Jean Orizet, né le 5 mars 1937 à Marseille et mort le 16 septembre 2026, est un poète et un prosateur français dont l'œuvre s'inscrit dans la lignée des écrivains voyageurs et humanistes.
Cofondateur à Paris de la revue Poésie 1 en 1969 et des éditions du Cherche midi en 1975, Orizet effectue également des missions pour les services culturels du ministère des Affaires étrangères et pour l'Alliance française.
Traduite en plus de vingt langues, son œuvre est couronnée par de nombreux prix. Il est membre de l'académie Mallarmé, de l'association internationale de la critique littéraire et président d'honneur du PEN club français. Il est l'inventeur du concept d'« entretemps » qui sous-tend l'ensemble de ses écrits.
Le voyage initiatique d’Amérique du Nord est le premier d’une longue série. Une bourse d’études lui permet, en 1953, de séjourner une année dans une école américaine de la côte est des États-Unis.[réf. nécessaire] À son retour, en 1954, il rencontre à Mâcon Claude Érignac qui va devenir son ami et le restera jusqu’à son assassinat, à Ajaccio, le 6 février 1998.
À Saint-Andrew’s School, Orizet perfectionne son anglo-américain et commence à apprendre l’espagnol. Il poursuit l’étude de ces langues, d’abord au lycée français de Madrid puis à l’école d’interprètes de l’université de Genève.
En 1958, il s’inscrit à l’Institut d'études politiques de Paris, où il passe trois années. Entre-temps, il voyage en Allemagne et au Danemark. Sous-lieutenant dans l'arme du Train et des équipages et, pendant son service militaire, instructeur dans un groupe de transport en RFA, alors qu'il doit partir, en février 1963, avec son peloton en Algérie, il lui est demandé d'enseigner à des officiers d'active l'anglais pratique à l’École militaire.
Il publie, en 1962, son premier recueil, intitulé Errance, qui regroupe les poèmes de jeunesse écrits entre 14 et 22 ans.
À l'issue de son temps dans l'armée, Jean Orizet devient attaché à la présidence de la société Ricard à Marseille. Le retour au pays natal est entrecoupé d’autres voyages en Yougoslavie, en Grèce, en Italie, en Irlande et aux États-Unis. Il quitte la société Ricard en 1965 et rejoint la propriété du Beaujolais, où sa famille s’est installée dans les années 1960.[réf. nécessaire] Il collabore avec son père, Louis Orizet, à des publications viti-vinicoles et aide à la conduite du vignoble.
En 1966, il publie L’Horloge de vie chez Guy Chambelland, recueil qui lui vaudra, en 1967, le prix Marie-Noël de poésie.
Jean Orizet effectue de fréquents voyages à Paris où il rencontre, en 1967, sur la recommandation de Guy Chambelland, Michel et Jean Breton, deux frères qui viennent d’ouvrir une librairie boulevard Saint-Germain, et projettent la fondation d’une revue appelée Poésie 1, parce qu’elle sera vendue au prix d’un ticket de métro de l’époque, soit 1 franc, la modestie du prix étant compensée par de la publicité. Pour participer au projet, Jean Orizet s’installe à Paris, où il gagne sa vie en collaborant à des publications professionnelles ayant trait à la cuisine et au vin. Il devient membre de l’AFPGT, l'Association française de la presse gastronomique et touristique.[réf. nécessaire]
En 1969, la revue Poésie 1 est lancée avec cinq numéros tirés à 20 000 exemplaires chacun et rencontre un succès salué par toute la presse.
À dater de ce moment, la vie de Jean Orizet sera consacrée aux livres et à la poésie. Il a effectué aussi de nombreux voyages dans le monde entier, soit à titre privé, soit dans le cadre de missions pour le compte de l’Alliance française ou de la direction culturelle, scientifique et technique du ministère des Affaires étrangères et, aujourd'hui, de l'Institut français.[réf. nécessaire]
Jean Orizet fonde avec Philippe Héraclès, en 1975, les éditions du Cherche midi, qu’il a dirigé jusqu’en 2005, date à laquelle la maison est vendue au groupe Editis.
Dans ces années 1970 apparaît dans sa poésie et dans sa prose l’idée d’« entretemps » qu’il formalise et explicite dans L’Histoire de l’entretemps (La Table Ronde, 1985).
En 1981, il est élu à l’académie Mallarmé dont il devient au fil des années, secrétaire général, puis président. De même, il est membre, secrétaire général puis président, en 1993, du PEN club français. De 1984 à 1994, il assure la chronique de poésie du Figaro Magazine[source secondaire souhaitée] après le décès de Luc Bérimont.
En 2003, il est candidat à l'Académie française au siège de Léopold Sédar Senghor et il n'est pas élu.
Dès l’adolescence, Jean Orizet s’intéresse à la peinture. Il pratique en amateur, le pastel, l’aquarelle et l’huile.[réf. nécessaire]
Comme éditeur et auteur, il a publié sur certains peintres, des monographies, des présentations dans leurs catalogues, en les associant à l’enrichissement de tirés à part, pour des recueils de poètes contemporains, sous forme de gouaches, dessins, encres, gravures ou lithographies.