Ce Jour-là

Jean Harlow

Actrice américaine

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Jean Harlow, née Harlean Harlow Carpenter, le 3 mars 1911 à Kansas City (Missouri), et morte le 7 juin 1937 à Los Angeles (Californie), est une actrice américaine et un sex symbol des années 1930.

Découverte par Howard Hughes, Harlow fait sa première apparition marquante au cinéma dans Les Anges de l'enfer (1930), suivi par une série de films sans succès avant de signer, en 1932, un contrat avec la Metro-Goldwyn-Mayer. Elle devient très vite la star de la MGM, jouant dans des films comme La Belle de Saïgon (1932), Les Invités de huit heures (1933), Imprudente Jeunesse (1935) et Suzy (1936). Elle partage l'affiche avec des stars comme William Powell, Spencer Tracy et six films avec Clark Gable.

La popularité de Jean a rivalisé et surpassé celle d'autres stars de la MGM, comme Joan Crawford ou Norma Shearer, toutes les trois étant les actrices emblématiques de la période Pré-Code. Avec sa blondeur étudiée, qui lui vaut les surnoms de Blond Bombshell ou encore la Platinium Blonde, elle est devenue l'une des plus grandes stars du monde des années 1930.

Elle meurt durant le tournage de Saratoga (1937), à l'âge de 26 ans, faute de soins, sa mère refusant l’aide de la médecine et préférant la prière lorsqu’elle tombe gravement malade. L'American Film Institute la classe 22e plus grande actrice de tous les temps.

Jean Harlow, de son vrai nom Harlean Carpenter, naît le 3 mars 1911 à Kansas City, dans le Missouri. Son père, Montclair Carpenter, est un chirurgien-dentiste réputé. Sa mère, Jean Poe née Harlow, est la fille d’un riche courtier en immobilier. Jean Poe Harlow, est une femme intelligente et volontaire. Très malheureuse en ménage, elle reporte toute son affection sur leur enfant unique. À huit ans, l'enfant est inscrite à l'école de jeunes filles de Miss Barstow. Elle y restera jusqu'au divorce de ses parents, à l'âge de neuf ans, et reverra très peu son père.

Sa mère part chercher du travail à Chicago. Harlean demeure auprès de ses grands-parents, qui prennent son éducation en main. La jeune fille, qui a désormais un beau-père, Marino Bello, un Sicilien proche de la mafia, un charmeur volage, continue son apprentissage à Kansas City, sous la férule de son grand-père. En 1926, sa mère est de retour et s'installe avec son nouveau mari. C'est maintenant Marino qui s'occupe de l'éducation de Harlean. Il lui apprend notamment à danser le tango et la valse. Mais elle quitte cette drôle de famille recomposée en septembre 1926 pour devenir pensionnaire à Lake Forest, dans l'Illinois. D'après Jean Harlow, le livre d'Irving Shulman, Harlean écrit à sa famille qu'elle n'y est pas heureuse, qu'elle veut rentrer à la maison et se plaint que son père ne lui a écrit qu'une seule fois sur une feuille arrachée à son carnet de rendez-vous.

Sa famille l'« étouffe ». Sa mère est en effet extrêmement religieuse, a une telle emprise sur elle qu'elle décide de se marier, à seize ans seulement, pour se libérer, avec Charles F. Mac Grew, « un jeune fils de banquier âgé de 21 ans, qu'elle rencontra dans un bal », sans prévenir personne. Trois mois plus tard, elle divorce de Charles et revient chez sa mère.

Ayant interrompu ses études, rêvassant sans cesse en se promenant en ville, elle fréquente des restaurants et des cinémas. Elle n'a jamais pris de cours de comédie, mais elle sent qu'elle possède un certain sex-appeal : lorsqu'elle marche dans la rue, toutes les têtes se retournent. Elle songe à faire de la figuration. Harlean prend le nom de naissance de sa mère, Jean Harlow. Elle passe quelques auditions, et son physique hors du commun lui permet de trouver très rapidement des rôles. Elle joue pour des comédies de Christiy, de Hal Roach, puis dans Son voyage en Chine (Monan of the Marines), avec Richard Dix. Elle décroche aussi un petit rôle dans La Cadette (The Saturday Night Kid).

Elle fait quelques apparitions dans plusieurs films des Laurel et Hardy, dont Son Altesse Royale. Dans ce film, elle sort d'un taxi et Laurel coince sa robe dans la portière en la fermant ; Jean s'en va, vêtue juste d'une combinaison noire. Ce sont Laurel et Hardy qui font découvrir Jean à un certain Arthur Landau, lequel cherchait une actrice pour Howard Hughes (qui en a besoin d'urgence pour son film à venir, car la voix de l'actrice principale ne convient pas). Landau discute avec le duo sur les voix des acteurs, et Laurel lui explique qu'il préfère les voix rauques comme « celle de la petite, là-bas par exemple. » Landau regarde dans la direction que Laurel lui indique et aperçoit Jean. Landau est fasciné par cette jeune fille de dix-neuf ans et lui fait passer un bout d'essai. Howard Hughes cherche une actrice pour remplacer Greta Nissen, une actrice du muet à l'accent norvégien trop prononcé, pour son prochain film, Les Anges de l'enfer. En effet, le cinéma parlant prend la place du cinéma muet et beaucoup d'actrices et d'acteurs tombent dans l'oubli du jour au lendemain, à cause de leur voix - soit qu'elle ne plaise pas aux réalisateurs, soit qu'elle ne convienne pas pour le rôle. Ainsi, beaucoup d'actrices inexpérimentées, comme Jean, tentent leur chance. Howard Hughes remarque Jean, avec ses cheveux blond platine, et lui offre un rôle important dans ce film de 1930, qui comportera une scène en couleur : ce sera, pour Jean Harlow, la seule séquence tournée en couleur de toute sa carrière.

Les critiques sur son jeu ne sont pas bonnes dans ce film d'aviation qui se déroule pendant la Première Guerre mondiale, mais on ne tarit pas d'éloges sur la plastique de la jeune actrice. Un chroniqueur du magazine Variety écrit :

« Le degré de talent manifesté par Jean Harlow n'a guère d'importance, les garçons ne manqueront pas de mener grand tapage à propos de cette fille qui est la créature la plus sensuelle apparue à l'écran depuis un certain temps. Elle jouera toujours le même rôle, mais il n'est personne qui, possédant ce qu'elle possède, soit jamais mort de faim ! »

Le film est un triomphe, Jean Harlow devient une star et la maîtresse de Hughes. Elle possède un contrat avec la maison de production Caddo, celle de Howard Hughes et reçoit 250 dollars par semaine de tournage. La première a lieu en juin 1930, au Grauman's Chinese Theatre. Jean, souriante, est cramponnée au bras de Hughes. Elle répond aux questions des journalistes avec humour :

Q : « Certaines critiques disent que vous n'êtes pas une véritable actrice. »

JH : « Quand on plaît au public, on n'a pas besoin d'être une actrice. »

Q : « Selon vous, pourquoi le public vous aime-t-il ? »

JH : « Les hommes m'aiment parce que je ne porte pas de soutien-gorge. Les femmes m'aiment parce que je n'ai pas l'air d'une fille qui leur volera leur mari. Du moins, pas pour longtemps. »

JH : « Ne croyez-vous pas que ce serait voler quelque chose dans un magasin d'occasion ? »

Q : « Miss Harlow, portez-vous un soutien-gorge aujourd'hui ? »

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