Ce Jour-là

Jovenel Moïse

Ancien président de la République d'Haïti

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Jovenel Moïse, né le 26 juin 1968 à Trou-du-Nord et mort assassiné le 7 juillet 2021 à Pétion-Ville, est un homme d'État haïtien. Membre du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK), il est président de la république du 7 février 2017 à sa mort.

PDG d'une entreprise d'exportation, il est le candidat du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK) en vue de l'élection présidentielle de 2015. Il arrive en tête du scrutin, mais celui-ci est annulé en raison d'irrégularités. Il est finalement élu lors de l'élection présidentielle de 2016 et succède au président intérimaire, Jocelerme Privert.

Une importante crise politique commence en 2019. Alors que le pays n'a plus de parlement fonctionnel, le chef de l'État est accusé de dérive autoritaire et tente de faire adopter par référendum une constitution contestée renforçant ses pouvoirs. Jovenel Moïse est finalement assassiné dans sa résidence privée par un commando armé, tandis que son épouse est blessée.

Jovenel Moïse naît à Trou-du-Nord, dans le département du Nord-Est. Il est le fils de Lucia Bruno, une couturière et commerçante, et d'Étienne Moïse dont il était lui même le fils du general Jean Lootcheby

Il effectue ses études primaires dans sa ville natale.

Marié à l’une de ses camarades de classe, Martine Joseph, Jovenel Moïse a deux fils et une fille : Joverlein Moïse, Jomarlie Moïse et Jovenel Junior Moïse.

Jovenel Moïse devient PDG d’Agritrans, une entreprise de production et d'exportation de bananes ; il a pour cela obtenu une subvention de 6 millions de dollars du président Michel Martelly, dont il est proche. Détenteur de 14 comptes bancaires, il est aussi soupçonné de blanchiment d'argent.

Élection présidentielle de 2015

Dauphin politique de son ami Michel Martelly, Jovenel Moïse représente le Parti haïtien Tèt Kale (PHTK) à l'élection présidentielle de 2015. Le PHTK prend la suite de Réponse paysanne fondé par Martelly. Le nom Tet Kalé (signifiant littéralement « crâne rasé » ou « crâne chauve », en créole haïtien) vient d'un des surnoms donnés à Martelly.

Le 25 octobre, il se place en tête du premier tour avec 32,81 % des voix. Celle-ci est finalement annulée.

Il bénéficie du soutien des riches familles haïtiennes, des États-Unis et des bailleurs de fonds.

Élection présidentielle de 2016

Jovenel Moïse est de nouveau candidat à l'élection présidentielle de 2016.

Avec un taux de participation de moins de 21 %, il remporte le scrutin à la majorité absolue dès le premier tour, recueillant 55,67 % des suffrages, devant Jude Célestin (19,52 % des voix), Jean-Charles Moïse (11,04 %) et Maryse Narcisse (8,99 %). Le 2 janvier 2017, son élection est définitivement validée.

Président de la république d'Haïti

Dans les moments de crise nationale en Haïti, l’intérêt politique de Jovenel Moise est essentiellement orienté vers la reconstruction de son pays fragmenté par une crise sociale, économique et politique en même temps. Il connait une entrée spectaculaire sur la scène politique au printemps 2015 grâce à Michel Joseph Martelly qui le choisit pour assurer sa succession, ce dernier étant dans l’impossibilité d’effectuer un second mandat. La campagne électorale de Jovenel est essentiellement axée sur sa personne : il fait sa promotion par le biais des réseaux sociaux, sous-exploités par la classe politique. Durant sa campagne, il annonce son souhait de rétablir les infrastructures et la disponibilité électrique sur l'île entière. Le 7 février 2017, il est investi président de la république d'Haïti, succédant à Jocelerme Privert.

Le 22 février 2017, il nomme Jack Guy Lafontant au poste de Premier ministre qui présente son gouvernement le 13 mars. Le 16 mars, ce dernier obtient la confiance du Sénat à l'unanimité des 20 voix. Le 21 mars, son gouvernement obtient la confiance de la Chambre des députés avec 95 voix pour, 6 contre et 2 abstentions. Lafontant prend ses fonctions le jour-même. Les priorités du président comprenaient l'amélioration du climat des affaires et du développement économique, l'organisation de l'État, l'utilisation des terres, la planification et la sécurité environnementale et nationale. Pour cela, deux principales stratégies communicationnelles sont mises en place : le Karavan changman (caravane du changement) afin de tenir ses promesses électorales et la stratégie du discours de dénonciation pour montrer à la population que ses mains sont liées car il ne réussit pas à livrer la marchandise promise lors de sa campagne électorale[pas clair].

Durant son mandat, l’administration Moïse a déployé une vaste campagne publicitaire autour du projet national de son programme électoral karavan changman. Il avait utilisé différents médias locaux pour faire passer son message. L’écrivain et journaliste allemand Hans-Christoph Buch dans son article intitulé Haïti : Littérature et politique mentionnait « Dans un pays « pauvre » et « en développement », les spots publicitaires de la campagne électorale reflètent l’aspect scandaleux du vide des projets politiques.»

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