Ce Jour-là

Jeffery Amherst

Militaire britannique

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Jeffery Amherst, né le 29 janvier 1717 et mort le 3 août 1797, 1er baron Amherst, est un officier de l'armée britannique et un administrateur colonial. Il participe à plusieurs campagnes en Amérique lors de la guerre de Sept Ans. Amherst obtient ainsi la capitulation de Louisbourg le 26 juillet 1758, après 38 jours de bombardement, et refuse les honneurs de la guerre à la garnison française. Conduisant une armée de 18 000 hommes, il obtient la capitulation de Montréal et du Canada le 8 septembre 1760. Il signe l’acte aux côtés du gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre de Rigaud de Vaudreuil. En tant que commandant en chef des troupes du roi de Grande-Bretagne dans l’Amérique septentrionale, il laisse la nouvelle colonie entre les mains de trois gouverneurs (un pour le district et la ville de Québec, un pour celui de Trois-Rivières et un pour celui de Montréal). En 1761, il met fin à la politique des présents, soulevant le mécontentement de nombreuses nations autochtones. Ceci conduit ultimement à la rébellion de Pontiac, qui commence en mai 1763. Face à la situation qui dégénère à la grandeur du bassin des Grands Lacs, Amherst pense à une solution extrême : utiliser la variole contre les Autochtones. Il est rappelé en Angleterre en août 1763. Amherst a été anobli par le roi George III.

Jeffery Amherst est né à Sevenoaks dans le Kent le 29 janvier 1717. Il est le fils de Jeffery Amherst et d'Elizabeth Kerrill.

Il commence sa carrière comme page du duc de Dorset. Puis, encore très jeune, il s'enrôle dans l'armée et, en 1741, devient aide de camp du général John Ligonier (1680-1770). Au cours de la guerre de Succession d'Autriche, il participe à la bataille de Dettingen en 1743 et à la bataille de Fontenoy en 1745. Il est promu au grade de lieutenant-colonel. Après la signature du traité d'Aix-la-Chapelle en 1748, il repasse en Angleterre.

Lorsque la guerre de Sept Ans éclate en 1756, Jeffery Amherst voit sa fortune changer. Il sert d'abord en Allemagne et participe à la bataille de Hastenbeck en juillet 1757.

La campagne de 1758 : prise de Louisbourg

Son protecteur le général Ligonier ayant été nommé commandant en chef de l'armée britannique, Amherst se voit confier le grade de major général en Amérique à la fin de 1758.

Le ministre William Pitt, Ligonier et l'amiral George Anson ont planifié une triple offensive contre les établissements français. Ils privilégient une invasion du Canada par le fort Saint-Frédéric et, si possible, de pousser contre Montréal ou Québec. Pour ce faire, ils ont choisi James Abercrombie, nommé général en chef, Jeffery Amherst, John Forbes, George Augustus vicomte Howe et James Wolfe.

Edward Boscawen conduit une flotte de 41 bâtiments tandis qu'Amherst dirige le corps expéditionnaire comptant 13 000 soldats. Il est chargé de prendre Louisbourg sur l'île Royale. Abercrombie et Howe ont quant à eux pour mission de prendre le fort Carillon puis Québec.

Amherst arrive à proximité de Louisbourg le 2 juin. Le 8 juin, les troupes britanniques débarquent à l'île Royale. Le maréchal de camp français Louis-Joseph de Montcalm apprend cette nouvelle inquiétante à la fin juin. Amherst obtient la capitulation de Louisbourg le 26 juillet, après 38 jours de bombardement. Il refuse les honneurs de la guerre à Augustin de Boschenry de Drucour.

De leur côté, Abercrombie avait échoué alors que Forbes avait pris possession du fort Duquesne le 25 novembre 1758.

La saison étant trop avancée, la suite de la campagne est reportée à l'année suivante. Wolfe proteste et se plaint qu'il perd son temps à « cueillir des fraises et d'autres fruits du pays avec une apparente indifférence pour ce qui se passe dans le reste du monde ». Amherst lui confie la destruction des pêcheries situées à l'embouchure du golfe et de l'estuaire du fleuve Saint-Laurent. Après avoir rempli sa mission, Wolfe se retire de la baie de Gaspé à la fin septembre 1758.

La campagne de 1759 : les forts du lac Champlain

Pitt souhaite plus que tout prendre Québec, la capitale du Canada. C'est son objectif principal pour la prochaine campagne qui se dessine. Nommé commandant en chef en Amérique du Nord en remplacement de James Abercrombie, Amherst passe l'hiver à New York à élaborer des plans pour la campagne de l'été suivant. James Wolfe devra prendre Québec par le fleuve avec 10 000 soldats qui seront transportés sur la flotte du vice-amiral Charles Saunders. Le contre-amiral Philipp Durell sera chargé d'intercepter les secours français entre-temps. John Prideaux partira du lac Ontario avec 5000 hommes pour s'emparer du fort Niagara. Amherst devra enfin faire tomber les forts français disséminés le long du lac Champlain et de la rivière Richelieu avant d'atteindre Montréal. Durell, immobilisé par les glaces, prend du retard. Il appareille seulement le 5 mai avec 600 soldats. Avec une armée de 11 000 hommes, Amherst quitte l'Hudson à la fin juin 1759, avant d'atteindre les forts Carillon et Saint-Frédéric, dont il s’empare. Il rebaptise le premier Ticondéroga. Puis, à proximité des ruines du fort Saint-Frédéric, il fait ériger le fort de Crown Point. Amherst remonte ensuite le lac Champlain. Le commandant français Bourlamaque fait exploser le fort de l'île aux Noix le 26 juillet à l'approche du général Amherst.

Pendant plusieurs semaines, il est occupé par la construction d’une flottille. Le 11 octobre, son armée quitte le sud du lac Champlain. Dix jours plus tard, il apprend la prise de Québec en septembre 1759 et décide de rentrer dans ses quartiers d'hiver pour planifier la suite.

La campagne de 1760 : prise de Montréal

En janvier 1760, Jeffery Amherst reçoit ses ordres pour la campagne à venir. William Pitt est sans équivoque, l’objectif principal est de prendre Montréal. Durant l'hiver, Amherst planifie donc l'attaque de trois armées contre Montréal : James Murray remontera le Saint-Laurent à partir de Québec accompagné de 2 500 hommes, William Haviland arrivera du lac Champlain avec près de 3500 hommes et Amherst partira lui-même du lac Ontario avec ses 11 000 hommes avant de se rendre dans le Saint-Laurent.

Murray quitte Québec le 14 juillet tandis qu'Amherst quitte Oswego le 10 août. Une puissante flotte va en outre les appuyer. Le 25 août, Amherst prend le fort Lévis commandé par Pierre Pouchot et le 28 août, Haviland s’empare du fort de l’île aux Noix commandé par Louis-Antoine de Bougainville.

Pour François Gaston de Lévis, la situation est critique. Il ne dispose plus que de 2 000 hommes à Montréal et les miliciens commencent à quitter les rangs de l'armée française pour retourner chez eux. Les alliés autochtones signent quant à eux des paix séparées avec les Britanniques. Amherst débarque à Lachine le 6 septembre. Il établit son camp à près d’un kilomètre au sud-ouest des remparts (aujourd’hui près de la Petite Bourgogne). Les trois armées britanniques se retrouvent devant Montréal dans la soirée.

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