James Spencer Courier Junior, dit Jim Courier, né le 17 août 1970 à Sanford (Floride), est un joueur de tennis américain.
Professionnel de 1988 à 2000, Courier, n°1 en 1992, a remporté vingt-trois titres en simple messieurs sur le circuit ATP, dont quatre titres du Grand Chelem.
Ses meilleures performances en Grand Chelem sont deux victoires à Roland-Garros en 1991 et 1992 ainsi qu’à l’Open d’Australie en 1992 et 1993. Il est également vainqueur de cinq Masters 1000, dont un doublé Indian Wells-Miami réalisé la même année, en 1991. Il atteindra la finale des Masters à deux reprises, en 1991 et 1992.
Auteur d’un Grand Chelem de finales en carrière à la suite de sa finale de Wimbledon perdue en 1993, il est le quatrième joueur, après Ken Rosewall (en 1971), Ivan Lendl (en 1989) et Stefan Edberg (en 1991), à se hisser dans au moins toutes les finales du Grand Chelem depuis 1969 (année du grand chelem calendaire de Rod Laver). En 1992, il réalise le doublé Open d’Australie et Roland-Garros, une performance qui sera égalée par Novak Djokovic en 2016, 2021 et 2023 et Rafael Nadal en 2022.
Courier deviendra no 1 mondial en 1992, achevant la saison à ce même rang, et occupera la tête du classement ATP pour un total de 58 semaines cumulées. Il sera désigné champion du monde et meilleur joueur ATP cette même année.
Il conquiert la Coupe Davis à deux reprises, avec l’équipe des États-Unis, en 1992 et 1995.
Joueur majeur du tennis mondial du début des années 1990, Jim Courier est membre du International Tennis Hall of Fame depuis 2005.
En plus de l'anglais, sa langue maternelle, Jim Courier s'exprime aisément en français.
Classement ATP en fin de saison : 2e en 1991, 1er en 1992, 3e en 1993, 13e en 1994, 8e en 1995.
On a souvent comparé le jeu de Jim Courier à celui d’Andre Agassi tous deux ayant été formés à l’académie de tennis de Nick Bollettieri.
Comme Agassi, Jim Courier était un attaquant de fond de court pratiquant un tennis vif, puissant et agressif, imposant une cadence dans les échanges grâce à une prise de balle précoce et une capacité à jouer très près des lignes. Son coup droit décroisé était une de ses armes les plus fatales. À l’instar du Kid de Las Vegas il fit preuve d’une adaptation à toutes les surfaces, ce qui lui permit de triompher deux fois à Roland-Garros sur terre battue, deux fois en Australie sur rebound ace, d’atteindre en 1991 la finale de l’US Open, et celle de Wimbledon en 1993, où il échoua cependant contre Pete Sampras, qui signait là sa première victoire d’une longue série.
Courier reste néanmoins plus « sobre » dans son attitude. Du point de vue vestimentaire, Jim Courier était célèbre pour le port quasi permanent de sa casquette, à l’époque les joueurs de tennis n’en portaient qu’occasionnellement, quand Andre Agassi portait un bandeau avant d’être immortalisé avec le trophée de Wimbledon en 1992, casquette sur la tête.
Jim Courier a occupé 58 semaines la place de numéro un mondial. Il finit l’année 1992 à cette place, grâce à deux succès en Grand Chelem cette année-là. Il a donc fait partie des joueurs phares de la première moitié des années 1990, à l’instar de Stefan Edberg, Boris Becker, Michael Stich, Andre Agassi, Pete Sampras ou Michael Chang.
Sa place de numéro un n’est pas seulement explicable par son simple talent : Jim Courier a souvent été présenté comme un joueur besogneux, une bête de travail et de physique, faisant preuve d’une grande résistance à la chaleur et à la fatigue.
Sa période de domination du tennis mondial vient entre les périodes de déclin des grands champions des années 1980 que sont Ivan Lendl, Mats Wilander, John McEnroe ou encore Jimmy Connors, et la période de domination d’Andre Agassi et Pete Sampras. Courier, par sa solidité mentale, physique et technique (son coup droit était considéré comme le plus puissant du circuit), apporta une secousse réelle au tennis. C’est après 1993, et même dès la deuxième partie de cette année là, après les chocs de ses deux finales perdues en Grand Chelem à Roland-Garros puis à Wimbledon, que Jim Courier connut un déclin aussi soudain que son arrivée au sommet.
Malgré quatre victoires successives sur Sergi Bruguera, la première en 1990 sur terre battue (World Team Cup), puis en 1992 (à Rome, terre battue) et deux en 1993 (à l’Open d’Australie sur dur et une nouvelle fois à Rome), il s’incline en finale de Roland-Garros, alors qu’il avait l’opportunité d’être le premier joueur depuis Björn Borg à gagner le tournoi trois fois de suite. Sergi Bruguera le bat d’ailleurs également l’année suivante en demi-finale de ce même tournoi.
Il atteignit pour la dernière fois les demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem à l’US Open en 1995.
Jim Courier a remporté 23 titres, dont 4 du Grand Chelem. Il a aussi disputé et perdu 3 autres finales du Grand Chelem et 2 finales du Masters. Il est un des rares joueurs de l’ère Open à avoir atteint les quatre finales du Grand Chelem dans sa carrière.