James Madison (/ˈd͡ʒeɪmz ˈmædɪsən/), né le 16 mars 1751 à Port Conway (Colonie de Virginie) et mort le 28 juin 1836 à Montpelier (Virginie), est un théoricien politique et homme d'État américain. Membre du Parti républicain-démocrate, il est le 4e président des États-Unis, en fonction du 4 mars 1809 au 4 mars 1817. Considéré comme l'un des principaux Pères fondateurs des États-Unis et décrit comme le « père de la Constitution », il joue un rôle majeur dans la rédaction de la Constitution des États-Unis en 1787 et du Bill of Rights en 1789, avant de diriger le pays pendant la guerre anglo-américaine de 1812. James Madison est aussi propriétaire d'une plantation sur laquelle travaillent une centaine d'esclaves.
Né dans l'actuelle Virginie dans une famille de planteurs aisés, il étudie à l'université de Princeton (alors appelé College of New Jersey) où il se distingue en philosophie et en sciences politiques. Madison joue un rôle crucial lors de la Convention de Philadelphie, où il propose le plan de Virginie, qui est devenu la base de la Constitution américaine. Il est également impliqué dans la rédaction de la Constitution de Virginie.
En collaboration avec Alexander Hamilton et John Jay, Madison écrit Les Papiers fédéralistes, une série d'essais influents en faveur de la ratification de la Constitution. Il est également à l'origine du Bill of Rights, les dix premiers amendements à la Constitution, qui garantissent les libertés individuelles.
Madison devient le quatrième président des États-Unis (1809-1817). Pendant son mandat, il doit faire face à la guerre de 1812 contre le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, un conflit qui contribue à renforcer le sentiment d'identité nationale américaine. Sa présidence voit également des progrès dans l'expansion vers l'ouest du pays.
Après avoir quitté ses fonctions, Madison retourne dans sa plantation de Montpelier, où il passe les dernières années de sa vie en compagnie de ses esclaves, tout en restant actif dans la sphère politique et intellectuelle. Son héritage est celui d'un champion du fédéralisme et de la liberté individuelle, dont les contributions à la fondation des États-Unis continuent d'influencer la politique américaine moderne.
James Madison, Jr. (/ˈd͡ʒeɪmz ˈmædɪsən ˈd͡ʒuːnjɚ/) naît le 16 mars 1751 à la plantation de Belle Grove (en), à Port Conway, dans la colonie de Virginie, alors en Amérique britannique. Ses parents sont propriétaires d'un vaste domaine de tabac avec de nombreux esclaves, où il passe son enfance. Il est le frère du général William Madison.
En 1769, Madison s’inscrit à l’université de Princeton où il passe en deux ans le curriculum de quatre années et se rend malade d’excès de travail. Une fois guéri, il devient le protégé de Thomas Jefferson.
James Madison n'a pas eu d'enfant avec son épouse Dolley. Il était propriétaire d'une plantation (James madison's Montpelier) sur laquelle travaillent une centaine d'esclaves (108 en 1801).
Sa santé fragile l'empêche de participer à la guerre d'indépendance des États-Unis en tant que combattant. Il se consacre donc avec énergie à la vie politique de la jeune nation. C'est le plus jeune élu de la convention continentale.
Il devient un personnage central de la scène politique de l’État de Virginie, participe à la rédaction de la loi sur la liberté religieuse, et persuade l’État d'offrir les Territoires du Nord-Ouest au Congrès (ces territoires deviendront une partie de l’Ohio, du Kentucky et du Tennessee).
En 1780, il apporte son soutien à la création d’une Commission constitutionnelle. Il est très actif durant la Convention de Philadelphie dont il est le rapporteur et certains historiens voient en lui le « père de la Constitution ». Madison défend les intérêts des États fédérés[réf. nécessaire] bien qu'il soit l’artisan d'un système d’équilibre entre les pouvoirs. Il insiste sur la représentation proportionnelle à la population des États au sein du Congrès. Ses notes sur la Convention sont les meilleurs témoignages sur les idées des rédacteurs. Il participe à la rédaction des Papiers fédéralistes, série d'articles en faveur de la ratification. Il fonde une pensée politique propre.
Après la ratification de la Constitution, Madison devient représentant de son État, la Virginie. C’est lui qui introduit les dix premiers amendements, connus sous le nom de « lois sur les droits du citoyen » (Bill of Rights). Il est favorable à la limitation du pouvoir du gouvernement fédéral, et c’est en raison de son opposition à la formation d’une banque centrale qu'il prend ses distances avec le Parti fédéraliste pour se rapprocher du Parti républicain-démocrate. En 1785, il est aussi l’auteur d’une proposition s’opposant au financement par le gouvernement des écoles chrétiennes.
En 1797, Madison quitte le Congrès pour devenir secrétaire d'État de Jefferson. Il est l'un des principaux rédacteurs des Résolutions du Kentucky et de la Virginie en 1798 et du Rapport de 1800. En 1808, il se présente à l’élection présidentielle et est élu le 7 décembre, en grande partie en raison de son habileté diplomatique, en un temps où la France et le Royaume-Uni sont dans une période de grande tension.
4 mars : investiture de Madison en tant que quatrième président des États-Unis.
27 octobre : Madison décrète l’annexion de la partie ouest de l’État de Floride, où les colons se rebellent contre l’autorité de l’Espagne.
11 février : Madison interdit le commerce avec le Royaume-Uni.
18 juin : début de la guerre anglo-américaine de 1812. Cette guerre est surtout soutenue par les États agricoles du Sud et de l’Ouest.
12 juillet : les forces américaines, sous la conduite du général William Hull, entrent au Canada, mais doivent ensuite faire retraite sur Détroit. L’armée ne compte que cinq mille volontaires alors que le plan de Madison en prévoyait cinquante mille.