Ce Jour-là

Jean-Claude Marcourt

Politicien belge

Anúncio

Jean-Claude Marcourt, né à Awans (Province de Liège) le 16 octobre 1956, est un homme politique socialiste belge. Il est ministre au sein du gouvernement wallon de 2004 à 2017 et au sein du gouvernement de la Communauté française de Belgique de 2009 à 2019. Il est président du Parlement wallon du 13 septembre 2019 au 20 décembre 2022, date à laquelle il est contraint de démissionner à la suite d'un scandale politique lié aux dépenses du Parlement, ainsi qu'à un voyage qu'il a effectué à Dubaï.

Licencié en droit de l’université de Liège (1979), il exerce la profession d’avocat, où il défend notamment les intérêts de George Forrest, et rejoint un premier cabinet ministériel, celui de Willy Claes, en 1988 en tant qu’expert pour la sidérurgie. Il entame, dès 1992, un long parcours de chef de cabinet des ministres Guy Mathot (1992-1994), Bernard Anselme (1994-1995), Jean-Claude Van Cauwenberghe (1995-1997), Elio Di Rupo (1998-1999) et Laurette Onkelinx (1999-2004), au sein de gouvernements de la Région wallonne, de la Communauté française et de l’État fédéral.

À la suite des élections régionales et européennes de juin 2004, il devient ministre de l’Économie et de l’Emploi de la Région wallonne dans un gouvernement présidé par Jean-Claude Van Cauwenberghe. Il lance et pilote alors le plan Marshall. En octobre 2005, quand Elio Di Rupo succède à Jean-Claude Van Cauwenberghe, il reçoit la compétence du Commerce extérieur. En 2007, il devient, en sus, ministre du Patrimoine.

Depuis le 4 décembre 2006, il est également conseiller communal de la ville de Liège.

Jean-Claude Marcourt fait partie en 2008 du groupe des 18 responsables politiques chargés de négocier la prochaine réforme de l’État sous la houlette d’Yves Leterme.

Aux élections du 7 juin 2009, il emmène la liste PS pour le Parlement européen qui, premier parti, remporte trois sièges sur les huit du collège francophone. À titre personnel, il récolte 155 409 voix de préférence. Appelé à rempiler au poste de ministre, il ne siègera toutefois pas à Strasbourg.

Il est en effet nommé vice-président des gouvernements de la Wallonie et de la Communauté française de Belgique à la tête, d’un côté, de l’Économie, des PME, du Commerce extérieur et des Technologies nouvelles et, de l’autre, de l’Enseignement supérieur.

En 2010, pendant la plus longue crise politique que connut la Belgique (541 jours sans gouvernement fédéral entre Leterme II et Di Rupo), il coprésida avec Jan Jambon un groupe dit de haut niveau chargé de plancher sur la réforme de la loi de financement.

À l’automne 2011, il lance Creative Wallonia, programme-cadre destiné à placer l’économie wallonne sous le double signe de l’innovation et de la créativité. En octobre 2012, aux élections communales, il pousse la liste socialiste à Liège. Il réalise le deuxième meilleur score derrière le bourgmestre, tête de liste. Aux lendemains des élections, il devient chef de groupe au conseil communal.

En 2012 également, il lance le programme NEXT, axe transversal et multi sectoriel de politique industrielle en Wallonie.

Au cours de cette législature, il initie « Reverse Metallurgy », qui réunit différents partenaires industriels et académiques wallons dans le but de permettre le développement de techniques capables de récupérer les matériaux rares au départ de matériaux recyclés. Par ailleurs, à la Communauté française de Belgique, Jean-Claude Marcourt pilote la réforme du paysage de l’enseignement supérieur. En janvier 2014, l’ARES, Académie de recherche et d'enseignement supérieur, est mise sur pied.

Aux élections du 25 mai 2014, il emmène la liste PS pour le Parlement wallon à Liège. Il récolte plus de 38 000 voix de préférences, faisant de lui le premier élu de l'arrondissement de Liège.

Le 22 juillet 2014, il est reconduit à la vice-présidence des Gouvernements de la Région wallonne et de la Communauté française de Belgique, à la tête, à la Région wallonne, de l'Économie, de l'Industrie, de l'Innovation et du Numérique, ainsi que de l'économie sociale et du commerce extérieur, et en Communauté française de Belgique, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias.

À la suite de la décision le 19 juin 2017 du président du cdH, Benoît Lutgen, de ne plus continuer à gouverner avec le PS, le Parlement de Wallonie a voté la motion de méfiance constructive déposée contre le gouvernement Magnette, le 28 juillet 2017. À l’issue du vote, sept nouveaux ministres (4 libéraux et 3 démocrates-humanistes) ont prêté serment et composent le nouveau gouvernement wallon jusqu'à la fin de la législature en 2019. Jean-Claude Marcourt conserve quant à lui ses compétences de Vice-Président et Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias en Communauté française de Belgique, jusqu'en 2019 et la formation du gouvernement Jeholet.

Le 13 septembre 2019, il est élu président du Parlement wallon. Il est, en outre, désigné comme négociateur de son parti pour la formation du gouvernement fédéral.

Dans la tourmente depuis septembre 2022 à la suite de l'affaire du Greffier, il accepte finalement de « démissionner collectivement » le 12 décembre de la même année sous la pression de son président de parti .

Réformes de la législature 2014-2019

Le 29 mai 2015, le gouvernement Magnette lance le Plan Marshall 4.0 qui poursuit le travail entamé depuis 2006 grâce aux deux premiers plans. Ce plan de 2,4 milliards d’euros renforce les actions en faveur d’un cadre propice à la création d’activités et d’emplois, consolide l’attention prioritaire à la formation, à la recherche et à sa valorisation, poursuit les efforts en matière de mobilisation du territoire à des fins de dynamisation du tissu économique et concentre son action de soutien à la transition énergétique. La dimension numérique est intégrée et a pour ambition de placer la Wallonie en pointe dans le cadre de la quatrième révolution industrielle. Une attention particulière est également portée à l’économie circulaire.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Jean-Claude Marcourt | World in Stories