Ce Jour-là

Jean de Cronstadt

Archiprêtre et saint de l’Église orthodoxe russe

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Jean Sergieff, dit Jean de Cronstadt (Иоанн Кронштадтский en russe), né en 1829 et mort en 1908, est un saint orthodoxe russe.

Archiprêtre et membre du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe, thaumaturge, évangélisateur, il a été une figure majeure de l’orthodoxie russe à son époque et est aujourd’hui l’un des saints les plus populaires de Russie.

Jean est né dans le village de Sura, dans la région d’Arkhangelsk le 19 octobre 1829, dans une famille pauvre mais très pieuse. Son père est sacristain d'église.

À sa naissance, l’enfant paraît si faible et fragile que ses parents s’empressent de le faire baptiser. Il reçoit le nom de Jean, en l’honneur de saint Jean de Rila, dont on célèbre la fête ce jour-là.

Jean grandit dans un milieu pauvre et défavorisé. Son père lui enseigne la piété et la foi, mais le jeune garçon est médiocre à l’école, ce qui afflige son père.

Une nuit, il a une vision au cours de laquelle un voile lui tombe des yeux, comme si son esprit s’ouvrait. À partir de ce moment, il devient un bon élève.

Il entre au séminaire d’Arkhangelsk dont il est diplômé. Il obtient une bourse avec laquelle il est admis à l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg.

Pendant ses études, Jean désire devenir missionnaire mais un jour, il voit en rêve la cathédrale Saint-André de Cronstadt. Alors qu’il finit ses études, il rencontre la fille de l’archiprêtre de la cathédrale et est invité à l'épouser. Sentant que c'est la volonté de Dieu qu'il devienne prêtre séculier dans cette cathédrale, il accepte et l'épouse.

Il est peu après ordonné diacre par l'évêque Christophore, vicaire du métropolite de Saint-Pétersbourg, en la cathédrale Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg.

Jean est ordonné prêtre le 12 décembre 1855, en la cathédrale Saint-André de Cronstadt. Il devient un prêtre très pieux et passe sa vie dans la prière et la pénitence mais aussi dans le service des pauvres.

À cette époque, la ville de Cronstadt est un port militaire et une ville mal famée. Le crime y est une réalité quotidienne et de nombreux voleurs, criminels de toutes sortes, mendiants y vivent. À cela s'ajoutent l'injustice sociale et l'explosion des sectes dans la ville.

C’est à ces défavorisés et méprisés de la société que se consacre Jean. Il fait tout pour les aider financièrement et spirituellement. Il leur rend visite, les console, les conseille et va jusqu’à leur donner ses chaussures.

Son engagement social lui vaut le qualificatif de « Serviteur des exclus et des déshérités».

Le premier miracle connu de Jean est la guérison par sa seule prière d'un malade sur la requête de l'un de ses proches.

Très vite, il acquiert une grande réputation. Des gens viennent de tout l’Empire russe pour le voir : orthodoxes mais aussi musulmans et juifs. Des centaines de cas de guérisons sont dénombrés : des aveugles, des personnes souffrant de troubles psychiques et des malades de toutes sortes sont guéris.

Jean fait des liturgies quotidiennes qui attirent des milliers de personnes à tel point qu'il doit demander l'assistance d'autres prêtres pour faire communier tout le monde. Sa réputation est telle que des milliers de gens lui envoient des courriers et télégrammes. Un service postal spécial est ouvert à la poste de Cronstadt pour lui.

Avec l'argent reçu, le père Jean fait construire « la maison du labeur » comportant une église, une école, des ateliers et un asile. Il reçoit tellement d'argent qu'il peut faire nourrir quotidiennement environ un millier de pauvres.

Il fonde deux monastères : dans son village natal et l’autre à Saint-Pétersbourg. C'est dans ce dernier, le monastère Saint-Jean-de-Rila, qu’il sera enterré à sa mort. À partir de 1891, il retourne chaque année dans son village natal où il est toujours accueilli par une grande foule.

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