Jean Bébé, né le 30 novembre 1882 à Orx et mort le 19 janvier 1961 à Tarnos, est un militant communiste français.
Ouvrier sidérurgiste et syndicaliste puis agriculteur exploitant, il est membre à partir de 1910 de la Section française de l'Internationale ouvrière puis passe au Parti communiste-SFIC en 1921. Il est conseiller municipal de Tarnos dans l’entre-deux-guerres puis maire de 1926 à 1930.
Jean Bébé naît le 30 novembre 1882 à Orx, dans le sud-ouest du département des Landes. Il est le fils de Joseph et Madeleine Bébé, cultivateurs. Il devient ouvrier sidérurgiste aux forges de l'Adour de Tarnos. Adhérent dès 1910 à la société syndicale de l’Union métallurgique du Boucau, il participe aux grèves en 1920 et, pour cette raison, est renvoyé. Il devient alors agriculteur, exploitant « une petite propriété agricole à Tarnos ». Il meurt le 19 janvier 1961 à Tarnos.
Il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1910, puis au Parti communiste-SFIC en 1921. Il devient conseiller municipal communiste de Tarnos de 1923. Décrit comme un « honnête homme sans ambition politique », il est élu maire en 1926 sur la liste « bloc ouvrier-paysan », après deux élections municipales cassées en 1925 et 1926 par le conseil de préfecture. Il remplace un autre communiste, Alexandre Pereyre. Malgré l’opposition des autorités préfectorales, il renforce l’emprise communiste sur la commune de Tarnos.
Il est candidat du « bloc ouvrier-paysan » aux élections législatives du 22 avril 1928 dans la 1re circonscription de l’arrondissement de Dax. Avec 1 174 voix, soit 5,39 % des suffrages exprimés, il arrive troisième, derrière l’élu radical-socialiste Robert Lassalle et le candidat de l’Alliance démocratique Joseph Defos du Rau. Le 18 juin 1930, son mandat est révoqué « pour avoir fait apposer des affiches blanches et noires « à caractère officiel » appelant la population à manifester le 1er mai 1930 ». Il est remplacé par le communiste Joseph Biarrotte. Après cela, il est condamné en septembre de la même année à trois mois de prison pour « entraves à la liberté du travail », mais conserve son mandat de conseiller municipal jusqu'en 1935.
Synthèse des résultats électoraux
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
Une rue à Tarnos porte son nom.
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
[DBMOF 1982] Jean Maitron (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Ivry-sur-Seine, Éditions de l'Atelier, 1982, 430 p., p. 313
[Mémoire des Landes 1991] Jean-Claude Paul-Déjean, « Bébé (Jean) », dans Bernadette Suau (dir.), Mémoire des Landes : dictionnaire biographique, Mont-de-Marsan, Comité d'étude sur l'histoire et l'art de la Gascogne, 1991, 346 p. (ISBN 2-9501584-2-0), p. 40.
Ressource relative à la vie publique : Maitron
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