Ce Jour-là

Jeanette MacDonald

Actrice et chanteuse américaine

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Jeanette MacDonald, née le 18 juin 1903 à Philadelphie et morte le 14 janvier 1965 à Houston, est une cantatrice et actrice américaine célèbre surtout pour les comédies musicales filmées qu’elle a tournées dans les années 1930 avec Maurice Chevalier et Nelson Eddy.

Au cours des années 1930 et 1940, elle tourne 29 films dont quatre sont nommés pour l’Oscar du meilleur film ; elle réalise de nombreux enregistrements et est récompensée par trois disques d'or. Elle se produit également à l’opéra, en concert, à la radio et à la télévision. Jeanette MacDonald a eu quelque influence comme cantatrice en rendant le bel canto accessible au public populaire des salles de cinéma.

Jeanette MacDonald est née le 18 juin 1903 dans la maison de famille à Philadelphie, au 5123 Arch Street. Ses parents sont Daniel et Anna May McDonald, et elle est la plus jeune de trois filles. Anna May est contremaîtresse dans une usine et Daniel est sous-traitant pour une entreprise de construction spécialisée dans la construction de maisons, telles que les poignées de porte. Le nom de naissance de MacDonald est « Jeannette Anna McDonald » mais le deuxième N de son prénom a été abandonné et un A ajouté à son nom de famille. La nouvelle orthographe « MacDonald » soulignerait son héritage écossais. Pendant son enfance, MacDonald prend des leçons de danse avec Al White et chante à l’église ainsi que durant des événements scolaires, et a tourné avec des productions des scènes pour enfants. Elle chante également le long de l’Opéra de ses voisins et paraît dans la production d’Al White Six Little Song Birds destinée aux enfants d'environ neuf ans.

Elle rejoint sa sœur Edith (connue plus tard au cinéma sous le pseudonyme de Blossom Rock) et elle décroche son premier contrat professionnel comme choriste dans Revue, « attraction musicale » présentée entre deux films au Capital Theatre de Broadway – c’est lors de cette attraction que fut créée la chanson Swanee de George Gershwin. Au cours des années suivantes, elle gravit petit à petit la hiérarchie des artistes lyriques sur Broadway ; en 1929, dans la comédie musicale Boom Boom, elle tient le premier rôle lyrique avec son nom au-dessus du titre (la distribution incluait aussi le jeune Archie Leach, qui devait changer plus tard son nom de scène en Cary Grant).

Cette même année, Ernst Lubitsch repère Jeanette MacDonald et lui propose le premier rôle féminin de Parade d'amour (1929), son premier film parlant, avec pour partenaire Maurice Chevalier. Ce premier de ses vingt-neuf longs métrages fut un énorme succès.

Durant les deux années 1929 et 1930, dans l’effervescence des premières productions parlantes, Jeanette MacDonald tient la vedette de six films, dont quatre pour Paramount Pictures. D’abord Parade d'amour (1929), dirigée par Lubitsch, avec Maurice Chevalier ; puis l’année suivante Le Vagabond roi, somptueuse production bicolore des débuts du Technicolor dont l’université de Californie UCLA détient la seule copie couleur connue ; elle participe cette même année à Paramount on Parade, un de ces spectacles fastueux où les grands studios présentaient avec leurs vraies voix leurs vedettes jusqu’alors muettes ; elle tient la vedette de Let's Go Native, une histoire d’île déserte et est enfin la star de Monte-Carlo (1930), grand classique de Lubitsch où elle crée la chanson Beyond the Blue Horizon, qu’elle enregistre trois fois au cours de sa carrière.

Envisageant de produire elle-même ses films, Jeanette MacDonald signe avec United Artists en 1930 pour tourner The Lottery Bride (1930), comédie sirupeuse qui fit un flop. Elle s’engage alors pour trois films auprès de la Fox : dans L'Amant de minuit (Oh, for a Man!) (1930), elle incarne une chanteuse wagnérienne ; dans Don't Bet on Women (1931), elle est l’enjeu d’un pari amoureux ; enfin, Annabelle’s Affairs (1931) est une farce délicieuse où elle incarne une séductrice new-yorkaise sophistiquée. Du film qui reçut à l’époque un accueil enthousiaste, il ne subsiste qu’une seule bobine.

