Ce Jour-là

Jean-Paul Desbiens

Écrivain, enseignant, philosophe et religieux québécois

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Jean-Paul Desbiens (7 mars 1927 - 23 juillet 2006), plus connu sous le pseudonyme de Frère Untel, est un écrivain, enseignant, philosophe et religieux québécois.

Jean-Paul Desbiens naît à Métabetchouan, au Lac Saint-Jean en 1927. Son père, Adélard Desbiens, est bûcheron dans les chantiers. Sa mère Alberta (née Bouchard) est native de Boston, Massachusetts de parents émigrés à la fin des années 1880. Ce grand-père Alfred Bouchard qui dut quitter Hébertville est en outre le frère cadet de Sixte Bouchard, arrière-grand-père de Lucien Bouchard.

Desbiens devient Frère mariste en 1944, prenant le nom de frère Pierre-Jérôme. Il obtient une licence en philosophie de l’Université Laval, en 1958 et il va ensuite enseigner à l'Académie Commerciale de Chicoutimi et au Collège d'Alma de 1958. De 1961 à 1964, il étudie à Rome et à Fribourg où il obtient le doctorat en philosophie.

Les Insolences apparaissent d'abord sous la forme d'une série de lettres publiées dans le quotidien Le Devoir et signées sous le pseudonyme du Frère UnTel, à partir du 3 novembre 1959. Jacques Hebert écrit à Desbiens le 18 juillet 1960 pour lui proposer de les publier dans un livre au prix plancher de $1 pour en favoriser la diffusion.

En 1988, dans une édition annotée, Jean-Paul Desbiens explique pourquoi il a dédicacé le livre à Michel Golaneck « en témoignage d'amitié » et à André Laurendeau en « témoignage de reconnaissance ».

Le lancement du livre Les Insolences du Frère Untel a lieu de 6 septembre 1960 chez Les Éditions de l'Homme. Dans ce livre il déplore la qualité de la langue parlée et écrite au Québec, qu’il appelle joual, un mot répandu par le journaliste André Laurendeau. Il en dit qu'il s'agit d'« une langue désossée parlée par une race servile ». Il s'en prend au système d'enseignement et à l'inculture des enseignants . Cet ouvrage d'à peine 150 pages marque la société québécoise, devient l'un des premiers best-sellers québécois avec un tirage de 100 000 exemplaires et est republié plusieurs fois. Paul Gérin-Lajoie, premier titulaire du ministère de l’Éducation du Québec, fait remarquer que l'essai « enterrait le département de l'Instruction publique contrôlé par le clergé et remettait en cause tout le système scolaire de l'époque ». Il est considéré comme l'un des éléments déclencheurs de la Révolution tranquille.

Ayant soulevé l'ire de la congrégation des Frères maristes par ses propos, Jean-Paul Desbiens ne peut participer au lancement de son livre. Il sera représenté par un confrère, le frère Sylvio-Alfred (Jean-Paul Bussières). Par la suite, il accepte l'offre qui lui est faite de poursuivre ses études outre-mer, départ considéré plus ou moins comme un exil. Jacques Godbout, qui le reçoit chez lui à cette époque, dit cependant dans son autobiographie qu'« il se révèle sympathique mais beaucoup plus conservateur que son livre ne le laisse entendre ».

Pendant les années 1960, il obtient son doctorat en philosophie à Fribourg et séjourne un an à Rome. Lors de son retour au Québec en 1964, le nouveau ministre Paul Gérin-Lajoie, désir qu"il devienne son conseiller. Deux ans plus tard, il lui confie la tâche de préparer la mission des CÉGEPs pour le niveau collégial post-secondaire.

Il sera l’éditorialiste en chef du journal La Presse de 1970 à 1972, où ses opinions tranchées auront droit de cité ; le journaliste Laurent Laplante considère que cet épisode fait partie de la « période noire » du journal tant ses opinions fédéralistes étaient sans nuance. Il est élu provincial de sa congrégation religieuse en 1978. Il travaille plus tard pour le Campus Notre-Dame-de-Foy (situé à Saint-Augustin-de-Desmaures près de Québec), une institution d'enseignement de niveau collégial et de niveau secondaire professionnel dont il a été le directeur général à deux reprises, et pour Radio-Canada.

Desbiens s’est remis à écrire à la fin des années 1980, publiant d’autres essais personnels et autobiographiques. Les derniers tomes de son journal, Comme un veilleur et Dernière escale, furent publiés chez Septentrion respectivement en 2004 et en 2006.

Atteint d'un cancer du poumon en phase terminale, il meurt à Château-Richer, près de la ville de Québec, le 23 juillet 2006 à l'âge de 79 ans, d'une broncho-pneumonie. Il a passé la majorité de sa vie dans la région de Québec et fut inhumé dans le lot des frères Maristes de Desbiens au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le fonds d'archives de Jean-Paul Desbiens est conservé au centre d'archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Du maitre, de veritate, Q. XL, L'Entraide, FF. Maristes (Valcartier, Quebec, Canada), 1958.

Les Insolences du Frère Untel, Préface d'André Laurendeau, Montréal: Les Éditions de l'homme ltée, 1960.

Sous le soleil de la pitié, 1965

La psychologie de l'intelligence chez Jean Piaget : présentation sommaire et remarques critiques, Québec, PUL, 1966.

Introduction à un examen philosophique de la psychologie de l'intelligence chez Jean Piaget, Québec.

Introduction à un examen philosozphique de La psychologie de l'intelligence chez Jean Piaget, Presses de l'Université Laval (Quebec, Quebec, Canada), PUL/Fribourg, Éd. univ., 1968.

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