Jean Castex (/ʒɑ̃ kas.tɛks/), né le 25 juin 1965 à Vic-Fezensac (Gers), est un haut fonctionnaire et homme d'État français. Il est Premier ministre du 3 juillet 2020 au 16 mai 2022.
Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) puis des Républicains (LR), il est maire de Prades (Pyrénées-Orientales) de 2008 à 2020, secrétaire général adjoint de la présidence de la République entre 2011 et 2012, conseiller régional du Languedoc-Roussillon de 2010 à 2015 et conseiller départemental des Pyrénées-Orientales de 2015 à 2020.
En 2017, Jean Castex est chargé de superviser pour l'État l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 en tant que délégué interministériel, puis est nommé président de la nouvelle structure faîtière du sport de haut niveau français, l'Agence nationale du sport. En 2020, il est chargé de coordonner la sortie progressive du premier confinement mis en place dans le cadre de la pandémie de Covid-19.
Il est ensuite nommé Premier ministre par le président Emmanuel Macron, succédant à Édouard Philippe ; il quitte alors LR. Son passage à l'hôtel de Matignon est principalement marqué par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. À la suite de l'élection présidentielle de 2022, il quitte Matignon où il est remplacé par Élisabeth Borne.
Le 23 novembre 2022, par décret en Conseil des ministres, il est nommé président-directeur général de la Régie autonome des transports parisiens (RATP). En octobre 2024, il est reconduit pour un mandat de 5 ans.
Après son audition devant le Parlement, il est nommé par décret en Conseil des ministres du 29 octobre 2025, président-directeur général de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) à compter du 3 novembre 2025.
Jean Castex naît le 25 juin 1965 à Vic-Fezensac, dans le département du Gers, alors en région Midi-Pyrénées et depuis la réforme territoriale de 2015 en Occitanie.
Fils de Claude Castex, instituteur, décédé le 30 mars 2026, et de Nicole Fontanier, également institutrice, décédée le 16 janvier 2020, il est le petit-fils de Marc Castex, ingénieur, concessionnaire de machines agricoles, membre du groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants, ancien sénateur du Gers et maire de Vic-Fezensac, et l'arrière-petit-fils d'un forgeron du côté paternel, et d'André Fontanier, instituteur issu d'une famille de paysans, syndicaliste, militant communiste et résistant du côté maternel.
Sa généalogie, dont une partie a fait l'objet d'une communication en 1997 dans le bulletin de la Société archéologique, historique, littéraire et scientifique du Gers par l'un de ses grands-oncles, confirme, tant du côté paternel que du côté maternel, des origines exclusivement gersoises sur cinq générations, ses racines étant concentrées dans la circonscription d'Armagnac de la province historique de Gascogne.
Son nom de famille, prononcé /kas.tɛks/, est issu du mot gascon Castèth(s) /kasˈtɛtʲ(s)/ et signifie Château(x).
Jean Castex est interne, à sa demande, de 1979 à 1982 au lycée privé de Garaison à Monléon-Magnoac dans les Hautes-Pyrénées, institution de l'enseignement catholique. Il obtient son baccalauréat en 1982, puis une licence d'histoire à l'université de Toulouse-II-Le Mirail. En 1986, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et titulaire d'une maîtrise de droit public en 1987.
En 1989, il intègre l'École nationale d'administration au sein de la promotion Victor-Hugo.
Pour des raisons de santé liées à des problèmes d'asthme, Jean Castex suit des cures thermales à Font-Romeu dès l'âge de cinq ans et revient régulièrement dans les Pyrénées-Orientales par la suite. C'est là qu'il rencontre sa future épouse, Sandra Ribelaygue, par ailleurs conseillère municipale de Valcebollère. Ensemble, ils ont quatre filles, dont il se dit fier qu'elles soient « mi-gasconnes, mi-catalanes ». Il parle le catalan.
Peu sportif, il est cependant amateur de rugby. Jeune, il jouait avec son père qui était président de l'Union athlétique vicoise. Il s'occupait également pendant ses vacances de l'organisation du tournoi de tennis de Vic.
À sa sortie de l'ENA en 1991, Jean Castex rejoint la Cour des comptes comme auditeur. Il est promu conseiller référendaire en 1994, puis conseiller-maître en 2008.
En 1996, il est nommé directeur des Affaires sanitaires et sociales dans le Var en remplacement de Jean-Pierre Malafosse, qui a été mis en examen pour « escroquerie » et « complicité d'escroquerie » en décembre 1995. Jean Castex occupe ensuite les postes de secrétaire général de la préfecture de Vaucluse (1999-2001) puis président de la Chambre régionale des comptes d'Alsace de 2001 à 2005.
Au sein de ministères et à l'Élysée
De 2005 à 2006, Jean Castex est directeur de l'Hospitalisation et de l'Organisation des soins au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, où il participe à l'introduction de la notion d'objectifs et de rentabilité dans l'hôpital et à une rationalisation des coûts dans le cadre du plan hôpital 2007, qui introduit notamment la tarification à l'activité (« T2A »).