Ce Jour-là

Juan Carlos Ferrero

Joueur de tennis espagnol

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Juan Carlos Ferrero, né le 12 février 1980 à Ontinyent, est un joueur de tennis espagnol, professionnel entre 1998 et 2012, devenu entraineur notamment de Carlos Alcaraz.

Il a remporté seize tournois dans sa carrière dont un titre du Grand Chelem, le tournoi de Roland-Garros en 2003, année où il a été no 1 mondial pendant huit semaines. Il a également remporté trois fois la Coupe Davis avec l'équipe d'Espagne en 2000, 2004 et 2009. Il est un des rares joueurs à avoir battu Rafael Nadal sur terre battue après l'éclosion du Majorquin au plus haut niveau.

Droitier, mesurant 1,83 m pour 72 kg, surnommé « Chavalito » (pour les joueurs espagnols), « Mosquito » (« Moustique ») ou « Juanqui », il vit désormais à l'académie de Villena qu'il a intégrée en 1989. Entraîné depuis par Antonio Martinez Cascales, il n'a jamais quitté Villena et y a fait construire son académie de tennis, « Equelite », principalement composée de courts en terre battue. Ainsi, il contribue à l'attractivité de Valence pour l'accueil de jeunes espoirs, poursuivant la décentralisation des centres espagnols classiques que sont Barcelone et Madrid.

Juan Carlos a commencé à jouer au tennis avec son père Eduardo, qui l'emmena une nuit d'octobre 1989 chez Antonio Martínez Cascales dont la réputation avait franchi les grilles du Tennis Club de Villena pour parvenir, trente kilomètres plus loin, au village d'Onteniente. À quatorze ans, il quitte sa maison et s'installe d'abord chez son entraîneur puis à l'Académie. Deux ans plus tard, sa mère décède d'un cancer et Juan Carlos pense arrêter le tennis. Il continue malgré tout sa carrière et lui dédie désormais toutes ses victoires. Durant ces sept ans, Juan Carlos est champion du monde dans sa catégorie d'âge par deux fois, à treize et quatorze ans, et remporte des tournois prestigieux tels que « Les Petits Princes » en juillet-août 1993 et « Les Petits As » en janvier 1994.

1998-2001 : installation dans le top 5 mondial

Juan Carlos Ferrero passe professionnel en 1998, où il ne joue que sur le circuit Challenger. Cette même année, il est finaliste du tournoi de Roland-Garros junior où il perd contre le chilien Fernando González.

Son arrivée sur le grand circuit l'année suivante est marquée par sa victoire à l'Open de Majorque.

En 2000, il atteint les demi-finales à Roland-Garros, où il s'incline face au futur vainqueur Gustavo Kuerten. Il contribue également à la victoire de l'Espagne lors de la finale de Coupe Davis contre l'Australie en remportant ses matchs contre Patrick Rafter et Lleyton Hewitt.

En 2001, il remporte quatre titres dont les Masters de Rome et les ATP International Series Gold (ATP 500 Series de l'époque) de Dubaï et de Barcelone. Il arrive à Roland-Garros en ayant gagné 22 des 24 matchs qu'il a disputés sur terre battue mais il perd une nouvelle fois en demi-finale contre Kuerten. Ses bons résultats lui permettent de se qualifier pour sa première Masters Cup, où il s'incline en demi-finale face à Hewitt. Il termine l'année 2001 dans le top 5.

2002-2003 : la consécration : Roland-Garros et no 1 mondial

En 2002, Juan Carlos Ferrero confirme ses bons résultats sur terre battue en remportant le Masters de Monte-Carlo et en atteignant la finale à Roland-Garros, où il est battu par Albert Costa. Il se qualifie une nouvelle fois pour la Masters Cup, où il va jusqu'en finale mais doit s'incliner face à Lleyton Hewitt.

