José Catieau, né le 17 juillet 1946 à Coutiches dans le Nord et mort le 30 novembre 2023 à Saint-Quentin, est un coureur cycliste français, professionnel de 1968 à 1976.
José Catieau est né le 17 juillet 1946 à Coutiches (Nord), près d’Orchies. C’est un enfant du terroir issu d’un milieu agricole, d’une famille de trois enfants qui cultive le blé et la chicorée. José Catieau hérite des dispositions pour le cyclisme de son père Georges, coureur amateur, lauréat du Prix de Coutiches.
En 1957, la famille quitte la ferme du Nord pour se reconvertir dans le transport de pommes de terre et s’installe dans le département de l’Aisne à Vermand.
José Catieau prend une licence au Vélo Club de Saint-Quentin en 1961 où il rencontre son mentor Jules Léonard qui l’aide à vaincre sa timidité . Durant ses deux années de cadet, il totalise 40 victoires. En 1964, il remporte à 18 ans le Grand Prix de la Braderie de Saint-Quentin qui est un tremplin pour devenir professionnel. Il est à ce jour, le plus jeune vainqueur de cette épreuve.
Sept années chez les amateurs endurcissent ce coursier longiligne de 1 m 87.
Pendant son service militaire, au Bataillon de Joinville, il côtoie Jean-Pierre Danguillaume, les frères Guyot et Cyrille Guimard.
Le directeur national de la Fédération française de cyclisme, Robert Oubron, le remarque et le sélectionne pour la Course de la Paix et le Tour du Maroc où il gagne la première étape et reste leader quelques jours en 1965.
En 1965 avant le Tour de l'Avenir, il déclare : « Disputer le Tour de l’Avenir avec l’équipe de France, c’est le rêve de tous les coureurs amateurs. Ce qui me rassure c’est que les cols sont à la fin ».
En 1964, il compte déjà plus de 70 victoires en amateur.
Passage en professionnel et premières grandes victoires
À Saint-Quentin, en 1965 Charles Puille, président du comité de Picardie et trésorier de la Fédération Française de Cyclisme le prend sous son aile. Le marchand de cycles de Sinceny (Aisne), Jo Lamant, dépositaire de la marque Lejeune, l’aide à passer professionnels en 1968 dans l’équipe Pelforth-Sauvage-Lejeune dirigée alors par Maurice De Muer « un très bon psychologue »» selon José Catieau. Toujours en 1968, il fait la rencontre de sa future épouse Solange avec qui il aura deux enfants, Sandrine et Steve.
En 1968, José Catieau côtoie dans le peloton de grands champions comme Rik Van Looy et Eddy Merckx dont la méticulosité avec son matériel l’impressionne.
Toujours en 1968, il remporte le Grand Prix d’Antibes lors de l’avant-saison.
Au Het Volk, José Catieau s’échappe avec les coureurs Houbrechts, Van Springel et son coéquipier Van De Kherckhove – qui soutient les autres coureurs belges. Il ne lui manque que 50 mètres pour disputer un sprint gagnant.
Toujours en 1968, dans Liège-Bastogne-Liège après une chute, il aide Jacques Anquetil à se relancer. En retour, le quintuple vainqueur du Tour lui adresse « un clin d'œil » qui vaut adoubement. Plus tard, le Normand l’impose dans des tournées de Critériums en demandant aux organisateurs de l’engager.
Cette belle première saison en 1968 est récompensée par une 7e place au Prestige Pernod, sorte de championnat de France à points.
En 1969, Pelforth disparaît du maillot au profit de Sonolor. José Catieau a un nouveau directeur sportif, Jean Stablinski. La relation entre les deux Nordistes se tend quand José décide de rejoindre l’équipe Bic en 1973.
Sa victoire à Aix et ses nombreuses places d’honneur sont distinguées par le journal Nord Matin qui lui décerne l’exploit sportif pour son début de saison en 1969.