Joshua David Hawley, dit Josh Hawley, né le 31 décembre 1979 à Springdale (Arkansas), est un homme politique américain. Membre du Parti républicain, il est sénateur des États-Unis pour le Missouri depuis 2019. Il est auparavant procureur général du Missouri de 2017 à 2019. Il remporte de la primaire de son parti pour les élections de 2018 au Sénat des États-Unis au Missouri et bat la sénatrice démocrate sortante Claire McCaskill, en récoltant 51,38 % des suffrages exprimés lors de l’élection générale.
Début 2021, il est le premier sénateur à annoncer qu'il portera objection à la certification des résultats de l'élection présidentielle de 2020 par le Congrès, réuni au Capitole, qui doit officialiser la victoire de Joe Biden. Le 6 janvier 2021, en prélude à l'assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump, il est photographié le poing levé en signe d'approbation devant un groupe d'émeutiers. Après l'attaque, il est le seul sénateur à appuyer une demande d'objection sur les résultats de la Pennsylvanie, laquelle est rejetée. Ses prises de position durant ces événements sont condamnées par une grande partie du spectre politique américain et suscitent des appels à sa démission.
Fils d'un banquier et d'une enseignante, Josh Hawley est né le 31 décembre 1979 à Springdale en Arkansas. En 1981, sa famille déménage à Lexington dans le Missouri, où il passe son enfance et le début de son adolescence. Il est diplômé de la Rockhurst High School, située dans le Kansas. En 2002, il obtient un diplôme d'histoire de l'université Stanford, en Californie. Il séjourne à Londres pendant un an, à l'École Saint-Paul. Il est également diplômé en 2006 de la faculté de droit de l'université Yale. À l'âge de 28 ans, Josh Hawley écrit une biographie de Theodore Roosevelt pour les presses universitaires de Yale.
Marié à Erin Hawley, il est père de trois enfants : Elijah, Blaise et Abigail.
En 2011, Josh Hawley devient professeur associé à l'université du Missouri à Columbia, où il enseigne notamment le droit constitutionnel. En 2016, Hawley se présente officiellement candidat au poste de procureur général du Missouri. Le 2 août, il remporte l'investiture républicaine lors de la primaire, obtenant 64 % des voix face à Kurt Schaefer, membre du Sénat du Missouri pour le 19e district de l'État (qui regroupe alors les comtés de Boone et de Randolph). Le 8 novembre, lors de l'élection générale, il bat la candidate démocrate Teresa Hensley avec plus de 58,5 % des suffrages exprimés. Il prend ses fonctions le 9 janvier 2017.
En février 2018, il se joint à une action judiciaire menée avec 19 procureurs généraux républicains d'autres États pour faire déclarer l'Obamacare comme anticonstitutionnel.
En avril 2018, il appelle le gouverneur Eric Greitens à la démission après une accusation de harcèlement sexuel.
Le 10 octobre 2017, il annonce officiellement sa candidature aux élections sénatoriales de 2018 au Sénat des États-Unis, face à la sénatrice sortante, la démocrate Claire McCaskill. Le président Donald Trump lui apporte son soutien le mois suivant. Il décroche l'investiture de son parti en arrivant à remporter la primaire républicaine avec 58,64 % des suffrages exprimés face à une myriade de petits candidats (Tony Monetti, Austin Petersen, Kristi Nichols, Christina Smith, Kenneth E. "Ken" Patterson et Peter Pfeifer) se partageant les 41,36 % restants de manière à peu près équitable. Le 6 novembre 2018, il remporte le scrutin avec 1 254 927 voix, soit 51,38 % des suffrages exprimés. Il bénéficie pour sa campagne d'un large soutien financier du Club for Growth, une organisation anti-réglementation et anti-impôt.
Quelques semaines après son élection, une enquête est ouverte en décembre 2018 par le secrétaire d'État Jay Ashcroft pour utilisation de fonds publics par Hawley dans sa campagne sénatoriale. Faute de preuve, l'enquête est close en février 2019.
En 2021, il est le seul sénateur à voter contre la confirmation de tous les candidats nommés par le président Joe Biden pour la direction de chacun des quinze départements exécutifs fédéraux.
Candidat à un second mandat lors des élections de 2024, il remporte la primaire républicaine du 6 août sans opposition. Il est ensuite réélu le 5 novembre en battant le démocrate Lucas Kunce, un vétéran du corps des Marines.
En août 2019, Hawley présente le Social Media Addiction Reduction Technology (SMART) Act, dont le but est d'interdire certaines fonctionnalités dont il considère qu'elles favorisent l'addiction à Internet, tels que le défilement infini (Infinite Scrolling) et l'auto-play.
Il affirme que les grandes entreprises de technologie adoptent « un modèle commercial basé sur la dépendance », et que trop « d'innovations » dans ce domaine sont conçues non pas pour créer de meilleurs produits, mais pour capter davantage l'attention en utilisant des biais psychologiques qui rendent difficile de détourner le regard ».
Hawley propose une modification majeure de la loi sur la protection de la vie privée des enfants sur internet, visant à empêcher des entreprises technologiques de surveiller le comportement des enfants en ligne. Il considère que les médias sociaux sont « des parasites de l'investissement productif, détruisent les relations sociales saines, sont une entrave à une société saine et que la société marcherait mieux s'ils disparaissaient ».
Sa proposition de loi demande en outre que la FTC (Commission fédérale du commerce) produise régulièrement un rapport sur la « question de la dépendance à Internet » qui explorerait la manière dont « les entreprises de médias sociaux, en exploitant la psychologie et la physiologie du cerveau humain, interfèrent avec les libres choix des individus sur Internet ».
Il figure parmi les détracteurs des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) considérant qu'ils imposent une forme de censure via leurs réseaux au détriment du Parti républicain.
Le 17 novembre 2020, il interroge Mark Zuckerberg lors de son audition au Sénat et l'accuse de collusion de censure avec Google et Twitter.
Élection présidentielle de 2020