L'année 2003 est incontestablement la meilleure saison de Juan Carlos Ferrero. En effet, il remporte son premier titre du Grand Chelem à Roland-Garros face au surprenant Martin Verkerk sur le score de 6-1, 6-3, 6-2 et gagne également deux autres titres en Masters Series : celui de Monte-Carlo et celui de Madrid. Il atteint également la finale de l'US Open, où il est battu par Andy Roddick. À l'issue de ce tournoi, il atteint la première place mondiale au classement ATP et y reste huit semaines consécutives. Il termine cette saison no 3 mondial.

L'année 2004 démarre bien pour Juan Carlos Ferrero avec une demi-finale à l'Open d'Australie, où il est battu par Roger Federer et une finale au Tournoi de Rotterdam mais le reste de sa saison est plus décevant avec notamment une élimination dès le deuxième tour à Roland-Garros face à Igor Andreev. Il ne remporte pas le moindre tournoi de l'année, ce qui lui vaut de finir la saison à la 31e place. Il termine malgré tout l'année sur une note positive puisqu'il fait partie de l'équipe victorieuse en Coupe Davis.

Juan Carlos Ferrero ne remporte plus de nouveaux titres lors des saisons suivantes mais atteint chaque année tout de même une finale dans un tournoi avec notamment de beaux parcours dans certains tournois comme à Cincinnati en 2006, où il atteint la finale en battant trois joueurs du top 10 : James Blake (no 5), Rafael Nadal (no 2) et Tommy Robredo (no 7) ou à Wimbledon en 2007, où il atteint les quarts de finale pour la première fois de sa carrière. En 2008, il réussit l'exploit de battre Rafael Nadal sur terre battue en seizième de finale du Masters de Rome, restant le seul avec Novak Djokovic (2011, 2014, 2016) et Stanislas Wawrinka (2015) à l'avoir battu là-bas. Cependant, son irrégularité et sa baisse de forme conjuguée à des blessures le contraignent à sortir du top 100 le 2 février 2009 pour la première fois depuis presque dix ans.

2009-2010 : le renouveau de « Mosquito »

En avril 2009, Juan Carlos Ferrero remporte le tournoi de Casablanca, cinq ans et demi après son précédent titre. Il confirme son regain de forme en atteignant les demi-finales au tournoi du Queen's, éliminé par le futur vainqueur du tournoi Andy Murray (2-6, 4-6). Il atteint les quarts de finale à Wimbledon en éliminant notamment le no 10 mondial Fernando González (4-6, 7-5, 6-4, 4-6, 6-4) ainsi que le no 8 mondial Gilles Simon (7-6, 6-3, 6-2) mais abdique finalement une nouvelle fois face à Andy Murray (5-7, 3-6, 2-6).

Il apporte le point décisif à l'Espagne en quart de finale de la Coupe Davis face à l'Allemagne puis atteint la finale du tournoi de Umag dans la foulée, perdue face à Nikolay Davydenko. Ces bons résultats lui permettent de réintégrer le top 30 mondial en août. Après avoir contribué une nouvelle fois à la qualification de l'Espagne pour la finale de Coupe Davis, il fait partie de l'équipe finaliste en tant que remplaçant. Il remporte ainsi une troisième Coupe Davis et termine l'année à la 23e place mondiale.

En février 2010, il s'offre pour ses trente ans le titre à Costa do Sauipe en expédiant Łukasz Kubot en finale sur le score de 6-1, 6-0 en une heure de jeu puis enchaîne avec un second titre consécutif à Buenos Aires en battant son ami David Ferrer 5-7, 6-4, 6-3. Il manque la passe du troisième titre consécutif une semaine plus tard lors de l'ATP 500 Series d'Acapulco en atteignant la finale contre une nouvelle fois David Ferrer pour une défaite 6-3, 3-6, 6-1. David Ferrer brise ainsi une série de quatorze victoires consécutives pour Juan Carlos Ferrero, qui confirme pour autant son retour en atteignant la 14e place mondiale à la fin de cette tournée sud-américaine.

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