Jean-Michel Di Falco, né le 25 novembre 1941 à Marseille, est un prélat catholique français. Il est évêque auxiliaire de Paris de 1997 à 2003 puis évêque de Gap et d'Embrun (Hautes-Alpes) de 2003 à 2017. Principal soutien de la cause en béatification de Benoîte Rencurel, il est également connu du grand public pour avoir été porte-parole de la Conférence des évêques de France de 1987 à 1996, pour ses chroniques dans les médias. Il est par ailleurs le cofondateur de la chaîne KTO et du groupe Les Prêtres.
En 2001 et 2002, il est accusé d'avoir abusé sexuellement deux enfants dans les années 1970. Compte tenu de la prescription des faits allégués, il n'est pas poursuivi pénalement. Il est condamné au civil le 26 mars 2026 à indemniser l'un des deux plaignants à hauteur de 160 000 euros.
Jean-Michel Di Falco naît du mariage de Gaston Di Falco, technicien de radio, et de Mauricette Léandri. À l'âge de trois ans, ses parents n'étant pas pratiquants, Jean-Michel se rend, pour la première fois, à la messe. Il en ressort avec le désir de devenir prêtre. Alors qu'il n'a que quatre ans, son père quitte le domicile.
Jean-Michel Di Falco arrête assez tôt ses études et obtient un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) de fraiseur au centre d'apprentissage Le Chatelier, puis devient en 1959 employé d'une agence de distribution de films, Les Films Océanic.
Il entame ensuite des études au séminaire des vocations tardives à Rencurel (diocèse de Grenoble), puis au grand séminaire de Marseille et à l'Institut catholique de Paris où il obtient une maitrise de philosophie.
Ordonné prêtre le 29 juin 1968 pour le diocèse de Marseille, il est ensuite enseignant dans l'enseignement catholique de 1969 à 1984, puis directeur de l'Institut supérieur de pédagogie de l'Institut catholique de Paris de 1977 à 1982.
En parallèle, il est directeur et aumônier des classes élémentaires de l'école Saint-Thomas-d'Aquin, à Paris, de 1968 à 1974, puis des classes élémentaires de l'école Bossuet également à Paris, de 1974 à 1984. Il a également été aumônier du cours d'Hulst, à Paris, et de l'école des Roches, à Verneuil-sur-Avre, de 1976 à 1989.
Il est expert auprès de l'Unesco de 1980 à 1985, membre de l'équipe du Centre national d'enseignement religieux de 1980 à 1982, président de la Commission Enfants et média du Bureau international catholique de l'enfance de 1980 à 1984.
Il est ensuite, de 1982 à 1987, directeur de la revue Les Fiches du cinéma, chroniqueur religieux à RTL et délégué général de Chrétiens-Médias.
Il est ensuite nommé secrétaire général adjoint et porte-parole de la Conférence des évêques de France, fonctions qu'il exerce de 1987 à 1996.
En 1996, il est nommé conseiller culturel de l'ambassade de France près le Saint-Siège à Rome, directeur du Centre d'études Saint-Louis-de-France et directeur au séminaire français de Rome.
En 1999, à la demande du cardinal Jean-Marie Lustiger, il fonde la chaîne de télévision catholique KTO.
Nommé prélat d'honneur par le pape Jean-Paul II en 1995 et évêque auxiliaire de Paris le 4 juillet 1997, il est consacré évêque le 10 octobre suivant à Notre-Dame de Paris par le cardinal Jean-Marie Lustiger.
Le magazine L'Express révèle en mars 2002 l'existence d'une plainte pour viol sur mineur déposée contre lui en novembre 2001. Jean-Michel Di Falco dépose à son tour une plainte pour dénonciation calomnieuse. L'affaire fait scandale. Alors qu'il était « promis à un brillant avenir dans l'Église », Jean-Michel Di Falco est éloigné de Paris et se voit nommer le 2 septembre 2003 évêque auxiliaire d'un petit diocèse, celui de Gap, dont il devient peu après l'évêque titulaire le 18 novembre 2003. Ce diocèse prend ensuite le nom de diocèse de Gap et d'Embrun par un décret du 31 décembre 2007 de la Congrégation pour les évêques.
Développement du sanctuaire de Notre-Dame du Laus
Fin 2003, Jean-Michel Di Falco désigne six experts en vue de la reconnaissance des apparitions mariales du Laus et de la béatification de la voyante, Benoîte Rencurel. Au nom de l’Église catholique, il reconnaît le caractère surnaturel de ces apparitions le 4 mai 2008. Benoîte Rencurel est déclarée vénérable par le pape Benoît XVI le 3 avril 2009.
En 2010, afin de financer la construction d'une nouvelle basilique au sanctuaire de Notre-Dame du Laus, il met au point le groupe Les Prêtres, composé de deux prêtres de son diocèse, Charles Troesch et Jean-Michel Bardet, et d'un séminariste Joseph Dinh Nguyen Nguyen. Les recettes du groupe sont également destinées au financement de l'équipement informatique d'une école à Madagascar. Le groupe vend 2,2 millions de disques. Les recettes sont principalement reversées à la chaîne TF1. L'association caritative Spirale, indépendante du diocèse mais présidée par Jean-Michel Di Falco, aurait perçu environ 3,5 millions d'euros. Le sanctuaire aurait peu bénéficié des revenus des disques et des concerts.
Pour la Conférence des évêques de France, il préside le Conseil pour la communication jusqu'en octobre 2010. Il préside également la commission des évêques d'Europe pour les médias (CEEM) et est consulteur du Conseil pontifical pour les communications sociales à Rome.