Ce Jour-là

Jean Anglade

Écrivain et traducteur français

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Jean Anglade est un écrivain et traducteur français, né le 18 mars 1915 à Escoutoux (Puy-de-Dôme) et mort le 22 novembre 2017 à Clermont-Ferrand.

Né le 18 mars 1915 au hameau des Bonnets, commune d'Escoutoux limitrophe de Thiers dans le Puy-de-Dôme, Jean Jacques Annet Anglade est le fils de Jean (ouvrier maçon) et de Félistine Chaleron (servante), surnommée « Célestine ». Un an après sa naissance, son père est tué pendant la Première Guerre mondiale le 27 septembre 1916 à Cléry-sur-Somme sur le front de la Somme. Sa mère se remarie en 1920 avec un charretier, ce qui amène le jeune Jean « à pousser à la roue souvent, quand le charretier s'embourbe ».

Après des études au cours complémentaire, Jean Anglade entre à l'école normale d'instituteurs de Clermont-Ferrand, et poursuit en même temps de façon autodidacte ses études pour devenir professeur de lettres.

Jean Anglade se marie le 17 juin 1935 avec Marie Ombret (1922-2001), institutrice, originaire du hameau de Grezes, commune de Saugues (Haute-Loire).

Dès 1944, il est professeur de français à l’École nationale professionnelle de Thiers (aujourd'hui lycée Jean Zay).

Il obtient son agrégation d'italien en 1947, puis enseigne cette langue au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand de 1949 à 1975.

Jean Anglade est plutôt un auteur discret. Il apparaît très rarement à la télévision. Cependant, son succès ne se dément jamais. Chaque année, il donne un rendez-vous littéraire avec ses lecteurs. Assez prolifique, il est, à l'instar de ses amis Henri Pourrat et Alexandre Vialatte, une référence dans la culture littéraire d'Auvergne.

Il obtient le prix Eugène-Dabit du roman populiste en 1957 pour L'Immeuble TAUB, le prix des Libraires en 1962 pour La Foi et la Montagne, le prix de l'Académie française en 1971 pour La Vie quotidienne dans la Massif Central au XIXe siècle et le prix Arverne en 2007 pour Le Temps et la Paille.

En 2011, un film intitulé À l'école de la vie relate les premières années de sa vie, réalisé par David Girard et Yves Courthalliac.

Il fête ses 100 ans le 18 mars 2015. Jean Anglade meurt à Clermont-Ferrand le 22 novembre 2017, âgé de 102 ans.

Jean Anglade utilise et connaît plusieurs langues romanes qu'il traduit ou introduit dans ses textes.

Dans la famille de Jean Anglade et dans les environs de la ville de Thiers on parlait l'auvergnat, un dialecte de l'occitan. Le sous-dialecte parlé était plus précisément le parler thiernois. L'auteur revient souvent sur la langue d'oc dans ses textes où il utilise soit des bribes de phrases, soit du français régional empreint de termes auvergnats. Dans son Histoire de l'Auvergne ou les Grandes Heures de l'Auvergne, il choisit d'englober l'ancien occitan avec les parlers gallo-italiques, qu'il trouve plus proches de la langue d'oc que de l'italien.

« Cette langue d'oc - qui offrait beaucoup moins de différences en ses diverses variétés que les dialectes actuels survivants - était parlée de la Loire aux Pyrénées, de l'Océan jusqu'à l'Adriatique, et plusieurs troubadours italiens devaient l'illustrer, comme Sordello ou Dante [...] »

— Jean Anglade, Les Grandes Heures de l'Auvergne

Il cite souvent Dante Alighieri qui parlait à la fois le toscan et la langue d'oc, langues qu'il maitrisait parfaitement et qu'il utilisait indifféremment dans ses ouvrages. La proximité des deux langues a également influencé et facilité son apprentissage de l'Italien.

Autre que romancier francophone, Jean Anglade a traduit beaucoup de grands textes italiens classiques vers le français comme Le Prince de Machiavel, les Fioretti de saint François d'Assise ou encore le Décaméron de Boccace.

Le Chien du Seigneur - Plon - 1952 (ISBN 978-2844943347)

Les Mauvais Pauvres - Plon - 1954 (ISBN 2260005217)

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