Ce Jour-là

Jean-Baptiste Charcot

Médecin, explorateur polaire et sportif français

Anúncio

Jean-Baptiste Étienne Auguste Charcot, souvent appelé commandant Charcot, né le 15 juillet 1867 à Neuilly-sur-Seine et mort le 16 septembre 1936 en mer (à 30 milles au nord-ouest de Reykjavik), est un médecin, explorateur polaire français et un officier de la marine française.

Sportif, il fut champion de France de rugby à XV en 1896 et fut également double médaillé d'argent en voile aux Jeux olympiques d'été de 1900.

En 1911, il est nommé directeur d'études de l'École pratique des hautes études (EPHE), au sein de la IIIe section intitulée sciences naturelles et physiologie. Il dirige le Laboratoire de recherche maritime, laboratoire flottant correspondant au Pourquoi Pas ? IV. Il restera directeur d'études à l'EPHE jusqu'à son décès en 1936.

Fils du médecin Jean-Martin Charcot, Jean-Baptiste Charcot fréquente de 1876 à 1885, l'École alsacienne, où il pratique beaucoup le sport (boxe, rugby à XV, escrime). En classe de 5e, il fonde avec quinze camarades de classe les « Sans Noms », une société scolaire avec laquelle il organise en 1880 un des premiers, voire le premier, match scolaire de rugby à XV en France.

À cette même époque, il rédige les aventures d'un trois-mâts en Patagonie pour un petit journal illustré. L'été, il pratique la voile à Ouistreham.

De 1883 à 1887, il fait de nombreux voyages avec son père (pays de Galles, Shetland, Hébrides, îles Féroé, Islande, île Jan Mayen, Pays-Bas, Espagne et Maroc) et en garde une véritable phobie des pays trop chauds. En 1888, il accomplit son service militaire au 23e bataillon de chasseurs alpins en qualité de médecin auxiliaire.

En 1891, reçu au concours d'internat d'études de médecine, il fait, en qualité de médecin, un voyage en Russie avec son père.

En 1892, il achète son premier yacht (Daisy, un petit cotre qu'il rebaptise le Courlis), un sloop de 8,30 m avec lequel il apprend à régater. En 1893, son père, Jean-Martin Charcot, meurt d'un œdème du poumon. Jean-Baptiste fait construire par le chantier Bonnin à Lormont/Bordeaux son premier bateau qu’il baptise Pourquoi-Pas ? : il s’agit d’un cotre de 19,50 m (20 tonneaux). Cette même année, il est interne à l'hôpital de la Salpêtrière puis à l'hôpital Saint-Antoine à Paris.

En 1894, il fait une croisière de deux semaines. L'année suivante, il soutient sa thèse de doctorat sur L'atrophie musculaire progressive, et devient docteur en médecine à la faculté de Paris, le 5 juin 1895. L'année de son doctorat, une infirmière de l’hôpital de la Salpêtrière meurt en couches en lui donnant une fille, Marie-Louise (1895-1927), surnommée Marion. Cette même année, il est également finaliste du championnat de France de rugby, au poste de pilier droit de l'Olympique, club qu'il a fondé avec des amis du Racing Club de France.

Le 18 novembre 1896, il épouse Jeanne Hugo, petite-fille de Victor Hugo, divorcée de son ami d'études Léon Daudet. La même année, il est champion de France de rugby, toujours avec l'Olympique.

Il revend son bateau, qu'il remplace par un trois-mâts barque en bois de 26 m, le Pourquoi-Pas ? II. En 1897, il change de bateau pour une goélette en fer de 31 m, avec moteur à vapeur, le Pourquoi-Pas ? III. En 1898, il remonte le Nil jusqu'à Assouan en compagnie du milliardaire Vanderbilt.

En 1899, séduit par les modifications et les améliorations apportées par le propriétaire intermédiaire, il rachète son ancien trois-mâts barque, le Pourquoi-Pas ? II, et va croiser dans les eaux britanniques.

En 1900, il est double médaillé d'argent aux Jeux olympiques de Paris dans l'épreuve de voile.

En 1901, il effectue des recherches nautiques, météorologiques et microbiologiques vers l'archipel des Shetland, les Hébrides et les îles Féroé.

En 1902, il est versé dans la réserve de la Marine nationale. Il acquiert une goélette en fer de 214 tonneaux (la Rose-Marine), réalise une croisière avec son épouse à l'île Jan Mayen. Puis il navigue vers l'Islande, franchit pour la première fois le cercle polaire arctique et approche des glaces.

Il a aussi acquis dans les années 1895-1900 un chalet en bois de style suisse dans la ville d'eau d'Aix-les-Bains, en Savoie.

Les expéditions en Antarctique

En 1903, Jean-Baptiste Charcot fait construire à Saint-Malo un trois-mâts goélette de 32 mètres, Le Français. Pour suivre de plus près les travaux, il s'installe à proximité de Saint-Servan, dans une demeure dominant la Rance, au lieu-dit La Passagère. Il monte la première expédition française en Antarctique, qui hiverne sous le vent de l'île Wandel. Le 4 mars 1905, l'expédition quitte la péninsule Antarctique, après un hivernage sans encombre. Il s'agit du premier hivernage d'une expédition scientifique dans les Pôles après celui du belge de Gerlache sur la Belgica entre 1897 et 1899. Les objectifs scientifiques sont dépassés : 1 000 km de côtes découvertes et relevées, trois cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au Muséum national d'histoire naturelle. Le bateau est revendu à la marine argentine. Dès son retour en France, Charcot divorce et s'installe chez sa sœur Jeanne, avec sa fille Marion.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Jean-Baptiste Charcot | World in Stories