Ce Jour-là

Jean Ping

Diplomate et homme politique gabonais

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Jean Ping, né le 24 novembre 1942 à Omboué (Gabon), est un diplomate et homme politique gabonais.

Plusieurs fois ministre au Gabon à partir de 1990, il préside l'Assemblée générale des Nations unies de 2004 à 2005, et la Commission de l’Union africaine de 2008 à 2012. Il se présente à l'élection présidentielle gabonaise de 2016, qu'il perd de façon contestée face au président sortant, Ali Bongo.

Il est né à Omboué, petite ville sur la lagune Fernand Vaz, au sud de Port-Gentil. Son père, Wang Ping, appelé par les Gabonais Charles Ping, est un Chinois de Wenzhou (sud-est de la Chine), recruté comme travailleur dans les années 1920 et devenu exploitant forestier. Son père, marié à Germaine Anina, Gabonaise, originaire de Kongo, a poussé son fils à faire des études en France en qualité de boursier de l'État gabonais.

Jean Ping est titulaire d’un doctorat d’État en sciences économiques de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, obtenu sous la direction de René Passet en 1975.

Ancien compagnon de Pascaline Bongo, fille du président Omar Bongo, avec qui il a deux enfants, il a eu également des enfants avec Marie-Madeleine Liane. Mais il a toujours été jusqu'à aujourd'hui marié à Jeanne-Thérèse, d'origine italo-ivoirienne. Il est le père de nombreux enfants dont Frank Ping.

En 1972, Jean Ping est fonctionnaire international à l’UNESCO à Paris, puis, de 1978 à 1984, il y est délégué permanent du Gabon avant d'être engagé dans la politique de son pays.

En 1983-1984, il est membre de la commission Maitland pour le développement mondial des télécommunications (UIT).

De retour au Gabon en 1984, Jean Ping commence sa carrière politique en tant que directeur du cabinet du président de la république gabonaise Omar Bongo.

Le 26 février 1990, il est nommé ministre de l'Information, des Postes et des Télécommunications, du Tourisme et des Loisirs, de la Réforme du secteur parapublic, chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement.

Il n'occupe que brièvement ce poste avant de passer, le 29 avril 1990, à la tête du ministère des Mines, de l'Énergie et des Ressources hydrauliques jusqu'en juin 1991, puis à nouveau du 28 août 1992 au 24 mars 1994, pendant dix-neuf mois.

Le 25 mars 1994, il devient pour la première fois responsable du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, avant de devenir, le 30 octobre, ministre délégué auprès du ministre des Finances, de l’Économie, du Budget et de la Privatisation.

Il est pendant deux ans, du 27 janvier 1997 au 25 janvier 1999, ministre de la Planification, de l'Environnement et du Tourisme avant de prendre à nouveau en charge le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, augmenté cette fois du portefeuille de la Francophonie, et avec le titre de ministre d’État.

Président de l'Assemblée générale des Nations unies

Jean Ping est élu, le 10 juin 2004, président de l'Assemblée générale des Nations unies. À ce titre, il a dirigé la 59e session de cet organe de l'ONU, du 14 septembre 2004 au 12 septembre 2005. Dans le cadre de ce mandat et de la préparation du Sommet mondial de 2005, le président Jean Ping a déployé une intense activité de négociations, accompagnant l'examen du rapport « Dans une liberté plus grande », présenté par le secrétaire général Kofi Annan, en mars 2005.

La 59e session a notamment relancé l'élan des réformes des Nations unies. Ainsi une partie des propositions portées par le secrétaire général Kofi Annan, ont été adoptées, particulièrement en matière de réformes institutionnelles touchant aux droits de l'homme, au maintien de la paix et de la sécurité collective. La voie sera ouverte à la création, quelques mois plus tard, de la Commission de la consolidation de la paix, en décembre 2005 et du Conseil des droits de l'homme, en mars 2006.

Présidence de la commission de l'Union africaine

Il est élu au poste de président de la commission de l'Union africaine au premier tour de scrutin en 2008. Il quitte cette fonction en 2012.

Il a contribué à plusieurs médiations entreprises par le président Omar Bongo en vue de ramener la paix et la stabilité en Afrique centrale : RDC, république du Congo, Tchad, Centrafrique et Sao Tomé-et-Principe. Le 17 décembre 2010, il est chargé par l'Union africaine de tenter une médiation en vue de trouver une solution à la crise en Côte d'Ivoire. Ce pays était à l'époque secoué par une lutte pour le pouvoir depuis le second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 dont les deux candidats, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, se déclaraient vainqueurs.

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