Ce Jour-là

Jean Dupuy (artiste)

Artiste conceptuel, peintre, plasticien français

Anúncio

Jean Dupuy est un artiste français né le 22 novembre 1925 à Moulins (Allier) et mort le 4 avril 2021 à Nice (Alpes-Maritimes)

En 1944-45, études à l'École des beaux-arts de Paris, section architecture. Après un an, Jean Dupuy arrête ses études d’architecture pour se consacrer entièrement à la peinture. Il réalise alors des peintures figuratives, jusqu’à la fin des années 1940. Au cours des années 1950, Jean Dupuy se lie d’amitié avec le peintre Jean Degottex et rejoint le groupe des peintres de l’Abstraction lyrique.

En 1955, Salon de la jeune peinture, au Musée d'art moderne de la ville de Paris. En 1957, exposition de groupe à la galerie Paul Facchetti, Paris. En 1958, première exposition personnelle à la galerie A.G., Paris, exposition de groupe au Salon Réalités Nouvelles, au Musée d'art moderne de la ville de Paris.

Entre 1961 et 1965, les galeries Aujourd’hui, Bruxelles, Paul Facchetti, Paris, NOS, Duisburg (Allemagne), Butterbach, Luxembourg, et l’Ateneo de Madrid, lui consacrent des expositions personnelles. Il participe parallèlement à de nombreuses expositions collectives : à la galerie Paul Facchetti, Paris, en 1961 et 1965 ; Donner à voir no 2 à la galerie Creuze, Paris, en 1962 ; au Salon Comparaison au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, chaque année de 1962 à 1965 ; L’art contemporain au Grand Palais, Paris ; aux Musées d’Art Moderne d’Anvers, de Bruges et de Gand en Belgique ; à la galerie Legendre, Paris, en 1963 ; Siete pintores de Paris avec Jean Degottex, Françoise Janicot, Yves Klein, Georges Mathieu, Henri Michaux et Joseph Sima à l’Ateneo de Madrid, en 1964, et à la galerie Metras, Barcelone, en 1965 ; à la galerie Riquelme, Paris ; Trois peintres avec René Duvillier et Nasser Assar à la galerie ARGOS, Nantes ; à la galerie Aux rois d’Aragon, Perpignan, et à Rencontre VI, Sigean, en 1964 ; à la galerie Blome, Wanne-Eickel (Allemagne) ; au Salon de mai, au Musée d'art moderne de la ville de Paris et au Musée d'art moderne de Céret, en 1965.

En 1966, Jean Dupuy réalise douze sculptures qui composent le décor d’un plateau de télévision, à Paris. La télévision française réalise et diffuse un film d’une demi-heure sur l’artiste, dans son atelier. Depuis quelques années, des collectionneurs, surtout étrangers, acquièrent ses peintures. Parmi eux, un groupe d’américains l’invite à investir le show-room New Yorkais de « Knoll associates Inc. » (design mobilier) pour une exposition personnelle. Très marqué par ce séjour et de plus en plus insatisfait de sa pratique picturale, Jean Dupuy décide à son retour d’abandonner la peinture et de s’installer à New York.

En 1967, il détruit une grande partie de ses toiles avant de quitter Paris pour les États-Unis. Exposition personnelle dans le cadre d’un festival d’art contemporain à l’université de Rouen.

En 1968, à la suite d’une « cascade de coïncidences », selon ses propres termes, Jean Dupuy réalise son œuvre Cône pyramide ; parallélépipède en bois et verre au cœur duquel un carré de caoutchouc est éclairé par un projecteur et sur lequel repose un pigment organique rouge (Lithol Rubine de très faible densité : 1,56). Un haut-parleur, placé sous le carré de caoutchouc, est relié à un stéthoscope électronique. Les pulsations cardiaques du spectateur servent de moteur à la machine. Amplifiées par le système électro-acoustique, elles font vibrer la membrane de caoutchouc et propulsent dans l’air, en rythme, la poussière qui définit dans le rayon de lumière, par un effet d’optique, une forme à la fois circulaire au sommet et pyramidale à la base. Cette sculpture de poussière remporte le concours lancé par Experiments in Art and Technology, dirigée par Robert Rauschenberg et Billy Klüver. Exposée au MoMA, dans le cadre de l’exposition The Machine as Seen at the End of the Mechanical Age organisée par Pontus Hultén, elle est présentée simultanément au Brooklyn Museum, à l’occasion de l’exposition Some More Beginnings. Ileana Sonnabend achète alors une version du Cône Pyramide et invite Jean Dupuy à rejoindre la galerie qu’elle dirige, où il restera jusqu’en 1973. Durant ces années, avec l’aide financière d’Ileana Sonnabend, il s’engage dans une pratique technologique de l’art, pour mieux révéler à l’observateur des éléments d’ordinaire invisibles.

