Ce Jour-là

Jean-Yves Le Drian

Homme politique français

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Jean-Yves Le Drian, né le 30 juin 1947 à Lorient (Morbihan), est un homme d'État français.

Membre du Parti socialiste (PS) de 1974 à 2018, il est notamment maire de Lorient de 1981 à 1998, plusieurs fois député entre 1978 et 2007 et président du conseil régional de Bretagne à deux reprises entre 2004 et 2017.

Secrétaire d'État à la Mer dans le gouvernement d'Édith Cresson de 1991 à 1992, durant la présidence de François Mitterrand, il devient président de la Conférence des régions périphériques maritimes d’Europe en 2010.

Il est nommé ministre de la Défense dans le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault, en 2012. Il est maintenu dans ses fonctions dans les gouvernements Ayrault II, Valls I, Valls II et Cazeneuve, soit durant la totalité du quinquennat de François Hollande.

En 2017, il devient ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Ayant quitté le PS, il œuvre pour un rassemblement des socialistes autour du président Emmanuel Macron, notamment avec la fondation en 2020 du parti Territoires de progrès. Il conserve son ministère jusqu'à la fin du premier quinquennat Macron, en 2022.

Celui-ci le nomme « envoyé personnel pour le Liban » en 2023, pour créer un consensus dans le pays en vue de l'élection d'un nouveau président de la République.

Jean-Yves Le Drian est issu d'une famille catholique ouvrière de Lanester, commune située au nord-est de la ville de Lorient.

Son grand-père paternel exerçait le métier de docker et participa à la Première Guerre mondiale. Sa grand-mère paternelle tenait un bistrot sur les docks de Lorient.

Son grand-père maternel est quartier-maître infirmier dans la Marine nationale.

Son père, Jean, vendeur de pièces détachées d'automobiles aux Établissements Renault et syndicaliste, est proche des milieux communistes de la ville et surtout du milieu ouvrier. Sa mère, Louisette (1920-2003, née Derrien), est couturière aux magasins d'habillement Corbière & Nobis de Quimperlé et de Lorient. Elle milite par ailleurs à l'Action catholique ouvrière, ce qui lui vaut d'être invitée au concile de Vatican II. Jean et Louisette Le Drian (qui se marient le 27 avril 1946) militent d'abord à la Jeunesse ouvrière chrétienne et continuent leurs engagements dans des mouvements syndicaux et familiaux, notamment à la Confédération syndicale des familles dont Jean est un temps le secrétaire général. Louisette Le Drian est quant à elle permanente régionale (pour le Finistère) puis nationale (de 1943 à 1946) à la Jeunesse ouvrière chrétienne, membre du bureau national du MLP (à partir de 1952) et membre du secrétariat national de l’Action catholique ouvrière (jusque dans les années 1960), secondant Félix Lacambre.

Il a deux sœurs, Thérèse Thiery (née en 1953), conseillère générale de 2005 à 2015, maire de Lanester de 2004 à 2020, et Marie Le Drian (1949-2025), écrivaine.

En secondes noces, Jean-Yves Le Drian épouse en 2006 Maria Vadillo (br), élue rennaise et vice-présidente du conseil régional de Bretagne.

Il a un fils, Thomas (né en 1984), diplômé de l'ISC Paris, qui est nommé en janvier 2014 chargé de mission auprès d'André Yché, président du directoire de la Société nationale immobilière (SNI), filiale de la Caisse des dépôts dont le directeur général Jean-Pierre Jouyet l'avait choisi un an plus tôt comme conseiller à son cabinet, provoquant une polémique.

Né à Lorient le 30 juin 1947, Jean-Yves Le Drian grandit à Lanester où, vu ses bons résultats scolaires, un de ses instituteurs lui conseille de poursuivre ses études. Il intègre alors le lycée Saint-Louis de Lorient, où il est un des rares fils d’ouvriers. À table, les discussions familiales tournent alors souvent autour des thèmes de l'action syndicale, de l'Église et de la lutte des classes.

Après son baccalauréat, il passe un an en hypokhâgne au lycée de Cornouaille à Quimper, puis s'inscrit à l'université de Rennes, où il commence des études d'histoire en 1966. Il passe par ailleurs les deux étés 1966 et 1967 en Algérie, pour donner des cours de rattrapage à des élèves de petite Kabylie, puis de la banlieue d'Alger.

À partir de septembre 1968, il commence à travailler à mi-temps comme professeur d'histoire au lycée Notre-Dame-du-Vœu de Hennebont et entame dans le même temps une maîtrise d'histoire à l'université de Rennes. Celle-ci porte sur les Forges d'Hennebont, et il profite de la proximité de son lieu de travail pour avancer ce travail de recherche. Il rate l'agrégation en 1970 lors de sa première tentative, comme un ami proche, François Chappé, et continue alors à préparer ce concours, tout en travaillant au lycée de Hennebont. C'est à cette époque qu'il rencontre sa première future épouse, elle aussi étudiante dans la même université, mais aussi sa seconde épouse, qui fait aussi des remplacements au lycée hennebontais. Il obtient l'agrégation en 1971, et son directeur de mémoire, Michel Denis, lui propose alors de poursuivre son travail de recherche dans une thèse. À l'issue de son service militaire, il est recruté à la rentrée 1973 comme professeur assistant d'histoire à l'université Rennes-II. Alors que son passé comme leader de Mai 68 à Rennes provoque une opposition au sein du département d'histoire, lorsque sa candidature est proposée, il est soutenu par François Lebrun et Jacques Léonard. Il y rencontre le futur maire de Quimper Bernard Poignant, qui prépare lui aussi l'agrégation, le futur directeur d'Antenne 2, Jean-Michel Gaillard, lui aussi maître-assistant en Histoire, ainsi qu'André Lespagnol, futur président de l'université.

Il participe à l'élection à la tête de l'université de Michel Denis, alors qu'une équipe s'est constituée autour d'André Lespagnol et de Jean-Michel Gaillard. Il prend part à la rédaction d'un programme pour l'université, et à la campagne auprès du personnel et des étudiants.

Il accomplit son service militaire au 512e régiment du train de Saint-Lô, après avoir initialement été convoqué dans les parachutistes.

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