Jean-Luc Coatalem, né à Paris en 1959, est journaliste et écrivain français.
Jean-Luc Coatalem est d'origine bretonne (Finistère). Dans le sillage d’une famille d’officiers, Jean-Luc Coatalem passe son enfance en Polynésie à Tahiti et son adolescence à Madagascar. Les déménagements répétés lui donnent le goût de l’ailleurs et le rendront boulimique de voyages.
Revenu à Paris, il travaille dans l’édition puissent tant que journaliste, collabore à Grands Reportages, Figaro Magazine, Vogue et Géo, où il est nommé rédacteur en chef adjoint. Il parcourt près de 80 pays, « à pied, à cheval, en ULM et en brise-glaces ».
À la trentaine, cet écrivain voyageur, romancier, nouvelliste et essayiste pour qui « tous les voyages finissent en livres et tout part d'une lecture », publie ses récits bourlingueurs (Mission au Paraguay, Suite indochinoise...) et des romans drolatiques comme Capitaine ou Le Fils du fakir (inspiré de la vie du fakir Ben-Ghou-Bey).
En 1992, il est avec Nicolas Bouvier et Gilles Lapouge l'un des neuf signataires du Manifeste pour une littérature voyageuse, sous l'égide de Michel Le Bris.
En 2001, son Je suis dans les mers du Sud, essai sur Paul Gauguin, est distingué par quatre prix et trois traductions, dont l'anglais. Il confirme sa notoriété par une ode à la géographie et à l’errance, La consolation des voyages.
Il aborde ensuite l'écriture intimiste. Il faut se quitter déjà, en 2008, une errance mélancolique et amoureuse, entre Buenos Aires et Montevideo. Le Dernier roi d'Angkor, inspiré de l'adoption d'un orphelin cambogdien, évoque la déchirure d'avec un passé aboli.
Après Le Gouverneur d’Antipodia, huis-clos austral, il publie Nouilles froides à Pyongyang, récit de voyage sous la dictature de Kim Jong-Il.
Il est suivi de Fortune de mer, polar poétique qui se déroule à Ouessant, chez Stock, en 2015.
Avec Mes pas vont ailleurs (Stock, 2017), consacré à Victor Segalen, il a obtenu le Prix de la Langue française et le Prix Femina essai.
La part du fils est publié chez Stock en 2019. Cet ouvrage a été sur les listes de l'Académie française, de l'Interallié, finaliste au Renaudot et au Goncourt.
En 2002 et 2004, Jean-Luc Coatalem collabore avec Jacques de Loustal, pour deux albums de bande dessinée : Jolie mer de Chine et Rien de neuf à Fort-Bongo (Casterman, 2002 et 2004) en y incluant des références à Tintin d'Hergé qu'il apprécie.
Il a reçu le Grand prix Jean-Giono et a été le Choix Goncourt de la Géorgie.
Il est traduit régulièrement en italien et en chinois.
Passionné d'art, il a participé à des catalogues autour du sculpteur Denis Monfleur (La Table ronde), de François Dilasser (La Navire), de Miles Hyman (Locus Solus) et François Avril (Locus Solus).
Il a été élu « Écrivain de Marine », en 2021.
Par ailleurs, il est juré au Prix des Deux Magots et au Prix des Ecrivains de Marine.
Zone tropicale, Le Dilettante, janvier 1988