En 1931, elle quitte Hollywood pour une tournée européenne. L’année suivante, elle revient aux États-Unis tourner pour Paramount deux films avec Maurice Chevalier. Une heure près de toi (1932), dirigé par George Cukor et Ernst Lubitsch, fut tourné simultanément en anglais et en français ; chaque scène, filmée d’abord en anglais, était ensuite reprise en français avec une distribution française, dans les mêmes décor et avec la même équipe technique. Il n’existe aucune copie connue de ce film. L’année suivante, Rouben Mamoulian met en scène Aimez-moi ce soir (1932) que beaucoup considèrent comme le chef-d’œuvre ultime de la comédie musicale.

Les années MGM avec Nelson Eddy

En 1933, Jeanette MacDonald se rend de nouveau en Europe. Elle y signe un contrat avec Louis B. Mayer et son premier film pour MGM fut Le Chat et le violon (en) (1933), adaptation du succès de Jerome Kern à Broadway. Elle avait pour partenaire Ramón Novarro (Ben Hur) ; malgré un splendide final en Technicolor, le film n’eut pas grand succès. En 1934, La veuve joyeuse, dirigée par Ernst Lubitsh, avec Maurice Chevalier – adaptation de la célèbre opérette de Franz Lehár de 1905 – applaudie par la critique, fut un succès dans les grandes villes d’Amérique et d’Europe. Toutefois, le film ne gagna guère d’argent en dehors des grands centres urbains et eut quelque mal à rembourser un investissement élevé du fait d’un tournage bilingue en anglais et français.

En 1935, elle partage pour la première fois la vedette avec un nouveau venu, le baryton Nelson Eddy, dans La Fugue de Mariette (1935), mis en scène par W. S. Van Dyke. Ce fut une très grande réussite artistique et commerciale. L’année suivante, elle tient la vedette des deux productions les plus rentables de l’année : Rose-Marie (1936) – drame familial et amoureux dans les étendues sauvages du Canada – fut un énorme succès. Nelson Eddy, coiffé du célèbre chapeau des Mounties (Gardes montés) canadiens, devint une image iconique du Canada aux États-Unis. Puis San Francisco avec Clark Gable et Spencer Tracy, histoire d’une soprano prise dans la tourmente du tremblement de terre de 1906 ; les effets spéciaux du tremblement de terre sont toujours considérés comme exemplaires. À l’automne de 1936, commence le tournage de Le Chant du printemps, avec Nelson Eddy, qui dut être interrompu à la suite de la mort du producteur Irving Thalberg ; la version achevée en 1937 est considérée comme une des meilleures comédies musicales des années 1930.

En 1937, Jeanette MacDonald fut consacrée comme star, avec son nom seul au-dessus du titre, dans L'Espionne de Castille. Alors que la Guerre d’Espagne prenait de l’ampleur, le film évoquait une autre révolte espagnole, à l’époque napoléonienne. MacDonald avait pour partenaire Allan Jones. Le partenariat MacDonald-Eddy avait été rompu depuis que Jeanette avait épousé l’acteur Gene Raymond. Les films de Jeanette MacDonald et Nelson Eddy en solo n’obtenant pas le succès escompté et à la suite des protestations du public, MGM dut reconstituer le couple dans La Belle Cabaretière, d'après l’opéra de Giacomo Puccini La fille du Far-Ouest (La fanciulla del West). Toutefois, le film ne comportait pratiquement aucune scène en commun des deux stars.

Louis B. Mayer avait promis à Jeanette qu’elle serait la vedette du premier film en Technicolor de la MGM. Il tint parole avec Amants (1938), avec Nelson Eddy comme partenaire. À la différence du film précédent, les deux vedettes y avaient des rapports sans affectation et de nombreuses scènes communes. À la suite d’une fausse couche de Jeanette (d’un enfant de Nelson Eddy, dit-on) lors du tournage d’Amants, Mayer annula la participation du couple dans Le Flambeau de la liberté. Nelson Eddy tourna le film en solo, tandis que Jeanette MacDonald tournait Emporte mon cœur (1939) avec Lew Ayres.

Après Emporte mon cœur, Jeanette MacDonald quitte Hollywood pour une série de concerts et refuse de reconduire son contrat avec MGM ; toutefois, après divers atermoiements et sur l’insistance de Mayer, elle accepte de tourner

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