Jeanne Matthey-Jonais, dite Jeanne Matthey, née le 25 janvier 1886 à Alexandrie en Égypte et morte le 24 novembre 1980 à Paris, est une joueuse de tennis française.
Native d'Alexandrie en Égypte, Jeanne Marie Matthey-Jonais est la fille de William Gérard Matthey-Jonais, né en Suisse, et d'Annette Bertin, née à Fourchambault. Durant sa jeunesse, elle s'adonne au tennis avec sa sœur Cécile, tandis que ses frères pratiquent le football.
Membre du Racing Club, elle remporte le championnat de France quatre fois consécutivement en simple et double dames avec Daisy Speranza, de 1909 à 1912, puis est battue en finale en 1913 par Marguerite Broquedis. En octobre de la même année, elle prend sa revanche sur cette dernière lors du championnat de Paris. Jeanne Matthey est l'une des rares joueuses à avoir battu Suzanne Lenglen en compétition. C'était au tournoi de Chantilly en juillet 1913.
Infirmière de la Croix-Rouge pendant la première Guerre mondiale, elle est gravement blessée au bras et doit abandonner la compétition après le conflit. Elle s'engage dans la Résistance pendant la deuxième Guerre mondiale où elle est chargée de la transmission des courriers au sein du réseau franco-polonais F2. Arrêtée et torturée par la Gestapo de la rue de la Pompe, elle est déportée en Allemagne au camp de Ravensbrück par le convoi des 57000, puis transférée successivement dans les camps de Torgau, Abteroda et Markkleeberg. Elle est libérée à Prague en mai 1945.
Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 1952, officier en 1958 puis commandeur en 1962.
Jeanne Matthey s'éteint le 24 novembre 1980 au sein de l'hôpital La Rochefoucauld à Paris. Elle résidait boulevard Malesherbes dans le 8e arrondissement.
Commandeure de la Légion d'honneur (21 avril 1962)
Commandeure de l'ordre national du Mérite (2 juillet 1967)
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