Ce Jour-là

Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel

Homme politique français

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Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel, né le 5 mars 1753 et mort le 27 janvier 1812 au château de Saint-Michel-de-Vax (Tarn), est un homme politique et un général de la Révolution française et du Premier Empire.

Il apparaît en tant que personnage dans Les Géorgiques du romancier Claude Simon, son descendant direct, et il a protégé sous la Révolution le père de l'écrivain Honoré de Balzac, Bernard-François Balssa (1746-1829), dont le frère cadet, Jean Balssa, avait épousé en 1777 une cousine germaine du général, Marie-Brigitte Lacombe de Blanchefort.

Son père est Eugène Lacombe, coseigneur de Saint-Michel et garde du corps du Roi. Sa mère est Marie-Narcisse-Antoinette de Bancalis de Pruynes. Il est l'arrière petit-fils d'un conseiller du Roi. Pourtant, la famille n'est pas noble.

En 1781, il épouse à Porrentruy l'hollandaise Marie-Anne Hasselaër. Ils ont un fils, Eugène, qui sert dans la Marine. Hasselaër meurt en 1790. Lacombe-Saint-Michel se remarie à Dunkerque en 1794 avec la grenobloise Marie-Adélaïde Micoud.

Élève artilleur en 1765, il est membre du régiment Royal-Artillerie, grâce à un oncle de Pruynes, mais en falsifiant son dossier, il se vieilli de deux ans. Au Régiment de Toul artillerie, Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel devient lieutenant en second au régiment de Toul en 1767, capitaine d’artillerie en 1779, capitaine de bombardier en 1786, au même régiment. Pierre Choderlos de Laclos était alors son capitaine-major, ils restent des amis proches. Au sein de ce régiment, Lacombe-Saint-Michel est initié à la franc-maçonnerie, dont Laclos est le Vénérable de la loge.

En 1789, il participe à la prise de la Bastille mais le maréchal de Broglie, n'ayant pas confiance en lui, l'éloigne de Paris avec son régiment

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.

Le même mois, Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel est élu député du département du Nord, le douzième et dernier, et du département du Tarn, le quatrième sur neuf, à l'Assemblée nationale législative. Il opte pour le département du Tarn le 28 août 1791 et il est remplacé par Albert Sallengros.

À partir d'octobre, il siège au comité militaire. Il propose l'augmentation de l'artillerie à cheval, l'incorporation des régiments coloniaux dans l'infanterie et la peine de mort pour les officiers qui se rendent sans combattre. Il est également commissaire de l'Assemblée.

Le 9 avril 1792, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance.

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel est réélu député du Tarn, le deuxième sur neuf, à la Convention nationale. Il ne saurait être confondu avec son collègue et homonyme Joseph-Henri Lacombe (député de l'Aveyron).

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il montre son soutien à la Révolution durant l'appel nominal, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le 28 mai, il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.

Le 21 septembre 1792, Lacombe-Saint-Michel est envoyé en mission auprès de l'armée du Midi, aux côtés d'Edmond Dubois-Crancé (député des Ardennes), de Thomas-Augustin Gasparin (député des Bouches-du-Rhône) et de Philibert Simond (député du Bas-Rhin), pour exécuter le décret de destitution du général Montesquiou.

Le 5 février 1793, il est en effet envoyé en mission en Corse, mission confirmée le 30 avril aux côtés de Joseph-Étienne Delcher (député de Haute-Loire) et de Christophe Salicetti (député de la Corse), où il prend part à la bataille de Farinole contre les troupes de Pascal Paoli. Le 28 nivôse an II (le 17 janvier 1794), il rend compte, par correspondance, à la Convention de ses opérations.

Le 15 pluviôse an III (le 3 février 1795), après la chute de Robespierre, il est élu membre du Comité de Salut public, aux côtés d'Antoine-François Fourcroy (député de la Seine) de Philippe-Antoine Merlin (député du Nord) jusqu'au 3 juin 1795.

Il est élevé au grade de général de brigade le 17 novembre 1793. Il est envoyé en mission auprès de l'armée du nord en messidor an II.

Lacombe-Saint-Michel est élu député au Conseil des Anciens par les départements du Nord, de l'Orne et du Tarn le 17 octobre 1795. Il soutient le Directoire et le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797). Il préside le Conseil des Anciens du 22 octobre 1797 au 20 mai 1798. Général de division à sa sortie du Conseil le 13 février 1798, Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel est envoyé à Naples, une mission d'ambassade auprès de Ferdinand IV, mais tient des propos si peu diplomatiques et si républicains au souverain du pays qu'il est prié de quitter le royaume. Son vaisseau est capturé par un pirate de Tunis, mais le bey le fait libérer. Revenu en France en janvier 1799, il commande l'artillerie à l'armée du Rhin.

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