Jean Raymond, de son vrai nom Jean Mourou, est un comédien, imitateur, chansonnier et homme de télévision français, né le 27 mai 1919 à Nice et mort le 20 octobre 2011 à Paris. Jean Raymond (Mourou) a eu deux enfants : Josselyne et Joël et deux petites filles : Virginie et Sophie.
Son père était percussionniste et sa mère pianiste. Il obtient une licence de philosophie et a commencé sa carrière professionnelle comme instituteur à Tunis.
Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, il fait connaissance au théâtre des Armées de Max Regnier (acteur, auteur et scénariste) qui l'initie au théâtre et lui donne le goût du milieu artistique. Après la guerre, dans les années 1945-1946, il s'installe à Paris et abandonne son métier d'instituteur pour commencer sa carrière d'artiste.
Il débute dans les cabarets parisiens : Les Deux Ânes et le Théâtre de dix heures entre autres. Au début, ce sont surtout des imitations et des parodies de Tino Rossi, Maurice Chevalier, Charles Trenet et Luis Mariano.
À partir de 1950, il commence à être connu et sa carrière décolle. C'est alors qu'il ira s'installer à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise), 39 rue de Montigny, avec son épouse jusqu'en 2005.
Il continue à se produire dans les cabarets parisiens, il s'exerce à la radio, joue dans des opérettes (La Quincaillerie de Chicago, puis La Belle Hélène d'Offenbach mise en scène par Jean Riboux en 1954), dans des films (French Cancan de Jean Renoir en 1954 dans le rôle du chanteur Paulus) et débute à la télévision dans l'émission 36 chandelles animée par Jean Nohain. Cette émission diffusée sur l'unique chaîne de télévision française de l'époque à partir de 1953, enregistrée en public sur les grandes scènes parisiennes, lui a permis d'éclore et de se faire connaître du public français et du milieu artistique, ainsi que Darry Cowl, Alain Delon, Fernand Reynaud, Fernandel, Sim, Robert Hirsch et bien d'autres qui participèrent également à cette émission.
Dans les années 1960, 1970 et au-delà, il poursuivra sa carrière tant dans le théâtre qu'à la télévision où il participa à quelques téléfilms et séries et s'est illustré dans 8 des pièces de la série d’Au théâtre ce soir, ainsi, que dans l'opérette (La Vie parisienne d'Offenbach en 1969 mise en scène par Jean-Pierre Grenier au théâtre des Célestins). Il y interprétait le plus souvent des personnages faibles, dépassés par les événements et volontiers bafouilleurs.
Puis à partir du milieu des années 1970, il a été un fidèle invité de l'émission Les Jeux de 20 heures diffusée de mars 1976 à janvier 1987 sur FR3, créée par Jacques Solness et qui consistait à poser des questions de culture générale à des célébrités (comiques, acteurs, chanteur, sportifs, etc.). Il faisait partie de l'équipe qui secondait le candidat du jeu Système D et Passe et gagne aux côtés de Michel Dénériaz et Évelyne Grandjean.
Une de ses passions, avec son épouse, était l'élevage d'oiseaux, en particulier de pigeons, et ils avaient aménagé dans leur propriété de Cormeilles-en-Parisis plusieurs volières.
L'hommage funèbre a eu lieu au cimetière du Père-Lachaise à Paris le 26 octobre 2011, puis il a été inhumé au cimetière de la Côte Sainte-Avoie à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise) au côté de sa femme.
1946 : Étoile sans lumière de Marcel Blistène
1950 : Au fil des ondes de Pierre Gautherin
1953 : Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry : M. Langlois
1955 : French Cancan de Jean Renoir : le chanteur Paulus
1971 : Une drôle de bourrique / L'Âne de Zigliara de Jean Canolle
1959 : Coquin de printemps (téléfilm) d'André Leroux
1960 : Rue de la Gaîté : lui-même
1962 : Vincent Scotto (téléfilm) de Henri Spade