Jean-Philippe Cotis, né le 24 septembre 1957 à Suresnes et mort le 11 juin 2023 à Paris, est un haut fonctionnaire et un économiste français.
Spécialiste des politiques macroéconomiques, il a été directeur général de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) d'octobre 2007 à mars 2012. À partir de cette date, il est conseiller maître à la Première chambre de la Cour des comptes.
Ancien élève du Lycée privé Sainte-Geneviève, diplômé de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA) - promotion Henri-François d'Aguesseau (1982).
Jean-Philippe Cotis est marié et père de trois enfants. Il est mort le 11 juin 2023 « au terme d'une longue maladie ».
Administrateur civil, Jean-Philippe Cotis est entré au ministère de l'Économie en 1982. Après plusieurs postes à la direction de la Prévision, il part travailler deux ans au Fonds monétaire international (FMI) (1986-1988). Il est « conseiller économique du ministre » de 1993 à 1994. En 1995, il a contribué à organiser, pour le compte du Gouvernement français, le G7-Emploi de Lille (1995). De 1997 à 2002, il est directeur de la Prévision.
De 2002 à 2007, il est économiste en chef (« chief économist ») de l'OCDE, directeur du département des Affaires économiques.
Il est nommé directeur général de l’Insee lors du Conseil des ministres du 17 octobre 2007.
Il est ensuite responsable de la recherche économique à la banque BNP Paribas.
Il a été membre de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, qui a remis son rapport au président de la République le 23 janvier 2008. Il est à noter que le rapport prône la transformation de l'Insee en agence (il n'est pas certain que cela représente l'avis personnel de Jean-Philippe Cotis).
Par décret du 22 février 2012, il a été remplacé à la direction générale de l'Insee par Jean-Luc Tavernier à compter du 5 mars 2012.
Par décret du 22 février 2012, il a été nommé conseiller maître à la Cour des comptes.
A la fin du mois de mai 2007, Jean-Philippe Cotis, alors économiste en chef de l'OCDE, écrivait : « Dans ses Perspectives économiques de la fin de l'automne, l'OCDE considérait que le ralentissement américain ne constituait pas un signe annonciateur d'une période de faiblesse économique au niveau mondial, comme ce fut le cas, par exemple, en 2001. Il faut plutôt s'attendre à un léger rééquilibrage, où l'Europe reprendra aux Etats-Unis le rôle de moteur de la croissance des pays de l'OCDE.La conjoncture récente a confirmé plus ou moins ce pronostic. En effet, la situation économique actuelle est, de bien des manières, meilleure que ce que l'on a connu depuis des années. Dans ce contexte, nous sommes restés fidèles au scénario de rééquilibrage. Notre prévision majeure reste en effet plutôt optimiste : un atterrissage en douceur des Etats-Unis, une reprise forte et soutenue en Europe, une tendance solide au Japon et une activité dynamique en Chine et en Inde. Conformément à des tendances récentes, la croissance soutenue des économies de l'OCDE devrait être accompagnée de créations d'emploi nombreuses et d'une chute du chômage ».
Jean-Philippe Cotis enseigne la politique économique à l'ENA, à Sciences Po et à l'université de Paris I (Sorbonne).
Les travaux de Jean-Philippe Cotis ont porté pour l'essentiel sur les marchés du travail, les politiques macroéconomiques et la fiscalité.
Rapport sur la création d'un pôle statistique déconcentré à Metz
Il est chargé en 2008 en association avec Jean-Pierre Duport, de réaliser un rapport sur la création d'un pôle statistique déconcentré à Metz. Il y émet de sensibles réserves et s'y prononce pour une interprétation minimaliste des directives gouvernementales en ce domaine.
Rapport sur le partage de la valeur ajoutée
En mai 2009, Jean-Philippe Cotis a remis au président de la République Nicolas Sarkozy un rapport consacré au « Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France ». Commandé par Nicolas Sarkozy au lendemain du sommet social du 18 février 2009, ce rapport porte sur le partage entre salaires et profit dans l’économie française.