Jean-Pierre Granger est un peintre néo-classique français né à Paris le 11 mars 1779 et mort dans la même ville le 1er décembre 1840.
Peintre d'histoire et portraitiste, plusieurs fois médaillé par l'Académie des beaux-arts, il produit aussi des scènes religieuses.
Né en 1779 à Paris rue de Harlay, dans l'île de la Cité, où son père est vitrier, Jean-Pierre Granger se passionne très jeune pour la pêche. Il est incorporé en 1786 comme tambour-major dans le régiment « Royal-Bonbons », créé pour l'amusement du Dauphin. Deux années plus tard, son père fait la connaissance de l'artiste peintre Angélique Briceau. Elle apprend à l'enfant les rudiments de son art. Elle épouse le graveur Louis-Jean Allais, qui enseigne au jeune Jean-Pierre l'art de la gravure. Durant sept années, Jean-Pierre Granger travaille pour son maître. Puis il entre dans l'atelier de Jean-Baptiste Regnault, qu'il quitte quatre ans plus tard pour suivre l'enseignement de Jacques-Louis David.
En 1800, il est lauréat du premier prix de Rome de peinture d'histoire avec Antiochus renvoie son fils à Scipion (Paris, École nationale supérieure des beaux-arts). Son condisciple Ingres, qui ne reçoit que le second prix, reproche à David d'avoir influencé le jury pour favoriser Granger. David, dont Granger espère les félicitations, lui déclare : « Tu as fait un mauvais tableau, mais c'est égal, va toujours à Rome et étudie les maîtres, l'antique et la nature ».
En Italie, il dessine pour Lucien Bonaparte sa collection d'antiquités. Il entreprend de peindre à l’huile le portrait de Mme Lucien Bonaparte mais cette esquisse n'est pas jugée réussie et il interrompt son travail. Sur cette toile, il peint le portrait de Marie-Jeanne-Catherine Delaigle, une demoiselle de la suite du prince. Ce portrait lui plaît tellement qu’il épouse le modèle.
Mort à Paris le 1er décembre 1840, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (4e division).
Le titre des œuvres provient du livret des salons. Les localisations proviennent du dictionnaire Bellier et Auvray.
N° 434 : Figure de Ganinmède [sic], Bordeaux, musée des beaux-arts.
N° 435 : Plusieurs portraits, même numéro.
N° 465 : Plusieurs portraits, même numéro.
N° 384 : Apollon et Cyparisse, (Ce tableau appartient à M. de Sommariva.), Leipzig, Museum der bildenden Künste.
N° 385 : Plusieurs portraits, même numéro.
N° 525 : Homère et le berger Glaucus, (M.I.).
N° 526 : Une Jeune nymphe au milieu d'Amours, Libourne, musée des beaux-arts.
N° 527 : Saint Charles Borromée.
N° 608 : Titus reçoit les hommages des peuples de la Campanie (M.d.R.), Amiens, musée de Picardie.
N° 610 : Plusieurs portraits, même numéro.
N° 803 : S.A.R. Madame la duchesse d'Angoulême, après avoir passé la revue d'une partie de l'armée vendéenne, accueille avec bonté un vieux soldat qui lui montre ses cicatrices. (P.), château de Villeneuve-l'Étang.