Jani Allan, née le 11 septembre 1952 à Gauteng et morte le 25 juillet 2023 à Newtown (comté de Bucks, Pennsylvanie), est une journaliste sud-africaine.
Elle est une chroniqueuse célèbre et très médiatisée. Elle défraie régulièrement la chronique pour des articles controversés et provocateurs et pour ses relations personnelles ambigües.
Jani Allan est chroniqueuse pour le journal centriste, The Sunday Times, le plus important hebdomadaire du pays, de 1980 à 1989. Elle contribue par la suite de nombreux médias britanniques et sud-africains.
Jani Allan est adoptée à l'âge d'un mois par un couple anglo-sud-africain aisé, John Murray Allan, un ancien rédacteur en chef adjoint du quotidien de Johannesburg, The Star et Janet Sophia Henning, une antiquaire de Randburg. Son père adoptif meurt lorsqu'elle a dix-huit mois et sa mère se remarie avec Walter Eric Monteith Fry. La famille vit à Randburg avant de déménager à Sandton. Jani Allan fréquente les écoles primaires Franklin D. Roosevelt et de Blairgowrie à la même époque que l'écrivain Rian Malan, puis Roedean School (en) et Greenside High School (en).
D'après sa mère, elle est une enfant douée, particulièrement pour la musique. Elle est une musicienne prodige : elle a une formation de pianiste classique et, encore enfant, elle enregistre un concert de piano pour la télévision et fait ses débuts dans l'Orchestre symphonique de Johannesburg à l'âge de dix ans.
Elle est diplômée de l'université du Witwatersrand, notamment en Beaux -Arts. Le galeriste Trevor Coleman lui organise une exposition personnelle.
Avant de devenir journaliste, Jani Allan travaille comme modèle photographique et enseigne l'art et l'anglais. Elle publie une série de critiques de musique classique pour le quotidien The Citizen.
Jani Allan travaille pour le journal The Sunday Times entre 1980 et 1989.
Elle écrit d'abord des chroniques et des critiques musicales (Radio Jani). En 1986, elle publie Jani Allan's Week, sur les événements glamour de la jet set sud-africaine avec des interviews de personnalités.
L'année suivante, elle se trouve à Maurice pour un reportage sur la pêche quand le vol 295 de la South African Airways s'écrase sur l'île, ne faisant pas de survivants. Avec son collègue Geoff Allan, ils sont les premiers journalistes sur place et publient un reportage conjoint dans le Sunday Times.
Elle est désignée comme « La personne plus admirée » dans un sondage de Gallup en 1987.
In 1988, sa rubrique Jani Allan's Week est remplacée par Face To Face, avec une orientation politique plus marquée. A cette époque l'Afrique du Sud est de plus en plus isolée au niveau international à cause de sa politique d'apartheid. Dans ce contexte, Jani Allan rencontre les principaux acteurs politiques du pays, comme Eugène Terre'Blanche, Winnie Mandela, Denis Worrall et Mangosuthu Buthelezi.
À la suite d'une tentative d'assassinat sur sa personne, dans son appartement à Johannesbourg en 1989, elle quitte le pays pour vivre en Angleterre. A Londres, elle travaille pour des journaux comme l'Evening Standard, The Sunday Times et The Spectator mais continue de travailler à distance pour la presse sud-africaine, notamment dans la rubrique Jani at large - Jani Allan - reporting from London.
Après un exil britannique de six semaines, elle retourne à Johannesbourg mais, peu de temps après, on lui demande de démissionner en raison d'une liaison supposée avec Eugène Terre'Blanche, le leader pro-apartheid. Sa collaboration avec le Sunday Times prend fin en septembre 1989.
Jani Allan retourne à Londres. En 1990, elle est une chroniqueuse régulière pour l'hebdomadaire sud-africain Scope où elle a une rubrique à son nom, Jani Allan et publie occasionnellement dans le Sunday Times de Londres des interviews de personnalités et des papiers d'opinion.
En 1992, elle réclame à Channel 4 des dommages-intérêts pour la diffusion d'un documentaire par Nick Broomfield concernant cette prétendue aventure avec Eugène Terre'Blanche, le chef de file du Mouvement de résistance afrikaner.
Plus tard, elle travaille aussi pour South African Broadcasting Corporation et l'agence de presse londonienne de Cliff Saunders, l'Evening Standard, the Spectator, le Daily Mail, The Salisbury Review et Searchlight.
Retour en Afrique du Sud (1996-2001)