Ce Jour-là

Jean Gabriel Marchand

Général français

Anúncio

Jean Gabriel Marchand, né le 10 décembre 1765 à L'Albenc dans le Dauphiné et mort le 12 novembre 1851 à Saint-Ismier en Isère, est un général de division français de la Révolution et de l’Empire, grand aigle de la Légion d'honneur et comte de l'Empire.

Il exerce tout d'abord son métier d'avocat, avant de devenir capitaine dans l'armée révolutionnaire. Il sert d'abord en Italie sous les ordres d'un certain nombre de généraux, puis participe à la première campagne d'Italie de 1796 à 1797. Marchand devient colonel la même année et remplit différentes fonctions en Italie. En 1799, il combat à la bataille de Novi avec le général Joubert, qui y est tué. Promu général de brigade peu après, il est transféré à l'armée du Rhin en 1800.

En 1805, au début des guerres napoléoniennes, Marchand dirige sa brigade à Haslach-Jungingen et Dürenstein. Il est ensuite nommé général de division dans le corps du maréchal Ney, et prend part à la bataille d'Iéna et au siège de Magdebourg en 1806. À la fin de l'année, avec sa division, il parvient à vaincre 3 000 soldats prussiens, et en 1807 se distingue à Eylau, Guttstadt et Friedland. Napoléon, pour le récompenser, le fait grand aigle de la Légion d'honneur et comte de l'Empire. En 1808 Marchand se rend en Espagne pour participer à la guerre de la péninsule. En l'absence de Ney, il prend le commandement du 6e corps et subit une sévère défaite à la bataille de Tamames face à l'armée espagnole du duc del Parque. Il fait partie, de 1810 à 1811, de la troisième invasion du Portugal au sein des forces du maréchal Masséna, et se bat à Ciudad Rodrigo, Almeida et Buçaco. Le général se distingue particulièrement au cours de la retraite française, et mène sa division à Fuentes de Oñoro contre les Anglais de Wellington.

L'année suivante il retourne aux côtés de l'Empereur pour être présent lors de la campagne de Russie. La division Marchand est engagée aux batailles de Lützen, Bautzen et Leipzig en 1813. Le général participe ensuite à la campagne de France de 1814, où il défend la frontière des Alpes contre les Autrichiens. Pendant les Cent-Jours, il est chargé par Louis XVIII d'arrêter Napoléon près de Grenoble, mais il ne peut empêcher ses troupes de se rallier à l'ex-empereur. Il est traduit pour cela en conseil de guerre, mais est acquitté. Marchand se retire par la suite à Saint-Ismier, dans l'Isère, où il demeure jusqu'à sa mort. Son nom est inscrit sous l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

Jean Gabriel Marchand naît le 10 décembre 1765 à L'Albenc, dans la province du Dauphiné. Il est le fils de Jacques Marchand (1731-1808), né à Saint-Hilaire-du-Rosier, fermier général du seigneur de Saint-Priest, négociant, propriétaire à l'Albenc, et de Catherine Clément (1736-1800).

Il épouse le 10 janvier 1800 à Grenoble, Jeanne Marie Emilie Dejean, née à Vif dans l'Isère le 21 juillet 1774 et morte à Grenoble le 31 décembre 1841, dix ans avant son époux.

Il est l'oncle par alliance du maréchal Randon.

Il devient avocat et s'installe à Grenoble. Cependant, il se rallie aux idées de la Révolution française et rejoint l'armée révolutionnaire en 1791, où il est nommé capitaine d'une compagnie légère du 4e bataillon de volontaires de l'Isère. Il participe de fait aux guerres de la Révolution et sert en Italie de 1792 à 1799. Il combat une première fois en Savoie, où il reçoit une citation, puis au siège de Toulon en 1793. Marchand passe ensuite à l'état-major du général Jean-Baptiste Cervoni et se lie d'amitié avec le colonel Joubert. À la bataille de Loano, les 23 et 24 novembre 1795, lui et le colonel Jean Lannes mènent 200 grenadiers contre une redoute ennemie armée de six canons ; la fortification est prise d'assaut avec succès, et les grenadiers hongrois qui la défendaient sont repoussés. Pour ce fait d'armes, le capitaine Marchand est promu chef de bataillon par le général Schérer.

En 1796 Marchand participe à la première campagne d'Italie comme officier d'état-major de Laharpe, et accompagne à ce titre le général Bonaparte lors d'une reconnaissance du terrain, peu avant la bataille de Montenotte. Il est présent aux batailles de Ceva et de Caldiero en 1796 avant d'être détaché à l'état-major de Joubert. Au mois de juin, à la tête de 300 carabiniers de la 3e demi-brigade, il surprend un campement autrichien et fait 400 prisonniers. Il est blessé à la poitrine le 29 juillet, lors des préliminaires de la bataille de Castiglione. L'année suivante il est capturé par les Autrichiens, mais est rapidement échangé et reçoit ses épaulettes de chef de brigade. Marchand sert quelque temps comme commandant de la place de Rome en 1798 sous les ordres de Gouvion-Saint-Cyr, et subit une disgrâce passagère. Cependant, avant de partir pour l'Italie, Joubert le prend en qualité d'aide de camp : il participe ainsi à la bataille de Novi, le 15 août 1799, où Joubert est tué à ses côtés. Marchand est nommé général de brigade et se distingue sur le Rhin en 1800.

