Ce Jour-là

Joseph Radetzky

Noble tchèque et chef militaire autrichien (1766-1858)

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Joseph Wenzel Radetzky von Radetz, couramment appelé comte Joseph Radetzky, né le 2 novembre 1766 au château de Trebnitz (aujourd'hui Třebnice) près de Sedlčany (actuelle République tchèque) et mort le 5 janvier 1858 à Milan, est un maréchal autrichien originaire de Bohême.

Commandant en chef de l'armée autrichienne en Lombardie-Vénétie, il est chargé du rétablissement de l'ordre à la suite des révolutions de 1848 qui ébranlent l'empire d'Autriche. Il mène plusieurs batailles en 1848 et 1849 (Santa Lucia, 6 mai 1848 ; Vicence, 10 juin 1848 ; Custozza, 25 juillet 1848 ; Mortara et Novare, mars 1849). L'émigré français Georges de Pimodan y est son aide de camp.

Il est, avec Edmond de Schwarzenberg et Alfred de Windisch-Graetz, l'un des principaux artisans de la répression des révolutions de 1848 dans l'empire d'Autriche.

Il inspire Johann Strauss Père pour sa Marche de Radetzky exprimant la jubilation de la noblesse autrichienne d'avoir sauvegardé ses privilèges, marche aujourd'hui encore interprétée chaque année en clôture du Concert du nouvel an à Vienne, ainsi que Joseph Roth pour son roman La Marche de Radetzky.

Joseph Radetzky est né en Bohême du Sud, dans le château hérité du comte Pierre-Eusèbe Sedlčany, alors connu sous le nom allemand Trebnitz, dans le district de Tábor. En 1776, orphelin de mère, morte en couches, et de père, il est confié à son grand-père, Wenzel Léopold Johann Radetzky, premier comte depuis le 27 septembre 1764. Son oncle dilapide une grande partie de sa fortune et avec ce qu'il reste, de 1781 à 1784, Joseph part faire ses études à Brno puis à Vienne, au Theresianum (académie pour les jeunes nobles créée par l'impératrice Marie-Thérèse). Étudiant peu brillant, il se passionne uniquement pour l'histoire, avec une particulière prédilection pour Justinien et Louis XIV.

À dix-huit ans, le 1er août 1784, il est admis comme cadet dans le régiment des cuirassiers Caramels (puis 2e régiment) stationné à Gyöngyös. Il participe, de 1787 à 1791, à la guerre austro-turque en qualité d'officier.

En 1793, dans la suite du feld-maréchal prince Josias de Saxe-Cobourg, il prend part à l'infructueuse campagne de Hollande qui conduit à la proclamation de la pro-française République batave. Il se distingue lors des batailles d'Arlon et de Charleroi où il mène une colonne de cavalerie à travers les lignes ennemies. En 1795, il combat sur le Rhin.

La vraie grande occasion a lieu en 1796, quand il entre au service de Beaulieu, comme aide de camp, pendant les campagnes d'Italie contre Napoléon Bonaparte. Il le rejoint, probablement, après que la ligne s'est retirée à Mantoue et le Mincio. Cette campagne dite de Mantoue, commencée par Beaulieu et poursuivie par Dagobert Sigmund von Wurmser, voit les Autrichiens connaître de nombreux échecs, ce qui ne permet pas le dégagement de la forteresse de Mantoue, assiégée par les Français. C'est cependant à Valeggio, que Radetzky se distingue quand, avec quelques hussards, il sauve Beaulieu.

En mai 1796, Radetzky est récompensé par sa nomination au grade de major et son transfert dans le nouveau corps des pionniers, engagés dans les travaux de fortification à Gradisca et sur l'Isonzo. Les choses en Italie, en fait, se présentent mal, avec la perte de Mantoue et la percée des Français vers la Vénétie (Pâques véronaises).

Début avril 1797, l'armistice est signé à Judenburg, suivi le 17 octobre des préliminaires de paix de Campo-Formio et du congrès de Rastatt : l'Autriche obtient Venise mais renonce à l'Italie, ainsi que l'Istrie et la Dalmatie. Elle reconnaît la République cisalpine. La France annexe les provinces belges (Pays-Bas autrichiens) et repousse sa frontière sur le Rhin. Reviennent également à la France les Îles Ioniennes, Corfou, Zakynthos et Céphalonie.

En 1799, profitant de l'absence de Napoléon, engagé dans la campagne d'Égypte et de la destruction de la flotte française à Aboukir, l'Autriche, la Russie et le Royaume-Uni attaquent les Français en Allemagne, Suisse et Italie. Radetzky conduit le corps des pionniers de l'Armée d'Italie. Ses services sont appréciés par le commandant feld-maréchal Melas qui, en avril, en fait son assistant. Le 1er mai de la même année, il est promu lieutenant-colonel et aide général de feld-maréchal.

Les 17 et 18 juin, il montre ses capacités et son courage à la Trebbia, puis à Novi et enfin près de Genola. Le 5 novembre, il est promu au grade de colonel. Pour sa conduite au cours de la décisive bataille de Novi, qui oblige les Français de Joubert à abandonner les républiques jacobines italiennes, Radetzky reçoit le titre de chevalier de l'ordre militaire de Marie-Thérèse.

L'année suivante, en 1800, il conduit les troupes d'assaut (Sturmtruppen) à Viareggio. Le 14 juin, il participe à la bataille de Marengo au cours de laquelle les Autrichiens subissent une défaite cuisante des Français. C'est cependant l'occasion pour le lieutenant-colonel Radetzky de se mettre en valeur. Il donne une nouvelle démonstration de son courage, il reçoit cinq balles et perd son cheval. Plus important encore, on remarque sa tentative, la veille, d'obtenir des modifications au plan de bataille suggéré par le « scientifique » von Zach. Ainsi, à la suite de la catastrophe, Melas est remplacé par Bellegarde et Radetzky reçoit un ordre de transfert : assistant à l'état-major et commandant du régiment de cuirassiers Prince Albert von Sachsen-Teschen.

En septembre, il rejoint l'armée en Allemagne, juste à temps pour une autre grande défaite autrichienne infligée, cette fois, par Moreau, lors de la bataille de Hohenlinden. Encore une fois, Radetzky est blessé, cette fois au pied gauche, et perd son nouveau cheval.

La défaite autrichienne se conclut en février 1801 par le traité de Lunéville, confirmant les conditions de Campo-Formio.

Il y a peu d'informations sur la carrière de Radetzky au cours des quatre années de paix suivantes, et les registres militaires n'indiquent aucune promotion ou avancement.

En 1805, en marche vers Ulm, à l'Ödenburg, il reçoit la nouvelle de sa promotion au grade de major général et l'affectation à un commandement en Italie, sous les ordres de l'archiduc Charles. Il est présent lors de la sanglante défaite autrichienne à Caldiero.

Radetzky a la chance de ne pas être présent à Ulm lorsque l'armée autrichienne est encerclée et contrainte à la reddition. Cette situation oblige l'archiduc Charles à se retirer vers la Hongrie pour rejoindre les Russes. Mais Napoléon est plus rapide, le 2 décembre 1805, il engage la bataille à Austerlitz. Les forces russes et autrichiennes sont anéanties. Pendant la campagne, cependant, Radetzky obtient le grade de brigadier général.

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