste, elle n'a pas le droit de porter le drapeau à l'école et doit renoncer aux études d'astronomie qu'elle envisage alors à Moscou mais, puisqu'elle parle français, elle sert comme interprète lors de la visite de dignitaires du PCF en Bulgarie, comme Waldeck Rochet. Comme tous les élèves, Julia Kristeva appartient aux Jeunesses communistes ; elle écrit par ailleurs dans le quotidien universitaire Jeunesse populaire.

Grâce à ses connaissances en littérature française, elle vient à Paris en 1965 avec une bourse du gouvernement français.

En 1969, elle soutient une thèse doctorale sous la direction de Lucien Goldmann, publiée l'année suivante sous le titre Le Texte du roman. Approche sémiologique d'une structure discursive transformationnelle. En 1973, elle soutient un doctorat d'état, publié l'année suivante sous le titre de La Révolution du langage poétique.

En 1967, elle épouse Philippe Sollers, le couple a un fils, né en 1975.

Elle fait une carrière universitaire, devenant professeure à l'université Paris-Diderot et fondatrice du centre Roland Barthes. Elle est membre de l'Institut universitaire de France de 2000 à 2010. Elle a donné des enseignements en sémiologie à l'université d'État de New York.

Elle est psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris depuis 1987, puis membre titulaire depuis 1997.

Engagements institutionnels et associatifs

De 1971 à 1977, elle partage l'engagement maoïste de Philippe Sollers et de la revue Tel Quel. En février 1978, elle fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l'Europe des libertés.

En 2003, elle fonde avec le professeur Charles Gardou, le Conseil national du handicap (CNH) qui a pour but de sensibiliser, former et informer la population sur les différents handicaps et leurs prises en charge. Le 20 mai 2005, seront organisés par le CNH les premiers États généraux du handicap à l'UNESCO. Le but de cette journée qui a réuni plus de 1 800 personnes, était d'engager la société civile à trouver des solutions pour améliorer la vie et l'insertion des personnes en situation de handicap autour de huit thématiques :

Vie, santé, éthique et déontologie.

Vie affective, familiale et sexuelle.

Vie et dignité et grande dépendance.

Les résultats de cette journée seront publiés dans un livre blanc.

En 2008, elle a créé, à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir, le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes, récompensant l’œuvre et l’action de personnes qui contribuent à promouvoir la liberté des femmes dans le monde.

En 2011, Julia Kristeva est « l'une des quatre personnalités non croyantes conviées, jeudi 27 octobre, à Assise (Italie) par le pape Benoît XVI » dans le cadre des Rencontres d'Assise.

Activités de recherche et littéraires

Julia Kristeva a publié plus d’une trentaine d’ouvrages, notamment sur les écrivains et intellectuels de sexe féminin. Son œuvre a une influence sur le féminisme international contemporain.

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