Premières campagnes de l'Empire

En 1805, les empires d'Autriche et de Russie déclarent la guerre à la France ; c'est le début des guerres de la Troisième Coalition. Marchand commande à ce moment une brigade de la division Dupont, appartenant au 6e corps du maréchal Ney. Le 11 octobre 1805, la brigade Marchand est engagée lors de la bataille de Haslach-Jungingen, où les 7 500 hommes de Dupont résistent à 25 000 soldats autrichiens. Les Français, malgré des pertes sévères, mettent 1 100 adversaires hors de combat et font 3 000 prisonniers. Au cours de la poursuite du corps de Werneck, la division Dupont prend part aux combats d'Herbrechtingen et de Neresheim, les 17 et 18 octobre. Marchand est également présent à la bataille de Dürenstein, le 11 novembre.

Il est nommé général de division le 24 décembre 1805. La Prusse entre à son tour dans la guerre contre Napoléon, qui décide de prendre l'offensive en 1806. De son côté, Marchand reçoit le commandement de la 1re division du 6e corps de Ney, au sein duquel il participe à la bataille d'Iéna, le 14 octobre : son subordonné Villatte mène le 6e régiment d'infanterie légère tandis que le général Roguet dirige les 39e, 69e et 76e de ligne, à deux bataillons chacun. La division Marchand assiste également au siège de Magdebourg qui dure d'octobre à novembre 1806. La Prusse vaincue, l'Empereur se lance à la poursuite de l'armée russe de Bennigsen. Un affrontement sérieux se déroule à Czarnowo, à la fin de décembre 1806. Le 24, le maréchal Ney ordonne à la division Marchand d'occuper les villages de Soldau et de Mława. Le général arrive à Soldau le lendemain dans l'après-midi avec deux régiments, et disperse un bataillon prussien. Peu après, il est rejoint par le reste de ses troupes qui ont fait un détour par Mława. À 17 h, la brigade prussienne Diercke attaque Soldau, mais est repoussée après de durs combats. Marchand indique avoir perdu 220 tués ou blessés, tandis que Ney déclare que son lieutenant a infligé des pertes de 800 hommes aux Prussiens. Entre-temps, le 6e léger est temporairement remplacé à la division par le 27e de ligne. Marchand dirige encore sa division lors de la bataille d'Eylau, le 8 février 1807.

Le général Bennigsen n'est toutefois pas vaincu de manière décisive, et parvient à se retirer. Le 5 juin, avec 63 000 hommes, il tombe sur l'arrière-garde française commandée par Ney, et forte de 17 000 soldats. C'est la bataille de Guttstadt. La division Marchand, où vient d'être réincorporé le 6e léger, prend position au nord du village de Guttstadt, tandis que la division Bisson se déploie au sud. Les Français résistent aux assauts russes, notamment grâce à l'appui de nombreux tirailleurs. De fait, le maréchal Ney ne retraverse la rivière Passarge que le lendemain, après avoir mis hors de combat plus de 2 000 russes au prix de pertes équivalentes.

Quelques jours après cet affrontement, le 14 juin, les armées française et russe se rencontrent à la bataille de Friedland. La division Marchand fait partie du corps de Ney sur le flanc droit, caché dans le bois de Sortlack. À 17 h 30, une salve de 20 canons donne le signal de l'attaque. Les troupes de Ney sont chargées d'enfoncer l'aile gauche de Bennigsen. En sortant du bois, Marchand se place sur la droite et disperse l'infanterie légère adverse, puis tente d'acculer les Russes à la rivière Alle. Ce mouvement provoque néanmoins un écart entre Marchand et la division Bisson, faille que la cavalerie russe tente d'exploiter. Marchand reçoit à ce moment l'appui de la cavalerie de La Tour-Maubourg et repousse la charge. Le 6e corps reprend sa progression mais est arrêté par le feu de l'artillerie russe, installée sur la rive gauche. Bennigsen en profite pour lancer une nouvelle fois sa cavalerie sur la division Bisson, obligeant les soldats de Ney à reculer. Le 1er corps de Victor intervient alors à son tour et rétablit la situation, ce qui donne le temps à Ney de rallier le 6e corps puis de repousser la Garde impériale russe. À 20 h 30, les troupes de Marchand et de Bisson s'emparent du village de Friedland.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Jean Gabriel Marchand | World in Stories