Jean-Noël Carpentier, né le 9 décembre 1969 à Nanterre (Hauts-de-Seine) et mort le 20 novembre 2024 à Argenteuil, est un homme politique français. Membre du Mouvement des progressistes (MDP), il est maire de Montigny-lès-Cormeilles depuis 2009 jusqu’à sa mort et député du Val-d'Oise de 2012 à 2017.
Cadre du secteur privé, Jean-Noël Carpentier est d'abord parent d'élèves engagé au sein de la FCPE, avant d'être élu conseiller municipal de Montigny-lès-Cormeilles, le 16 mars 2008 ; il est alors en 15e position sur la liste conduite par Robert Hue. Sept mois plus tard, il devient premier adjoint, à la suite de la démission de Gilles Pollastro puis, en mars 2009, Robert Hue (qui vient de créer le Nouvel espace progressiste ou NEP) démissionne de son mandat de maire et laisse la place à Jean-Noël Carpentier.
En 2009, il participe à la création du Mouvement unitaire progressiste, qui devient en 2014 le Mouvement des progressistes (MDP), dont il est aujourd'hui le porte-parole. Se revendiquant pragmatique, le Mouvement des progressistes se veut à l'avant-garde du progrès social.
Élections législatives de 2012
En 2012, le Mouvement unitaire progressiste ou MUP (anciennement NEP) soutient François Hollande à l'élection présidentielle. Lors des élections législatives qui suivent, en juin 2012, Jean-Noël Carpentier se présente dans la troisième circonscription du Val-d'Oise (dont dépend Montigny-lès-Cormeilles) qui est détenue depuis 1993 par l'UMP Jean Bardet. Il bénéficie de l'investiture du Parti socialiste (PS) du Parti radical de gauche (PRG) et du Mouvement républicain et citoyen (MRC).
Jean-Noël Carpentier arrive en tête du premier tour avec 33,4 %, contre 31,1 % au député sortant. Au second tour, il s'impose avec 52,1 % des suffrages. Premier député de gauche de cette circonscription depuis 1993, il siège à l'Assemblée nationale au sein du groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP) et de la commission des Affaires sociales.
La campagne des élections municipales de 2014 se tient dans un climat jugé tendu et délétère. Dès octobre 2013, la section du Parti communiste français de Montigny vote en faveur de la constitution d’une liste du Front de gauche indépendante. En janvier, un adjoint socialiste rejoint la liste d'opposition soutenue par l'UMP.
À l’issue du premier tour, la liste de Jean-Noël Carpentier arrive en tête (46 %), devant celle de l’UMP (42 %) et la liste communiste (12 %). En vue du second tour, les communistes rejoignent la liste d'union de la gauche. Les résultats sont très serrés : Jean-Noël Carpentier l’emporte avec seulement 12 voix d'avance sur la droite (huit voix après décision du tribunal administratif).
Au début du mandat suivant, des divergences apparaissent au sein de la majorité municipale, notamment autour du projet d’aménagement de la ZAC de la gare. Dans ce cadre, la municipalité met fin en 2015 à la mise à disposition gratuite d’un local communal occupé par l’Union locale CGT depuis 2010, en lien avec les travaux nécessaires au projet. Cette décision est vivement contestée par l’organisation syndicale, qui dénonce un manque de concertation et saisit la justice, donnant lieu à un contentieux ultérieur.
Élections législatives de 2017
En mai 2017, suite à la nouvelle loi sur le cumul des mandats, Jean-Noël Carpentier choisit de ne pas se représenter aux élections législatives, préférant son mandat de maire.
Il soutient à la place la candidature de Cécile Rilhac, qui est membre à la fois du Mouvement des progressistes et de La République en marche.
Toutefois, il exprime par la suite certains désaccords avec la majorité présidentielle, notamment lors de la réforme des retraites, qu'il qualifie d' "injuste"
Jean-Noël Carpentier est candidat pour un troisième mandat à la mairie de Montigny-lès-Cormeilles en 2020. Il bénéficie du soutien du Mouvement des progressistes, du Parti Socialiste et de celui de La République en marche. À l’issue du premier tour, il est en ballottage favorable avec 47,9 % des suffrages face à trois autres listes. Au second tour, reporté en raison de la pandémie de maladie à coronavirus, il l’emporte avec 54,5 % des voix.
Le 20 novembre 2024, il meurt des suites d'un cancer du poumon, à l'âge de 54 ans. Il avait annoncé le 15 novembre souffrir d'un cancer. Son décès brutal marque la commune, beaucoup d'Ignymontains regrettant un maire proche des habitants. Il est remplacé par Miloud Goual, qui continue de porter les projets entamés pendant le mandat : inauguration d'une ferme pédagogique, d'un musée d'histoire locale, création d'un centre-ville...
Détail des mandats et fonctions
Député de la 3e circonscription du Val-d'Oise, du 20 juin 2012 au 20 juin 2017.
Conseiller municipal de Montigny-lès-Cormeilles (Val-d'Oise), du 16 mars 2008 au 16 mars 2009.