Jean-Marie Le Guen, né le 3 janvier 1953 à Paris, est un homme politique français.
Spécialiste des questions de santé publique, membre du Parti socialiste, il fut député, conseiller régional d'Île-de-France, conseiller de Paris, secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement dans les gouvernements Valls I et II, et secrétaire d'État chargé du Développement et de la Francophonie dans le gouvernement Cazeneuve.
Jean-Marie Le Guen est né le 3 janvier 1953 à Paris. Il est marié et père de trois enfants. Après une scolarité aux lycées Michelet, puis Louis-le-Grand (mathématiques supérieures), il poursuit ses études à la faculté de médecine puis de sciences économiques de Paris I. Il est docteur en médecine, diplômé d'études supérieures spécialisées d'économie de la santé.
Lors de ses études, il s'engage en politique au sein du Parti socialiste et plus particulièrement dans le courant Mitterrand, en aidant Édith Cresson à reprendre le contrôle de la jeunesse socialiste. En novembre 1975, il devient ainsi le président du Comité pour l'organisation du syndicat des étudiants de France.
Dès 1977, et pour un an, il est le Premier secrétaire du Mouvement de la Jeunesse Socialiste. En 1980, il s'investit comme membre fondateur de l'Unef-ID, puis, entre 1980 et 1982, comme vice-président de la Mutuelle nationale des étudiants de France. Il est administrateur, puis salarié de la Mutuelle étudiante pendant près de vingt ans (de 1982 à 1997), devenant officiellement, de 1993 à 1997, conseiller médical de la direction. En 1998, il est mis en examen dans le cadre de l'affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif dans cette structure. Les juges lui reprochent près de 1,5 million de francs qui auraient été indûment perçus. En outre, une autre mutuelle créée par la MNEF au terme d'une convention datée du 1er juin 1993, lui aurait versé 330 000 francs de 1994 à 1996. Les juges estimaient qu'il n'y avait pas eu de contrepartie. L'ensemble de la procédure a abouti à un non-lieu.
De 1983 à 1988, il occupe le poste de Rapporteur général du laboratoire d’innovation sociale de la Fédération nationale de la mutualité française.
Dès 1983, il est conseiller du 13e arrondissement de Paris. De 1988 à 1992, il est le député socialiste de la 9e circonscription de Paris, en remplacement de Paul Quilès nommé membre du gouvernement. Lors de cette première mandature, Jean-Marie Le Guen fut le rapporteur de plusieurs projets de loi, notamment de la loi Évin sur le tabac et l’alcool. À partir de 1989, il est également élu au Conseil de Paris, dont il devient le vice-président en 1995. Parallèlement, en 1991, il entre au cabinet d'Édith Cresson à Matignon. Entre 1992 et 1995, il est membre du haut comité de santé publique. Et, de 1992 à 1997, il est conseiller régional d’Île-de-France.
Le 1er juin 1997, Jean-Marie Le Guen est élu député de la 9e circonscription de Paris (13e arrondissement). Inscrit au groupe socialiste, il est membre de la commission des finances à l’Assemblée nationale, et rapporteur spécial du budget de la communication pour cette même commission. À l’automne 1997, il est nommé, par le président de l’Assemblée nationale, président du Conseil de surveillance de la CNAMTS (1997-2002).
Réélu député de la 9e circonscription de Paris le 16 juin 2002, et le 17 juin 2007, il a été délégué de l’Assemblée nationale au Conseil de l'Europe et à l’Union de l'Europe occidentale (UEO) ainsi que membre de la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales. Responsable pour le groupe socialiste des questions de santé et d’assurance maladie, il représente l’opposition au Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie jusqu'en 2012.
Il a été premier secrétaire fédéral de la fédération de Paris du Parti socialiste de 1987 à 2000.
En septembre 2011, il publie Sauvons notre Santé, avant qu'il ne soit trop tard dans lequel il définit les grandes lignes d'une politique de santé ambitieuse, pérenne et efficace. Président du Groupe d’études parlementaire sur l’obésité, il est également l’auteur de « Obésité, le nouveau mal français ». Il est enfin l’auteur de l’essai Retraites et vieillissement : pour un nouveau contrat social.
Sous le second mandat de Bertrand Delanoë (2008-2014), il est maire-adjoint de Paris, chargé de la Santé publique et des relations avec l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Il a présidé le conseil d’Administration de l’AP-HP de juin 2008 à juin 2010, puis le conseil de surveillance de l'AP-HP de juin 2012 à mai 2014.
En 2010, en compagnie de Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen prône une augmentation de la TVA « assortie de l'abrogation du bouclier fiscal, des niches fiscales injustifiées ou de la TVA réduite sur la restauration ».
Depuis 2010, il anime le groupe de réflexion « Grand Paris des Citoyens » sur les problématiques de l’agglomération parisienne, proposant notamment de construire des logements sociaux dans le 16e arrondissement ou d'organiser une nuit du 4 août pour le Grand Paris afin de renforcer la solidarité entre les territoires d'Île-de-France.
En août 2011, alors que la France doit prendre position sur la demande d'adhésion à l'ONU de la Palestine, Jean-Marie Le Guen signe, contre la position de son parti, une « lettre à Nicolas Sarkozy » initiée par l'UMP Claude Goasguen, qui lui demande solennellement de « s'opposer à la résolution visant à imposer de façon unilatérale la reconnaissance d'un État palestinien ».
Il se prononce en faveur de la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la primaire présidentielle socialiste de 2011, puis lui apporte son soutien lorsque celui-ci est accusé d'agression sexuelle à New York. Strauss-Kahn ne pouvant se présenter, Jean-Marie Le Guen soutient par la suite François Hollande, qui en décembre 2011, le nomme responsable des questions de santé au sein de son équipe de campagne.
Réélu député de Paris lors des législatives de 2012, il est le seul adjoint de Bertrand Delanoë à ne pas démissionner de ses fonctions de l'exécutif municipal dans le cadre du non-cumul des mandats.
Secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement