Ce Jour-là

Jean Margat

Hydrogéologue français

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Jean Margat, né le 11 novembre 1924 à Paris et mort le 2 février 2025 à Orléans, est un hydrogéologue français.

Son père, Yves Margat (1896-1976), est un musicien et compositeur, auteur d'un Traité de l'harmonie classique. Sa sœur, Rosine Margat, a enseigné le théâtre, au cours d'art dramatique René-Simon, du vivant de René Simon et après sa mort.

Jean Margat, né à Paris, est scolarisé au lycée Janson-de-Sailly à Paris. À 16 ans, il se rend à la manifestation des lycéens du 11 novembre 1940 devant l'arc de Triomphe. Les élèves du lycée Janson-de-Sailly viennent en groupe, avec une gerbe de fleurs de deux mètres de haut en forme de croix de Lorraine. Dénoncé, il sera interné dans la prison de l'armée allemande de Moulins en 1944[réf. nécessaire].

Après la Libération, il passe son baccalauréat puis suit des études de géologie, à la Sorbonne ; il obtient sa licence en deux ans. Pendant ces deux années, il est directeur adjoint à la Maison des Sciences, lieu de réunion des étudiants et s'inscrit à l'association des Étudiants communistes[Quoi ?]. Il intégre en troisième année l'École nationale supérieure de géologie de Nancy, en 1946.

Parcours professionnel d’hydrogéologue

Jean Margat est engagé au service géologique du Maroc à partir de 1947.

Il réside d'abord à Meknès puis à Rabat comme chef du service régional d'alimentation en eau. Il évalue les ressources en eau souterraine ; il les cartographie, principalement dans le plateau de Meknès-Fès et au Tafilalt, en région présaharienne.

Nommé directeur-adjoint des ressources en eau spécialisé dans les eaux souterraines au Centre des études hydrogéologiques (1947-1960) puis à l'Office national des irrigations du Maroc (1960-1961), il établit la première carte des eaux souterraines du Maroc. Des géologues marocains, pour lesquels il a effectué de fréquents voyages scientifiques, lui rendront hommage.

De retour en France en 1961, il est intégré au ministère des Mines et de l'Industrie et détaché au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) où il devient le responsable du service, puis du département d'Hydrogéologie (1961-1971). Il est nommé directeur-adjoint du BRGM (1971-1978).

Il devient conseiller du président en tant que chargé de Mission « Eau » (1978-1989). Il garde une activité professionnelle intense et un bureau au BRGM jusqu'à l'âge de 90 ans : il se consacre alors à la vulgarisation de l'hydrogéologie, à l'évaluation des ressources et à l'utilisation des eaux souterraines dans le monde.

Il a travaillé en parallèle, encore plus après sa retraite, pour de nombreux organismes internationaux :

CEFIGRE (Centre de formation international à la gestion des ressources en eau, intégré aujourd'hui à l'Office international de l'eau) (1977-1990) ;

Institut Méditerranéen de l'Eau (1982-2014) ;

Observatoire du Sahara et du Sahel (1991-2004) ;

Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) et Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) (1971-2010) ;

Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) (1992-2003) ;

Association Africaine de Cartographie puis Organisation Africaine de Cartographie et de Télédétection (1983-1991) ;

Arab Center for the Studies of Arid Zones and Dry Lands (ACSAD) (1993) ;

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