Ce Jour-là

Jeannette Bougrab

Avocate française

Anúncio

Jeannette Bougrab, née le 26 août 1973 à Châteauroux (Indre), est une juriste, essayiste et femme politique française.

Présidente de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé) de 2010 à 2011 et de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) en 2010, elle est secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de la Vie associative du 14 novembre 2010 au 10 mai 2012, dans le troisième gouvernement Fillon.

Jeannette Bougrab est fille de Lakhdar Bougrab, harki, caporal-chef de l’armée française, puis ouvrier métallurgiste et décoré de la Légion d'honneur à titre militaire et de Zohra, fille de harki. Son grand-père paternel et son oncle ont été assassinés par des indépendantistes algériens pendant la guerre d'Algérie.

Après des études de droit à Orléans, elle obtient un DEA (1997), puis un doctorat (2002) en droit public à l'université Panthéon-Sorbonne : Les origines de la Constitution de la Quatrième République sous la direction de Nicole Belloubet. Juriste au Conseil constitutionnel avant de devenir maître de conférences en droit public à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne jusqu'en 2007, et à l'Institut d'études politiques de Paris de 2007 à 2009, elle est remarquée par Pierre Mazeaud.

Jeannette Bougrab s'engage en politique à l'UMP sous la présidence d'Alain Juppé et est nommée secrétaire nationale chargée d'un rapport sur « les discriminations dans l’accès au marché de l’emploi ». Grâce au soutien de Pierre Mazeaud, elle est nommée membre du Haut conseil à l'intégration en 2002. À son arrivée à la tête de l'UMP, Nicolas Sarkozy lui confie le secrétariat national des nouvelles adhésions, aux côtés d'Yves Jégo.

Lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, elle est candidate investie par l'UMP dans la 18e circonscription de Paris (Barbès, porte de Clignancourt, une partie des Grandes Carrières, Montmartre) face au député socialiste sortant, Christophe Caresche. À l'issue de la campagne, distancée lors du premier tour malgré le soutien de personnalités comme Alain Juppé (ancien député de la circonscription, venu à un de ses meetings), David Douillet, Luc Ferry et Alexandre Adler, elle perd au soir du second tour avec 36,71 % des voix contre 63,29 % pour Christophe Caresche, réalisant le plus bas score jusqu'alors enregistré dans la circonscription pour une élection législative, nettement en dessous de celui réalisé par Xavier Chinaud lors de la législative de 2002 avec 42,63 %, et par ailleurs, le second plus bas score de la droite à Paris lors de scrutin. À l'issue de l'élection, elle se déclare déçue d'avoir été cantonnée à un rôle « d'animateur de réunions communautaires » pour Nicolas Sarkozy, de n'avoir obtenu que de haute lutte son investiture aux législatives, dans une circonscription bastion de la gauche, et a annoncé vouloir s'éloigner de la politique partisane pour se consacrer à l'écriture.

Décrite dans les médias comme proche de Claude Guéant et d'Alain Juppé, elle entre au gouvernement Fillon le 14 novembre 2010 comme secrétaire d'État à la Jeunesse et à la Vie associative, auprès du ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, Luc Chatel.

En déclarant le 30 janvier 2011 sur les ondes de France Info que le président égyptien Hosni Moubarak devait quitter le pouvoir, elle entre en contradiction avec la position officielle du gouvernement français. Convoquée et rappelée à l'ordre par le Premier ministre François Fillon, elle doit faire un mea culpa par communiqué.

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Jeannette Bougrab est nommée, par décret présidentiel du 21 janvier 2010, présidente du conseil d'administration de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé).

Proposée par la présidence de la République le 23 mars 2010, elle est nommée présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) le 16 avril suivant.

Elle doit défendre l'autonomie de son institution face à la volonté des parlementaires de réduire les moyens alloués à la HALDE et d'intégrer ses fonctions à celles du Défenseur des droits, créé par la réforme constitutionnelle de 2008. Elle est, en interne, contestée par des salariés, qui lui reprochent « un management brutal et irrespectueux » et désavouée par certains de ses services qui défendent, contre sa volonté, une salariée de la crèche Baby-Loup licenciée pour avoir porté un voile.

En juin 2010, elle est mise en difficulté par Le Canard enchaîné qui l'accuse d'avoir obtenu le doublement de son indemnité de présidente de la HALDE (passant de 6 900 à 14 000 euros mensuels), affirmation qu'elle récuse et contre laquelle elle porte plainte pour diffamation. Jeannette Bougrab est finalement déboutée en mai 2011, le tribunal correctionnel de Paris estimant que l'enquête menée par le journal était sérieuse et les chiffres avancés étaient « tout sauf fantaisistes ». Dans son ouvrage Rentiers d'Etat publié en 2015, le journaliste Yvan Stefanovitch confirme les chiffres du Canard enchaîné.

Ses prises de position face au sort des femmes dans la réforme des retraites en septembre 2010, et celles de son institution s'opposant à la proposition de soumettre les candidats à l'immigration à des tests d'ADN, lui valent des inimitiés jusqu'au sein de la majorité présidentielle.

Après son échec aux élections législatives de 2007, Jeannette Bougrab est nommée maître des requêtes au Conseil d'État au tour extérieur par décret du 28 septembre 2007. Elle assure les fonctions de rapporteur à la section du contentieux d'avril 2008 à avril 2010.

Elle est membre du Conseil d'orientation et de réflexion de l'assurance (CORA), créé par le lobby des assureurs.

Elle prête serment le 19 décembre 2012 pour devenir avocate.

De décembre 2012 à septembre 2013[réf. nécessaire], elle est d'ailleurs avocate au sein du cabinet américain Mayer Brown où elle dirige l’activité compliance et maitrise des risques du cabinet. Elle a également pour rôle de développer le pôle droit public de la firme qui compte plus de 75 avocats à Paris, et d’œuvrer à l’implantation du cabinet dans les pays du Moyen-Orient et au Maghreb. En avril 2014, elle quitte la profession d'avocat en se faisant « omettre » du barreau de Paris, pour avoir prétendu être avocate associée alors qu'elle n'était qu'avocate collaboratrice.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Jeannette Bougrab | World in Stories