Ce Jour-là

Jean-Marie Villot

Cardinal de l'Église catholique romaine

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Jean-Marie Villot est un ecclésiastique français, né le 11 octobre 1905 à Saint-Amant-Tallende (Puy-de-Dôme) et mort le 9 mars 1979 à Rome (Italie). Il a été cardinal secrétaire d'État de 1969 à 1979, ayant ainsi servi sous les papes Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II.

Son père, Joseph Villot, riche propriétaire terrien, est maire de Saulzet-le-Froid (Puy-de-Dôme) de 1906 à 1920. Sa mère, Marie Laville, meurt lorsqu'il a 8 ans.

Après des études secondaires chez les maristes à Lyon, il entre au grand séminaire de Clermont (1923-1925). Puis il entre au séminaire des Carmes à Paris. Après son ordination sacerdotale le 19 avril 1930, il continue ses études à Rome au collège de Saint-Thomas, la future université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin, Angelicum, et soutient un doctorat de théologie à Paris en 1934.

Pierre Gerlier, alors évêque de Tarbes et Lourdes, l'implique dans la préparation du Triduum de la Rédemption célébré dans la célèbre cité mariale en 1935. Celui qui est devenu le cardinal Pierre Gerlier ne l'oublie pas et lui confie la charge de professeur de morale à la faculté de Théologie de Lyon et de directeur de la maison universitaire des prêtres.

Sa nomination au secrétariat général de l'épiscopat français nécessite des voyages à Rome, alors que les évêques ne s'y rendent que pour les visites ad limina. Il est alors en position d'intermédiaire et de conseiller dans les négociations préparatoires de normalisation des relations entre l'État français et le Saint-Siège.

Rapidement proposé à l'épiscopat, il devient auxiliaire de Paris en 1954, en assumant toujours le secrétariat général de l'épiscopat.

Le cardinal Gerlier le demande comme coadjuteur à Lyon. C'est à ce poste qu'il participe activement au concile Vatican II, où il est secrétaire général adjoint. Sa connaissance des milieux romains fait merveille.

Il succède à « son » cardinal en janvier 1965 et est lui-même créé cardinal lors du consistoire du 22 février 1965 avec le titre de cardinal-prêtre de SS. Trinità al Monte Pincio. En deux ans seulement de présence effective il lance son diocèse dans les réformes proposées par le concile et élabore la création du diocèse de Saint-Étienne (effective en 1970).

Mais Paul VI est séduit par ce Français diplomate et organisateur[réf. nécessaire]. Dès 1967, il lui confie des responsabilités romaines (direction de la Congrégation du Concile, qui deviendra la Congrégation pour le Clergé en août 1967). Il voyage beaucoup pour connaître la vie concrète de ce clergé, dont il a la charge, se souciant de sa formation et de sa relation aux populations, aux dépens de sa propre santé.

Cet homme de confiance permet à Paul VI, en le nommant secrétaire d'État en 1969, de confirmer la volonté d'internationalisation de la Curie romaine. Les difficultés ne manquent pas, et le cardinal Villot doit intervenir en particulier sur des dossiers épineux comme le catéchisme hollandais, les tensions entre le primat de Pologne, le cardinal Wyszyński et la secrétairerie d'État pour la nomination des évêques, les difficultés nées d'une certaine théologie de la libération, la Compagnie de Jésus, Marcel Lefebvre[réf. nécessaire]…

Au premier plan de la politique internationale du Saint-Siège, il ouvre des relations diplomatiques avec vingt-cinq pays, et cherche à nouer des relations avec les États marxistes.

Le 12 décembre 1974, il est élevé au rang de cardinal-évêque de Frascati.

C'est lui qui se retrouve de fait responsable de l'Église à la mort de Paul VI. Il préside donc l'ouverture du conclave. Une profonde amitié s'épanouit avec le nouveau pape Jean-Paul Ier :

«J'ai vécu auprès du pape Jean-Paul une expérience ecclésiale unique, d'affection et de confiance», mais cela ne dure que trente-trois jours !

La mort brutale du pape dans la nuit du 28 au 29 septembre 1978 et la préparation difficile du nouveau conclave sont une lourde épreuve. Jean-Paul II lui demande de rester quelques mois, le temps de lui trouver un successeur[réf. nécessaire].

La santé fragile du cardinal usé[Par qui ?], le rythme du jeune pape débouchent sur l'aggravation brutale d'une double pneumonie. Il meurt le 9 mars 1979.

Sa devise était « Auxilium a Domino » (« Le secours vient du Seigneur »).

Rôle prétendu dans la mort de Jean-Paul Ier

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