Ce Jour-là

Jean-Michel Chevotet

Architecte français

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Jean-Michel Chevotet (11 juillet 1698 à Paris où il meurt le 4 décembre 1772), est architecte du roi et de la première classe de l'Académie royale d'architecture, jardinier français de l'école de Le Nôtre, et spécialiste de l'hydraulique.

Jean-Michel Chevotet naît à Paris sur la paroisse Saint-Sulpice, il est baptisé le 11 juillet 1698. Il est le fils de Jean Chevotet, marchand de vin, et de Marie Madeleine Eli, qui tiennent une boutique dans la rue de Tournon à l'enseigne de l'Hermitage.

Il fait de rapides progrès dans l'art du dessin à l'école des Audran. Cet architecte a sûrement été introduit dans le milieu du bâtiment par son grand-oncle Jean Chouannet, tailleur de pierre, ou par Louis Sublau, également tailleur de pierre. Il faut au mieux imaginer que ses talents de dessinateur l'incitent très vite à exécuter, dès 1718, des relevés d’architecture.[réf. nécessaire]

En 1722, il remporte le Grand Prix de Rome de l'Académie royale d'architecture avec une étude d'arc de triomphe, alors qu'il est l'élève de Jean-Baptiste Alexandre Le Blond. Le prince de Guise et le prince Charles de Lorraine lui confient des travaux importants[Lesquels ?].

Dessinateur talentueux, il illustre plusieurs traités d'architecture dont Versailles immortalisé (1720-1725) de Jean-Baptiste de Monicart et L'Architecture française (1727) de Pierre-Jean Mariette.

En 1732, il devient, par décision du roi, membre de l'Académie royale d'architecture. Il avait levé tous les plans des maisons royales. Il fait construire, sur ses dessins, l'église et la maison les frères de Saint-Jean-de-Dieu, appelés aussi frères de la Charité, à Château-Thierry.

Architecte de l'Académie royale d'architecture

En 1748 et 1753, il soumet sans succès quatre projets pour la future place Louis XV. Il n'est pas davantage retenu en 1764 pour l'agrandissement du Palais Bourbon. En 1749 et en 1751, il est élu à la première classe de l'Académie royale d'architecture, mais ce choix n'étant pas ratifié par le roi, il doit attendre 1754 et la mort de Germain Boffrand pour accéder à cette distinction.

Une clientèle aristocratique fortunée

Malgré un certain mépris de la part de l'entourage du roi[réf. nécessaire], Jean-Michel Chevotet, Prix de Rome, n'en établit pas moins sa réputation d'architecte auprès d'une clientèle aristocratique fortunée et adapte de nombreux hôtels parisiens existants au goût du jour. Ce promoteur et entrepreneur de travaux publics livre des châteaux « clefs en main ».

Une collaboration s'établit entre Pierre Contant d'Ivry, Chevotet et son gendre Jean-Baptiste Chaussard. En 1752, la sœur de Madame Chevotet, Louise Gabrielle Rémond, épouse le peintre du roi Jean Valade. Ce dernier présente aux Salons, à partir de 1755, les portraits des membres de sa belle-famille[réf. nécessaire]. Il est associé à la trilogie d'architectes « Chevotet, Contant, Chaussard ». En 1767, il expose au Salon le portrait de feu le maréchal de Belle-Isle († 1761)[réf. nécessaire], pour qui Contant a construit les écuries du château de Bizy, et Chaussard donne les plans du tombeau dans la Collégiale Notre-Dame de Vernon[réf. nécessaire].

Le château d'Arnouville (1750)

En 1750, le château d'Arnouville à Arnouville-lès-Gonesse est construit pour le contrôleur général des finances de Louis XV, Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville. Celui-ci veut bâtir un château moderne dans un parc à la place du modeste pavillon qu'il a hérité de son père dans ce village, siège d'une seigneurie appartenant à sa famille depuis le XVIIe siècle. Sur des dessins de Pierre Contant d'Ivry, Jean-Michel Chevotet dirige les principaux chantiers et aménage le parc entre 1750 et 1757. Seules les écuries, l'orangerie, une partie du château et l'aménagement du parc sont achevés.

En 1756, Chevotet commence la construction du château de Petit-Bourg, à Évry, pour la présidente Chauvelin (Marie Renée Jacomel, veuve de Louis Chauvelin), sur le domaine que Louis XIV avait offert à Madame de Montespan. L'ancien château est entièrement démoli en 1750 et remplacé par ce nouveau château dans le goût néo-classique. Il dessine également des jardins du château de Petit-Bourg.

Le château de Champlâtreux (1751 et 1757)

Entre 1751 et 1757, Jean-Michel Chevotet construit une autre maison de campagne autour de Paris, le château de Champlâtreux, pour Mathieu-François Molé. Le château de Champlâtreux est un parfait exemple de l'architecture classique, majestueuse, sans excès et conçu pour recevoir.

Dans les années 1735-1740, Jean-Michel Chevotet avait déjà construit les deux pavillons de garde et tracé des jardins à la française ainsi que la demi-lune devant l'entrée. Pour tenir ainsi les coûts, Chevotet crée une briqueterie en face du château, utilise du gypse trouvé sur la propriété pour faire du plâtre, tire le bois des forêts avoisinantes et la pierre des carrières de Luzarches et Saint-Maximin (Oise).

Considérablement enrichi, Jean Michel Chevotet ralentit son activité à partir de 1765, et ses principaux chantiers sont terminés par son gendre Jean-Baptiste Chaussard.

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