Ce Jour-là

Jean-Loup Dabadie

Écrivain français, parolier et scénariste

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Jean-Loup Dabadie, né le 27 septembre 1938 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 24 mai 2020 dans la même ville, est un homme de lettres français.

Journaliste, romancier, auteur de sketches et de chansons, auteur et metteur en scène dramatique, traducteur, scénariste et dialoguiste, il est élu à l'Académie française le 10 avril 2008 au fauteuil de Pierre Moinot.

Jean-Loup Dabadie est le beau-frère de Robert Charlebois.

Fils du parolier Marcel Dabadie (1913-2012) (ayant notamment travaillé pour Maurice Chevalier, Jean Sablon, Julien Clerc, Les Frères Jacques) et de Maddalena Mennella (1914-2009), d'origine italienne, Jean-Loup Dabadie voit le jour à Paris en 1938. Il passe son enfance chez ses grands-parents à Grenoble où il est scolarisé au lycée Champollion. Il poursuit ses études à Paris au lycée Janson-de-Sailly puis au lycée Louis-le-Grand. Étudiant en lettres à Paris, le jeune homme se passionne pour l’écriture.

En 1957, à dix-neuf ans, Jean-Loup Dabadie publie son premier roman, intitulé Les Yeux secs, aux éditions du Seuil, suivi l’année suivante par Les Dieux du foyer. Pendant ses débuts de romancier, le jeune auteur amorce une carrière de journalisme grâce à Pierre Lazareff, dirigeant de Candide. Au cours de cette période, il collabore à la création de la revue Tel Quel, avec Philippe Sollers et Jean-Edern Hallier, et il écrit des critiques de films et des reportages pour Arts.

Sketches, télévision, cinéma et théâtre

Déjà fort occupé, Dabadie écrit dès 1962 pour la télévision. Il fait alors équipe avec Jean-Christophe Averty et Guy Bedos pour les émissions produites par Michèle Arnaud (Histoire de sourire et Les Raisins verts). Vient, ensuite, le temps du service militaire, pendant lequel il est affecté dans un régiment de parachutistes à Tarbes.

Au cours de son service, l’auteur envoie quelques sketchs à Guy Bedos, dont Bonne fête Paulette et Le Boxeur. Peu après, en 1963, alors que Dabadie regarde la télévision, il voit Bedos interpréter ses deux sketchs. Cette nouvelle collaboration donnera naissance aux sketchs Monsieur Suzon, Un jeune homme de lettres, Dernier dans la première.

Jean-Loup Dabadie amorce, pendant les années 1960, une carrière de scénariste. Il collabore, au fil des années, avec les réalisateurs français Claude Sautet (Vincent, François, Paul… et les autres, Les Choses de la vie, César et Rosalie, Max et les Ferrailleurs, Une histoire simple, Garçon !), Yves Robert (Clérambard, Salut l'artiste, Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis, Courage fuyons), Claude Pinoteau (Le Silencieux, La Gifle, La Septième Cible), et François Truffaut (Une belle fille comme moi, 1972).

Sa carrière est également marquée par le théâtre. Il a signé quelques pièces dont La Famille écarlate (1967), et adapté en français plusieurs autres pièces Le Vison voyageur (1969), Madame Marguerite (1974) et Double mixte (1986).

En 1967, il écrit, sur une musique de Jacques Datin qu'il considère comme son parrain, Le Petit Garçon pour Serge Reggiani. L'interprète enregistrera pendant sa carrière plusieurs titres signés Dabadie : Et puis (1968), De quelles Amériques (1970), L'Italien (1971), Hôtel des voyageurs (1972), Les Mensonges d'un père à son fils (1972), Le Vieux Couple (1972), La Chanson de Paul (1975).

Régine, qui se lance dans la chanson, se cherche un répertoire (elle a chanté Gainsbourg et Frédéric Botton). En 1968, elle enregistre une chanson de Dabadie : Il m'a laissé deux cigarettes. Puis en 1969 L'Accident et, en 1970, Les Filles de la rue d'Amérique. Enfin, en 1978, Jean-Loup Dabadie écrit pour elle Moi mes histoires.

Il compose deux chansons pour Michel Polnareff en 1969 : Tous les bateaux, tous les oiseaux et Ring a ding. Cette collaboration se poursuit tout au long de la décennie : Dans la maison vide (1970), Holidays (1972), On ira tous au paradis (1972), Lettre à France (1977), Jour après jour, Nos mots d’amour.

Mireille Mathieu chante également ses textes, avec plus ou moins de succès : C’est la vie mais je t'aime (1970), Pour toi (1970), L'Homme qui sera mon homme (1971) et C'était dimanche (1972). Il compose pour Claude François : Je danse (1971) et Nina nana (1972). Parmi les autres interprètes de chansons composées par Jean-Loup Dabadie à cette époque, on peut citer : Marcel Amont (Dagobert, 1970, L’École), Michèle Arnaud (La Maison), Barbara (Marie-Chenevance, 1971), Dalida (Le Clan des Siciliens, 1970), Juliette Gréco (Ta jalousie, 1974), Marie Laforêt (La Ballade de Clérambard) et Dominique Walter (Les Années 1970, 1969, L’Enfant sur la montagne).

En 1974, il écrit un texte pour Jean Gabin, Maintenant je sais, d'après la chanson But now I Know composée par Philip Green.

Au milieu des années 1970, Jacques Dutronc, qui diversifie ses auteurs, collabore avec Dabadie : J'comprends pas (1975) et Mais surtout sentimentale (1975). Petula Clark interprète Dans la ville, en 1973. Pour Nicole Croisille, il écrit La Femme et l'Enfant en 1977, puis David, et Au revoir et merci.

À la même époque, Julien Clerc amorce un virage et a besoin de nouveaux paroliers. En 1976, Dabadie lui écrit la chanson Le Cœur trop grand pour moi et, en 1978, Ma préférence, qui devient un classique de son répertoire. La collaboration entre Julien Clerc et Jean-Loup Dabadie donne notamment naissance au fil des années à L’assassin assassiné (1980), Femmes, je vous aime (1982), Je suis mal et Elle danse ailleurs (1997), entre autres.

Au début des années 1980, Robert Charlebois, qui amorce lui aussi en quête de renouvellement, se tourne vers Dabadie : Nuage no 9 (1979), Meurs pas (1982), Les chiffres parlent (1982). Pendant cette période, l'auteur signe les dernières chansons d'Yves Montand (L'Addition, 1980, Valentin). Johnny Hallyday interprète J'ai épousé une ombre tiré du film éponyme (1983).

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