Jean Becker est un réalisateur et scénariste français, né le 10 mai 1933 à Paris.
Jean Louis Paul Becker naît le 10 mai 1933 au 7, rue Narcisse-Diaz dans le 16e arrondissement de Paris, du réalisateur Jacques Becker et de son épouse Geneviève Boyard.
Il est le frère d'Étienne et Sophie Becker, cette dernière étant devenue l'épouse de l'acteur Pierre Vaneck. Jean Becker est aussi le demi-frère de Marie Becker, fille de Jacques Becker et de l'actrice Françoise Fabian, également née le 10 mai 1933.
Jean Becker commence sa carrière en tant que stagiaire assistant réalisateur dans le film de son père, Touchez pas au grisbi en 1953, classique du film de gangster français qui contribue à relancer la carrière de Jean Gabin et lancer la carrière cinématographique de Lino Ventura. Il reste assistant réalisateur des films de Jacques Becker pour Montparnasse 19 (1958) et Le Trou (1959). Il est aussi assistant réalisateur pour Julien Duvivier et Henri Verneuil.
Son père meurt juste après avoir fini Le Trou, et Jean Becker se lance dans l'aventure de la réalisation avec Un nommé La Rocca avec Jean-Paul Belmondo (1961), qu'il emploiera dans Échappement libre et Tendre Voyou. Ces films obtiendront des succès commerciaux.
En 1963, il réalise une série, Signé Berthe et Blanche, avec Gaby Morlay, Suzanne Dehelly, Vic Laurens.
Après avoir réalisé les épisodes de la série télévisée à succès Les Saintes Chéries et Pas de caviar pour tante Olga, incursion inattendue dans le comique farfelu, il fait une pause de près de vingt ans, pendant lesquels il devient « un stakhanoviste du film publicitaire » (dixit Le Monde mai 1983), avant de revenir au cinéma pour réaliser le polar L'Été meurtrier (1983).
Ce film s'inspire d'un roman de Sébastien Japrisot qui signe lui-même l'adaptation de son livre. Japrisot scénarisera ensuite deux autres films de Becker, Les Enfants du marais et Un crime au Paradis.
Mettant en vedette Isabelle Adjani, Alain Souchon et Michel Galabru, L'Été meurtrier est d'abord présenté en compétition au Festival de Cannes en mai 1983 avant d'obtenir un grand succès critique et commercial lors de sa sortie. Le film décroche de plus neuf nominations aux César, dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Becker.
Malgré le succès de L'Été meurtrier, Becker retourne dans le monde de la publicité. En 1986, il obtient le César du meilleur film publicitaire pour Le Clemenceau, une publicité pour la Citroën Visa GTI tournée sur le porte-avions français Clemenceau, sur une idée de Jacques Séguéla.
Becker fait un retour au cinéma en 1995 en réalisant le drame de mœurs Élisa, avec Vanessa Paradis et Gérard Depardieu. Vanessa Paradis, qui tient son deuxième grand rôle au cinéma après Noce blanche, incarne une jeune femme à l'enfance troublée qui part à la recherche de son père.
Depuis le succès public et critique d'Élisa, Becker tourne régulièrement avec les mêmes acteurs, entre autres, Jacques Villeret, Suzanne Flon et André Dussollier pour les succès Les Enfants du marais (avec Michel Serrault), Un crime au Paradis (avec Josiane Balasko), reprise du film La Poison de Sacha Guitry, et Effroyables Jardins (avec Thierry Lhermitte et Benoît Magimel) d'après le livre éponyme de Michel Quint.
En 2005, il est président du jury au Festival du cinéma russe à Honfleur.
Il a fait tourner Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin dans Dialogue avec mon jardinier, sorti en 2007.
Puis c'est au tour d'Albert Dupontel de tenir le rôle principal de Deux Jours à tuer où il partage l’affiche avec Marie-Josée Croze et Pierre Vaneck.
En septembre 2009, il tourne La Tête en friche, dans sa patrie de la Charente-Maritime, avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus.
Le film suivant, Bienvenue parmi nous, est un échec et ne fut pas montré à la presse.
Puis en 2014, c'est la chronique hospitalière Bon Rétablissement !, qui est un succès mitigé même si le cinéaste atteint la première place au box-office hebdomadaire.