Jean-Marie Pelt, né le 24 octobre 1933 à Thionville en Moselle et mort le 23 décembre 2015 à Vantoux, est un biologiste, pharmacien, botaniste, écologiste, homme politique, écrivain et chroniqueur radio français, professeur agrégé puis professeur honoraire des universités en biologie végétale et pharmacognosie. Il fut adjoint au maire de Metz, ville où il présidait l’Institut européen d’écologie, une association de recherche et de promotion de l'écologie, notamment en milieu urbain.
Jean-Marie Pelt naît le 24 octobre 1933 à Thionville. C’est à Rodemack, un petit village médiéval de Moselle où il passe son enfance, que naît son amour des plantes.
Jean-Marie Pelt est docteur en pharmacie en 1959, il complète sa formation à la faculté des sciences par un diplôme en biologie, puis commence en 1962 une carrière de professeur de botanique, de biologie végétale, de matière médicale et de cryptogamie à la faculté de pharmacie de Nancy. Il enseigne ensuite à partir de 1972 la botanique et la physiologie végétale à la faculté des sciences de l’université de Metz.
Il effectue de nombreuses missions scientifiques à l’étranger. Durant l’été 1967 il voyage pour l’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) à Lomé au Togo où il participe à une étude des pharmacopées traditionnelles. Il est envoyé également en Afghanistan en 1964 et 1967 par le ministère des Affaires étrangères et le CNRS et consacre de nombreuses publications scientifiques à l'écologie végétale et aux pharmacopées traditionnelles de ce pays.
Il a été président d’honneur de la Société française d'ethnopharmacologie et professeur honoraire de l’université Paul-Verlaine (Metz).
Il meurt le 23 décembre 2015 à Vantoux à l'hôpital Robert-Schuman.
Entre 1971 et 1983, il est membre du conseil municipal de la ville de Metz et occupe le poste de maire-adjoint. Il joue un rôle dans la sauvegarde du centre historique de la ville. En plein accord avec Jean-Marie Rausch, le maire de l'époque, on lui doit le plan d'eau, l'affectation du cloître Saint-Clément à la région Lorraine, la restauration du cloître des Récollets, de l'église Saint-Pierre-aux-Nonnains, du musée de la Cour d'Or et enfin la restauration des quartiers des Roches, des Piques et des Tanneurs.
L'environnement le préoccupe depuis longtemps[Quand ?]. Il fonde en 1971, à Metz, l’Institut européen d’écologie, qu’il préside jusqu'à sa mort. Il affirme dès 1977 dans son livre L’Homme re-naturé : « Il paraît chaque jour plus évident que la croissance économique ne se poursuit qu’au prix d’une décroissance écologique, tout comme une tumeur cancéreuse ne s’alimente qu’au détriment de l’organisme qu’elle épuise : dans les deux cas, le bilan final est désastreux ».
Il s’oppose aux organismes génétiquement modifiés (OGM) et cofonde en 1999 avec Corinne Lepage et Gilles-Éric Séralini le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN). Il en est le secrétaire général.
Défenseur de l'agriculture biologique, il est très sollicité par les médias sur les problèmes de sécurité alimentaire ou encore sur l’impact des pesticides sur l'environnement et la santé.
Jean-Marie Pelt est une personnalité connue du grand public grâce à ses nombreuses émissions et documentaires pour la télévision, comme L'Aventure des plantes, ses interventions à la radio, ses multiples ouvrages, sur l’histoire des plantes, l’évolution, l’écologie, ou encore ses conférences.
Il participe aussi à des conférences, mêlant parfois astronomie et écologie avec d'autres interlocuteurs comme Hubert Reeves.
Par ailleurs, Il préside la Fondation européenne de recherche sur l'éducation et l'écologie de la personne et de ses applications sociales (FEREEPAS, délégué général : Franck Steffan).
Il fut membre du comité scientifique de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et du Comité 21 et ambassadeur bénévole de l'environnement de l'Union européenne. Il fut le parrain du groupe de construction écologique Ecologgia et du projet Frontière de Vie en Amazonie équatorienne.
Sa passion pour l'astronomie remonte à son plus jeune âge lorsqu'il observait les étoiles dans le jardin de son grand-père. il écrit dans son ouvrage LHomme re-naturé avoir été dissuadé de devenir astronome en raison de sa faiblesse en mathématiques. Il utilise ce concept "formant de couples dialectiques exprimant la marche du cosmos" et est honoré lorsque l'astronome Eric Walter Elst baptise sa découverte astéroïdale en 1998, du nom de Jeanmariepelt, nom validé par l'Union Astronomique Internationale en 2008. Son ouvrage "Apprenez aux jeunes à regarder les étoiles" est un moyen de relier les étoiles et la création.
Foi, sciences et pseudo-sciences
Petit-neveu de Jean-Baptiste Pelt (1863-1937), 102e évêque de Metz, le catholique Jean-Marie Pelt déplore le fait que l’augmentation de la culture scientifique se traduise par une diminution de la foi et regrette que l’enseignement du darwinisme passe par le postulat de l’athéisme. Il condamne tout autant le créationnisme. Selon lui, science et foi sont deux domaines différents, la première lui permet de comprendre la nature, et sa « foi répond aux questions ultimes ».
Jean-Marie Pelt rejoint en 1956 le parti centriste démocrate-chrétien du MRP (Mouvement républicain populaire). Au sein du parti, il a été fortement influencé dans sa vie, par la personnalité de l'un des « Pères de l'Europe », Robert Schuman. Il fut à partir de cette date, l'ami et le protégé, le collaborateur puis le secrétaire de Robert Schuman jusqu'à son décès en 1963 à Scy-Chazelles en Moselle. Cette partie méconnue de la vie de Jean-Marie Pelt peut se découvrir dans le film réalisé en 1995 pour France 3 Nancy Robert Schuman, le musicien de l'Europe par Pierre De Greef et Malek Kélou. Il écrit dans son livre Heureux les simples : « Il n’est pas interdit à un écologiste botaniste de regarder au-delà de ses horizons scientifiques et professionnels, à une époque où la transdisciplinarité est si à la mode et où pourtant la science n’a jamais été aussi enfermée dans le cloisonnement de ses disciplines ».