Ce Jour-là

Jacques Réda

Poète, journaliste et critique musical français

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Jacques Réda, né le 24 janvier 1929 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) et mort le 30 septembre 2024 à Hyères (Var), est un écrivain français, et un poète s'exprimant en rimes. Il dirige La Nouvelle Revue française de 1987 à 1996.

Né en janvier 1929 à Lunéville, dans une famille d'origine piémontaise et bourguignonne, et dans une ancienne maison-atelier qui sent le caoutchouc, Jacques Réda, découvre le jazz, adolescent, à la radio en 1944.

Après des études inachevées de droit, il s'installe à Paris en 1953, exerce différents métiers, comme magasinier chez Seghers, et commence à publier dans de petites maisons d'éditions. Son premier texte, Les Inconvénients du métier, paraît chez Seghers en 1952.

Poète et auteur de récits en prose

À partir de 1953, Jacques Réda parcourt les rues de Paris à pied, à vélo ou à Solex. Il décrit dans ses œuvres ses promenades parisiennes et franciliennes ainsi que ses quartiers et lieux de prédilection, par exemple dans Les Ruines de Paris (1977), dans Recommandations aux promeneurs (1988) ou encore Le Sens de la marche (1990).

Chroniqueur musical et éditeur

Chroniqueur de jazz, il collabore régulièrement avec Jazz Magazine à partir de 1963.

En 1968, il publie Amen, un livre de poésie, chez Gallimard et obtient le prix Max-Jacob. Puis il devient membre du comité de lecture des éditions Gallimard, et y côtoie à l'époque d'autres écrivains. Il publie aussi plusieurs ouvrages sur le jazz dont L'Improviste en 1980, qui propose une lecture de ce phénomène musical, et Le Grand Orchestre (2011), consacré à Duke Ellington.

De 1987 à 1995, il est directeur de La Nouvelle Revue française (NRF). Il en est le cinquième directeur, succédant à Jacques Rivière, Jean Paulhan, Marcel Arland et Georges Lambrichs.

En 1997, il reçoit le grand prix de poésie de l'Académie française, puis, en 1999, le prix Goncourt de la poésie, pour La Course.

Il meurt à Hyères, dans le Var, le 30 septembre 2024, à 95 ans. Il est inhumé à Lunéville (Meurthe-et-Moselle).

Un hommage à Jacques Réda a eu lieu le 1er décembre 2025 à la Maison de la Poésie de Paris, dans la grande salle Pierre Seghers du théâtre Molière. Il réunissait Nicole Réda Euvremer, Thierry Bouchard, Louis Chevaillier, Dominique Pagnier, Thierry Laget (absent de Paris et dont la contribution, «Au paradis des oiseaux», a été lue par Thierry Bouchard), Gilles Ortlieb et Alexandre Prieux.

Sa poésie est marquée par le respect de la rime. « Qui se soucie encore du e muet, mâché ou sonore, de l'alternance des rimes masculines et féminines, du hiatus et de la diérèse ? », remarque-t-il, avec ironie, dans son ouvrage de réflexions Celle qui vient à pas légers (1985). Il fait à de nombreuses reprises, dans sa poésie, l'éloge de la lenteur. Daniel S. Larangé met en évidence la manière subtile et discrète par laquelle l'espace urbain est mis au service d'une réflexion poétique et théologique, notamment dans Rue de Terre-Neuve.

1969 : prix Max-Jacob (littérature) pour Amen.

1970 : prix Broquette-Gonin (littérature) de l’Académie française pour l'ensemble de son œuvre poétique.

1983 : prix Valery-Larbaud pour l'ensemble de son œuvre.

1983 : prix François Coppée de l’Académie française pour Hors les murs… de Paris.

1988 : grand prix de poésie de la SGDL (Société des gens de lettres) pour l'ensemble de son œuvre.

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