Ce Jour-là

Jean-Pierre de Montalivet

Homme d'État français et pair de France

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Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet, né le 5 juillet 1766 à Sarreguemines et mort le 22 janvier 1823 à Saint-Bouize (Cher) au château de Lagrange-Montalivet, est un officier, magistrat et homme d'État français.

Préfet, puis ministre de l'Intérieur de 1809 à 1814 sous le règne de Napoléon, qu'il soutient pendant les Cent-Jours, il est réintégré en 1819 à la chambre des Pairs par Louis XVIII.

Origines familiales et formation

Issu d'une ancienne famille du Dauphiné, les Bachasson, seigneurs de Montalivet, il est le fils de Charles-Victor de Bachasson, seigneur de Montalivet, maréchal de camp, commandant d'armes de la place de Sarreguemines.

Sa mère est Marthe Starot de Saint-Germain, deuxième épouse de Charles-Victor.

Se destinant par tradition familiale à la carrière des armes, il reçoit une formation militaire à l'École royale de Tournon.

Il est affecté comme cadet gentilhomme au régiment de hussards Royal-Nassau, puis comme lieutenant en second au régiment de dragons de La Rochefoucauld.

En 1779, il demande un congé pour faire des études de droit à l'université de Valence (Dauphiné).

Il devient conseiller au parlement de Grenoble (avec dispense d'âge) en 1785. Lors de ses séjours à Valence, il fait la connaissance, par l'intermédiaire de son ami Simon de Sucy, de Napoléon Bonaparte, encore officier subalterne. Ils se lient d'amitié, et Napoléon saura s'en souvenir ultérieurement.

Lors de la journée des Tuiles de 1788, il fait partie des conseillers rebelles et est exilé dans sa terre de Montalivet.

Période de la Révolution (juillet 1789-novembre 1799)

Partisan de la monarchie constitutionnelle, il reste modéré au cours de la Révolution. Après l'avènement de la République en 1792, puis de la Terreur en 1793, il tente de sauver de l'échafaud son oncle et beau-père, Joseph Starot de Saint-Germain, et va même jusqu'à dénoncer la Commune de Paris à la tribune des Jacobins[réf. nécessaire].

Il doit partir aux armées pour échapper à la Terreur.

Revenu à Valence après la chute de Robespierre (27 juillet 1794), il gagne l'estime de ses concitoyens. Le Directoire le nomme commissaire ordonnateur pour le département de la Drôme. Il est maire de Valence de 1795 à 1801.

Période du Consulat et de l'Empire (novembre 1799-mars 1814)

Après le coup d'État du 18 Brumaire (novembre 1799), Bonaparte, devenu Premier Consul, le nomme en avril 1801 préfet de la Manche.

Son fils Camille rapporte l'anecdote suivante survenue alors que Jean-Pierre de Montalivet était préfet de la Manche : Joseph Fouché, ministre de la Police, le charge d'arrêter le chevalier de Bruslart, émigré revenu en France pour susciter un soulèvement royaliste. Bruslart ayant été son camarade à l'école militaire de Tournon, Montalivet lui octroie un faux passeport et lui laisse vingt-quatre heures d'avance pour quitter la France. Une fois certain que son ami a pu atteindre l'Angleterre, il se rend au château de Saint-Cloud pour rendre compte de son attitude à Bonaparte, qui, au nom de considérations d'honneur, lui pardonne sa désobéissance.

Il est nommé préfet de Seine-et-Oise en 1804. Conseiller d'État, il est directeur de la Légion d'honneur. Le 5 mai 1806, il est nommé à la direction générale des Ponts et Chaussées.

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