Ce Jour-là

Joseph Kessel

Aventurier, journaliste grand-reporter et romancier français

Anúncio

Joseph Kessel, parfois dit « Jef », né le 10 février 1898 à Villa Clara (Entre Ríos, Argentine) et mort le 23 juillet 1979 à Avernes (Val-d'Oise), est un romancier, grand reporter, aventurier, résistant et académicien français.

Engagé volontaire en France comme aviateur pendant la Première Guerre mondiale, il tire de cette expérience humaine son premier grand succès littéraire, L'Équipage, publié à 25 ans. Dès lors, son œuvre romanesque se nourrit de l'aventure humaine dans laquelle il s'immerge, à la recherche d'hommes exceptionnels. Après la guerre, il se consacre en parallèle au journalisme et à l'écriture romanesque. Il participe à la création de Gringoire, un hebdomadaire politique et littéraire qui devient l'un des plus importants de l'entre-deux-guerres, et signe des grands reportages à succès pour Paris-Soir que dirige alors Pierre Lazareff. Il publie notamment Belle de jour, qui fait scandale et reste entouré d'une réputation sulfureuse jusqu'à son adaptation cinématographique en 1967 par Luis Bunuel, et Fortune carrée, roman inspiré d'un périple en Mer Rouge lors duquel il rencontre Henry de Monfreid.

Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il est correspondant de guerre, puis rejoint la Résistance et rallie le général de Gaulle à Londres. Il y compose et coécrit avec son neveu Maurice Druon les paroles du Chant des partisans, qui devient l'hymne de la Résistance, et écrit L'Armée des ombres en hommage à ses combattants, puis finit la guerre comme capitaine dans l'aviation. Après la Libération, il retourne aux voyages — dont il tire de grands reportages et la matière de romans, dont celui qui est considéré comme son chef-d'œuvre romanesque, Les Cavaliers, ou encore Le Lion, qui rencontre un immense succès. Il se consacre aussi au devoir de mémoire et d'amitié en écrivant la biographie d'hommes comme le Dr Kersten, dans Les Mains du miracle, ou Jean Mermoz. Il est élu à l'Académie française en 1962.

Joseph Elie Kessel est le fils de Samuel Kessel, médecin juif originaire de Lituanie, à l'époque dans l'Empire russe, et de Raïssa Lesk, issue d'une famille juive de Russie établie à Orenbourg, ville située sur le fleuve Oural.

Il a deux frères cadets, Lazare (1899-1920), père biologique de Maurice Druon (1918-2009) et Georges.

Une jeunesse entre l'Argentine, la Russie et la France

Samuel Kessel, venu étudier la médecine en France, soutient son doctorat à l'université de Montpellier. C'est là qu'il rencontre Raïssa, elle aussi inscrite en médecine (à partir de 1894), mais qui ne poursuivra pas jusqu'au doctorat, contrairement à son amie Glafira Ziegelmann (1871-1935), elle aussi d'Orenbourg. Samuel et Raïssa se marient à Orenbourg.

Vers 1897, ils embarquent pour l'Argentine où Samuel a obtenu un poste pour une durée de trois ans. C'est dans ce pays que naît leur premier enfant, Joseph.

Les Kessel reviennent ensuite en Russie et s'installent près de la famille Lesk à Orenbourg, où ils résident de 1905 à 1908.

En 1908, ils reviennent en France et s'installent à Nice (avenue Auber). Joseph fait la plus grande partie de ses études secondaires au lycée de Nice (alors lycée Félix-Faure, aujourd'hui lycée Masséna). En août 1913, ils s'installent près de Paris, à Bourg-la-Reine (4, rue du Chemin-de-Fer) et Joseph devient élève du lycée Louis-le-Grand. Il obtient alors son baccalauréat.

Premières années de guerre (1914-1916)

La famille Kessel revient à Nice en août 1914, au début de la Première Guerre mondiale, qui commence le 3 août. Pendant quelques mois, Joseph, âgé de 16 ans, est infirmier brancardier à l'hôpital installé à l'hôtel Impérial de Cimiez. L'année suivante, il obtient sa licence de lettres et est engagé au Journal des débats dans le service de politique étrangère.

En 1916, il est admis, ainsi que Lazare, au Conservatoire d'art dramatique. Joseph fait quelques apparitions comme figurant sur la scène du théâtre de l'Odéon.

Engagement volontaire et affectation dans l'aviation (1917-1918)

Mais à la fin de l'année 1916, il décide de s'engager volontairement dans l'armée française. Enrôlé dans l’artillerie, il est rapidement affecté dans l’aviation, arme toute nouvelle à cette époque.

Il sert dans l’escadrille S.39, basée à Reims, sous le commandement du capitaine Thélis Vachon. Marqué par le charisme de cet officier à l'enthousiasme contagieux, il lui rendra hommage à travers le personnage du capitaine Gabriel Thélis dans son deuxième roman, L'Équipage, publié en 1923.

Il est promu sous-lieutenant en juillet 1918 après avoir participé aux combats de la deuxième bataille de la Marne au printemps 1918.

Mission en Sibérie dans la Russie en guerre civile (1919)

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Joseph Kessel | World in Stories