Jean-Marie Sermier, né le 5 mars 1961 à Nozeroy (Jura), est un homme politique français (député et conseiller régional).
Membre du parti Les Républicains, il est député de la troisième circonscription du Jura depuis 2002 où il est vice-président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Depuis le vendredi 2 juillet 2021, il est conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté où il siège à la commission permanente. Il est également président de la Fédération nationale des élus des entreprises publiques locales (FNEPL) depuis octobre 2017.
Jean-Marie Sermier, né le 5 mars 1961 à Nozeroy (Jura) de parents agriculteurs, est titulaire d'un BTS spécialisé dans la production animale. Il se marie en 1983 et est père de trois enfants.
De 1983 à 1992, il travaille à la Chambre d'agriculture du Jura, d'abord au service technique puis à la réalisation des études de l'autoroute A39. Il devient ensuite viticulteur.
Jean-Marie Sermier a été élu au Conseil municipal de Cramans de 1983 à 2014 et occupe la fonction de maire de 1989 à 2014, en l'emportant chaque fois au premier tour. C'est au cours de ces mandats qu'est fondé, en 1991, le SIVOM du canton de Villers-Farlay dont Jean-Marie Sermier devient le président. Ce SIVOM est remplacé en 1992 par la communauté de communes du Val d'Amour (regroupant alors 24 communes et 9 500 habitants). Jean-Marie Sermier en est le président de 1994 à 2014.
Parallèlement à ses activités municipales, Jean-Marie Sermier est élu conseiller général du Jura dans le canton de Villiers-Farlay. Il devient vice-président du conseil général en 1998. Dans le cadre de ce mandat, Jean-Marie Sermier suit des dossiers relatifs à l'aménagement du territoire sur tout le Jura par exemple, la rénovation du collège de l'Arc ou la zone Innovia. Il négocie avec chacune des 29 communautés de communes du Jura un contrat de partenariat pour la réalisation d'opérations phares[Lesquelles ?].
En 2014, Jean-Marie Sermier est élu maire de Dole, plus grande ville du Jura (24.000 habitants) et sous-préfecture du Département. Il gagne dès le premier tour face au maire PS sortant avec 56,45 % des voix.
Jean-Marie Sermier et son équipe lancent plusieurs projets : rénovation du centre-ville, projet de complexe sportif et aquatique, création d’un multiplex cinéma, déploiement de la vidéoprotection, armement de la police municipale. Ce programme se poursuit lors du mandat de son successeur, Jean-Baptiste Gagnoux.
Il est à l'origine de la création de la première société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) de France, Doléa, chargée de gérer l’alimentation en eau et l’assainissement à Dole.
À la suite de sa réélection lors des élections législatives de 2017, où il obtient 59,25 % des suffrages sur Dole, il doit se conformer aux nouvelles règles relatives au non-cumul des mandats et quitte son poste de maire de Dole au profit de son premier adjoint, Jean-Baptiste Gagnoux. Il reste néanmoins conseiller municipal et conseiller communautaire du Grand Dole, animateur de la majorité municipale.
En juillet 2021, après son élection au Conseil Régional, il démissionne de ses mandats de conseiller municipal de Dole et communautaire au Grand Dole.
Le 16 juin 2002, Jean-Marie Sermier est élu député du Jura (3e circonscription) avec 55,34 % des suffrages face à Dominique Voynet, ancienne ministre du Gouvernement Jospin. Durant cette première législature, il est membre de la commission de la Défense nationale et Forces armées.
Il est réélu en 2007 face au candidat PS Patrick Viverge (54,51 %). Il intègre la commission Développement durable et aménagement du territoire. Il participe notamment aux travaux sur l’agriculture, la valorisation des produits agricoles et le développement des transports ferroviaires publics.
En 2012, c’est face à Sylvie Laroche, candidate PS, qu’il est réélu (53,17%). Resté membre de la commission Développement durable et aménagement du territoire il est élu à sa vice-présidence en 2014.
Il s'investit sur les sujets de la biodiversité (189 interventions) et des infrastructures de transports (37 interventions). Il est l’orateur du groupe Les Républicains sur le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité.
Il participe à plusieurs groupes d’études en particulier ceux ayant trait à la viticulture. Il co-préside une mission parlementaire sur les maladies des bois de la vigne dont le rapport est remis à Stéphane Le Foll, alors Ministre de l’Agriculture, le 27 octobre 2015.
Il est l’auteur ces dernières années de plusieurs propositions de loi, en particulier sur les maladies des bois de la vigne et sur la valorisation des écoles de production.
Il est réélu député en juin 2017 avec 58,27 % des voix (arrivant en tête dans tous les cantons de la circonscription) face à Paul-Henri Bard, candidat Modem. À l’Assemblée nationale, il est élu vice-président de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.