Durant les années 1969-1972, la galerie I. Sonnabend lui consacre quatre expositions, deux à New York, et deux à Paris. Jean Dupuy se voit également proposer plusieurs expositions personnelles dans les institutions telles que le Whitney Museum et le MoMA, à New York ; les Musées d’Art Moderne de San Francisco et de Detroit ; l’A.R.C., Musée d'art moderne de la ville de Paris ; le Musée et le Théâtre de l’Alhambra de Bordeaux, dans le cadre de S.I.G.M.A. Il expose aussi à la Hayden Gallery, MIT, Boston ; à l’Université d’État de Buffalo, New York. ; au Connecticut College for Women ; à l’Université de St Thomas, Houston ; à la W.P.A. Gallery, Washington D.C ; à la Galleria Toselli, Milan...Il participe à diverses expositions collectives aux États-Unis, en France, en Australie et en Belgique. Parallèlement, il enseigne deux ans à la School of Visual Arts de New York, de 1970 à 1972.

En 1969, Jean Dupuy est contacté par Jane Livingstone, journaliste et commissaire d’exposition, et Maurice Tuchman, conservateur du County Museum of Art de Los Angeles, pour participer au programme A & T (Art & Technology). Ayant pour objet l’association d’artistes et industries, ce projet aboutit, en 1971, à une exposition au musée de Los Angeles à laquelle participent notamment Robert Rauschenberg, Andy Warhol, Claes Oldenburg, Tony Smith, Richard Serra et Robert Whitman. Jean Dupuy profite de l’opportunité qui lui est offerte de travailler avec « Cummins Engine Company » -première entreprise américaine de moteur Diesel- pour dénoncer cette industrie, lobby de la guerre du Vietnam. Il propose à « Cummins Engine Company » de rendre visible, dans un moteur Diesel en état de marche, les quatre éléments naturels (Fire, Earth, Water, Air). L’œuvre ainsi intitulée FEWAFUEL relève un défi mécanique dont la portée politique échappe, dans la phase de réalisation, à la direction de la compagnie. Se retrouvant à exposer les débris polluants de ses propres moteurs, « Cummins Engine Company » contraint finalement le musée à retirer, quelques jours après le vernissage, FEWAFUEL de l’exposition. En échange de cette rupture de contrat, l’entreprise fait don à l’artiste de cette œuvre, aujourd’hui remise en état de marche et propriété du F.R.A.C. Bourgogne.

En 1972, l’exposition 72/72 au Grand Palais à Paris, présente trois œuvres de Jean Dupuy, dont Ear, une œuvre qui permettait au visiteur, à l’aide d’un système de fibres optiques, de voir l’intérieur de ses oreilles.

En 1973, i quitte la galerie I. Sonnabend et organise, dans son loft, son premier Group show, intitulé About 405 East 13th street en réaction à la spéculation du marché de l’art. Première édition d’un événement remarqué par la presse, qui aura lieu les deux années suivantes, en 1974 et 1975. Dans la même année, il compose à partir du libellé « American Venus Unique Red » imprimé sur son crayon, « Univers Ardu en Mécanique » : sa première anagramme. En 1974, il organise une soirée de performances intitulée Soup & Tart à The Kitchen, New York. Il invite alors, au cours d’un dîner de trois cents personnes, une quarantaine d’artistes à réaliser des performances n’excédant pas deux minutes. Encouragé par Olga Adorno, il multiplie les projets collectifs qui auront lieu à Judson Church, dans les galeries J. Yu, 112 Green Street, E. Sragow, Fine Art Building, 3 Mercer Street, au P.S. 1 Contemporary Art Center, au Whitney Museum et dans son Grommet Studio, qui sera un lieu de workshop permanent jusqu’en 1980.

En 1976, il expose à la Akademie der Künste de Berlin, à l’occasion de l’exposition Soho show. À partir de cette année-là, il se lie d’amitié avec George Maciunas qu’il rencontre à Soho. J. Dupuy habitera l’atelier de ce dernier lors de son départ en 1977 pour le Massachusetts. Entre 1976 et 1978, il invite un grand nombre d’artistes à réaliser des suites de performances courtes filmées, constituant une série de vidéos intitulées : Chant a cappella avec Gigliotti ; Artists Propaganda I et II et Artists Shorts avec Defess ; La pub et Artists Propaganda III, dans les studios du Centre Pompidou, Paris.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Jean Dupuy (artiste) | World in Stories