Joëlle Garriaud-Maylam, née le 20 mars 1955 à Maghnia en Algérie française, est une femme politique française. Elle est sénatrice représentant les Français de l'étranger de 2004 à 2023, membre du groupe Les Républicains.
Elle est, entre 2022 et 2023, présidente de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.
Joëlle Garriaud-Maylam est diplômée d'un DEA de droit international et d'études anglo-américaines à l'université de Montpellier. Elle est aussi diplômée de licences de lettres modernes et linguistiques.
Elle étudie de 1977 à 1978 à l'université Charles de Prague grâce à une bourse du ministère des Affaires étrangères français.
L'année suivante (1978-1979), elle étudie à l'université Yale grâce à une bourse de la fondation Rotary.
Membre du Centre des Démocrates Sociaux et de l'UDF depuis 1979, elle rejoint l'UMP dès sa création en 2002.
Joëlle Garriaud-Maylam est élue en 1988 au Conseil supérieur des Français de l'étranger (CSFE) où elle représente les Français du Royaume-Uni et d'Irlande. Elle est réélue sans discontinuer jusqu'à son entrée au Sénat en septembre 2004. Elle est première vice-présidente du Conseil (la présidence revenant de droit au ministre des Affaires étrangères) de 2000 à 2003.[réf. nécessaire]
En 1995 elle est élue par le groupe UDF pour être suivante de liste du sénateur sortant Xavier de Villepin. Elle cédera pour une 3e place, cette 2e place au sénateur sortant indépendant Hubert Durand-Chastel afin de constituer une liste d'union qui remporte 2 sièges.
Le 26 septembre 2004, elle est à la tête d'une liste UMP qui remporte 3 sièges sur les 4 réservés aux Français de l'étranger (les autres élus sur cette liste étant le sénateur sortant Christian Cointat et Christiane Kammermann). Elle est réélue le 25 septembre 2011, sur une liste d’union de la droite et du centre, avec Jean-Pierre Cantegrit, Christiane Kammermann et Louis Duvernois.
Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, la nomme secrétaire nationale de l'UMP chargée de la francophonie.
Considérée comme « Macron-compatible », elle explique « respecter beaucoup Emmanuel Macron » et soutenir sa politique économique. Son ancien collaborateur parlementaire, Samuel Lafont (mi-temps 2020-2021), est en revanche proche des milieux d’extrême droite.
Le 24 septembre 2017, elle est réélue sénatrice des Français établis hors de France. Elle parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017 au cours duquel il est élu le nouveau président du parti, puis soutient la liste portée par François-Xavier Bellamy aux élections européennes en 2019.
Membre de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN depuis 2009 et ancienne présidente de la commission sur la dimension civile de la sécurité, Joëlle Garriaud-Maylam est élue vice-présidente de l'AP-OTAN lors de la session annuelle en novembre 2020.
Le 21 novembre 2022, elle est élue présidente de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN. Ne se représentant pas aux élections sénatoriales de septembre 2023, elle quitte la présidence de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.
Joëlle Garriaud-Maylam s'est exprimée en faveur de l'accessibilité des écoles françaises à l’étranger et en opposition à une double-imposition des Français de l’étranger
En 2005, elle dépose une proposition de loi visant à porter à 18 ans l'âge légal du mariage pour les jeunes filles afin de les protéger des mariages forcés. En 2006, elle est chargée, par la commission des affaires étrangères, avec son collègue Jean-Pierre Plancade d'un rapport sur les armes à sous-munitions. Le texte doit faire face aux réticences du gouvernement qui ne souhaitait pas que le rapport conclût à la nécessité d'interdire ces armes. Elle se rend à Oslo avec le ministre Bernard Kouchner en février 2007 pour la signature de la Convention. En 2012, elle lance un appel parlementaire soutenant la nomination de Malala Yousafzai, une jeune Pakistanaise militante des droits des femmes, au prix Nobel de la paix. En novembre 2018, elle lance un appel parlementaire, cosigné par 47 sénateurs de tous bords politiques pour que la France offre l’asile à Asia Bibi, jeune Pakistanaise condamnée à mort pour avoir refusé de renier sa foi chrétienne.[réf. nécessaire]
En janvier 2019, elle propose un comité bilatéral de suivi pour faire avancer des négociations Brexit en stagnation.
Condamnation pour harcèlement moral