Javier Romo Oliver, né le 6 janvier 1999 à Villafranca de los Caballeros, est un coureur cycliste espagnol. Il fait partie de l'équipe Movistar.
Débuts dans le triathlon et passage au cyclisme
Javier Romo commence sa carrière sportive par le triathlon. Il réalise ses débuts en compétition avec une structure implantée à Tomelloso, avant d'intégrer un club d'Albacete. Dans cette discipline, il se classe notamment huitième des championnats du monde juniors en 2017, ou encore quatrième des championnats d'Espagne en 2018. Il doit cependant faire face à la pandémie de Covid-19, qui suspend la totalité des épreuves pour les triathlètes. En raison de cet arrêt, il choisit de se consacrer au cyclisme. Grâce à un ami cycliste, il rencontre Héctor Carretero lors d'un entraînement. Il a aussi l'occasion de rouler dans des cols avec Óscar Sevilla, qui s'entraîne occasionnellement en Espagne. Impressionné par ses aptitudes, ce dernier l'encourage à tenter sa chance dans le milieu du vélo.
En juillet 2020, il intègre le club basque Baqué Ideus BH. Avec cette formation, il prend la sixième place du championnat de Navarre, remporté par son coéquipier Jon Barrenetxea. C'est sa première participation à une course cycliste officielle. Le mois suivant, il se présente au départ des championnats d'Espagne, dans la catégorie des espoirs. Alors qu'il n'est pas cité parmi les favoris, il crée la surprise en remportant le titre sur la course en ligne, à l'issue d'un raid solitaire. Il repousse à cette occasion ses poursuivants à plus de deux minutes. Quelque temps plus tard, il se classe troisième du Tour de Cantabrie chez les amateurs. Il termine ensuite quatrième du Tour de la province de Valence.
Il passe professionnel dès 2021 au sein de l'équipe World Tour Astana-Premier Tech, qui lui fait signer un contrat de trois ans. En mars, il passe tout proche du succès en terminant deuxième d'une étape de la Semaine internationale Coppi et Bartali, derrière le Danois Jonas Vingegaard. Il conclut cette même épreuve à la cinquième place du classement général. Dans les mois qui suivent, il finit onzième du Tour de Turquie, puis huitième du Tour de Hongrie. Il est aussi échappé sur la Classique de Saint-Sébastien. Sa saison 2022 est en revanche plus discrète. Il obtient pour meilleur résultat une cinquième place sur le contre-la-montre en côte du Sibiu Cycling Tour.
En 2023, on le retrouve dans une échappée au Tour de la Communauté valencienne, sur Paris-Nice et au Tour du Pays basque. Lors de cette dernière épreuve, il abandonne sur la troisième étape, en raison d'une chute. Victime d'une fracture de la mâchoire, il se casse aussi une fistule. Ces blessures le contraignent à suivre une convalescence. Il reprend néanmoins la compétition durant l'été, à l'occasion des championnats d'Espagne. Au mois d'août, il termine septième et meilleure jeune du Tour de Burgos. Il participe ensuite au Tour d'Espagne, son premier grand tour. Présent dans des échappées, il quitte l'épreuve au matin de la 10e étape, en raison d'une chute et d'une fracture à une vertèbre.
2024 : première année chez Movistar
Après trois saisons passées chez Astana, Javier Romo rejoint la formation espagnole Movistar en 2024. Sous ses nouvelles couleurs, il conclut le Tour de la Communauté valencienne à la neuvième place. En juin, il montre ses progrès au niveau World Tour en se classant douzième du Critérium du Dauphiné. Grâce à cette performance, il est sélectionné par son équipe pour disputer le Tour de France. Échappé à deux reprises, il termine septième de la 9e étape et vingt-troisième du classement général. Le 7 août, il finit cinquième de l'étape reine du Tour de Burgos. Au mois de septembre, il réalise un bon enchaînement sur le territoire italien en se classant quatrième du Grand Prix de Larciano et septième du Tour de Toscane.
2025 : victoire d'étape au Tour Down Under
En 2025, il change de programme en reprenant la compétition en Océanie. Lors du Tour Down Under, il obtient son premier succès professionnel en s'imposant sur la troisième étape, après avoir attaqué dans la dernière difficulté du jour. Il s'empare du maillot de leader, qu'il perd finalement sur l'étape reine. Javier Romo termine néanmoins deuxième du classement général, derrière l'Équatorien Jhonatan Narváez. Le 2 février, il prend la quatrième place de la Cadel Evans Great Ocean Road Race. À son retour en Europe, il participe à la Faun-Ardèche Classic. Alors qu'il se trouve dans le groupe de tête, il fait partie des coureurs qui se trompent de route dans le final. Il doit se contenter de la septième place, sans avoir pu se mêler à la victoire.
Début mai, il se classe dixième du Tour de Romandie. En été, il prend part à son second Tour d'Espagne. Comme à son habitude, il adopte un comportement offensif en se glissant dans des échappées. Le 2 septembre, il finit troisième de la 10e étape, derrière Jay Vine et son coéquipier Pablo Castrillo. Deux jours plus tard, il s'isole en tête sur la 12e étape, aux côtés de son compatriote Juan Ayuso. Battu au sprint par ce dernier, il doit se contenter de la deuxième place. Lors de la 15e étape, il chute après avoir été gêné par un manifestant propalestinien, qui a fait irruption sur la route. Insuffisamment remis, il abandonne le lendemain de la seconde journée de repos.
2026 : troisième d'une étape au Tour du Pays basque
En mars 2026, Javier Romo se classe douzième de Tirreno-Adriatico. Le mois suivant, il participe au Tour du Pays basque. Lors de l'étape reine, il parvient à rattraper Paul Seixas et Florian Lipowitz dans l'avant-dernière ascension. Il est cependant victime d'une chute en pleine montée, après un contact avec un spectateur. Distancé, l'Espagnol doit se contenter de la troisième place. Il termine cette épreuve à la septième place du classement général.
Alors qu'il évolue chez Movistar, son directeur sportif Maximilian Sciandri le décrit comme un « coureur complet, fort en montée, compétitif en contre-la-montre » et capable de bien sprinter dans un petit groupe. Passionné de tauromachie, Javier Romo est aussi très attaché à sa foi chrétienne. En mai 2026, l'Andalou indique avoir « lu la Bible quatre fois ». Il emporte cet ouvrage religieux sur chaque course.
Champion d'Espagne sur route espoirs
4e de la Cadel Evans Great Ocean Road Race
Résultats sur les grands tours
2026 : non-partant (12e étape)