Ce Jour-là

Jacques Plante (hockey sur glace)

Gardien de buts au hockey sur glace canadien

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Joseph Jacques Omer Plante (né le 17 janvier 1929 à Notre-Dame-du-Mont-Carmel ou à Shawinigan, suivant les sources, dans la province de Québec au Canada et mort le 27 février 1986 à Genève en Suisse) est un joueur canadien de hockey sur glace.

Lors de sa carrière qui s'étend de 1947 à 1975, il évolue au poste de gardien de but remportant six coupes Stanley et sept trophées Vézina. Il joue notamment pour les Canadiens de Montréal de 1953 à 1963 avec lesquels il remporte ses six coupes Stanley. Il est considéré comme l'un des innovateurs notables du hockey sur glace. Plante est le premier gardien de la Ligue nationale de hockey (LNH) à porter un masque de gardien de but en match de manière officielle et réglementaire. Il a développé et testé de nombreuses versions de masques. Plante est également l'un des précurseurs dans la LNH à jouer régulièrement le palet hors de sa zone de but pour appuyer ses coéquipiers.

Plante est intronisé notamment au Temple de la renommée du hockey en 1978, au Panthéon des sports canadiens en 1981 et au Panthéon des sports du Québec en 1994. Il est choisi comme le gardien de l'équipe historique des Canadiens de Montréal en 1985 et son numéro de maillot est retiré en 1995 par l'équipe.

Joseph Jacques Omer Plante est né le 17 janvier 1929. Certaines sources le donnent comme étant né dans une ferme près de Notre-Dame-du-Mont-Carmel en Mauricie au Québec, alors que d'autres indiquent qu'il serait né à Shawinigan Falls. Fils de Palma et de Xavier Plante, il est le premier d'une famille de onze enfants. La famille déménage à Shawinigan Falls où le père de famille travaille dans une des usines locales. En 1932, Jacques Plante commence à jouer au hockey avec une balle de tennis mais ne possède pas de patins. Il joue avec une crosse de hockey taillée par son père dans une racine d'arbre. À l'âge de cinq ans, Plante tombe d'une échelle et se casse la main. La fracture ne guérit pas correctement et son style de jeu en est affecté, au début de sa carrière, avant qu'une chirurgie correctrice corrige cela à l'âge adulte. Souffrant d'asthme dès sa petite enfance, Plante ne peut pas patiner pendant des périodes prolongées ce qui l'incite donc à jouer en tant que gardien de but. En 1936, il reçoit pour Noël sa première crosse de hockey de gardien mais le reste de son équipement est encore artisanal. Ainsi, son père fabrique ses premières protections en rembourrant des sacs de pommes de terre et les renforce avec des panneaux de bois. Plante jouant au hockey sur glace en extérieur dans les hivers rigoureux du Québec, sa mère lui apprend à tricoter ses propres bonnets pour se protéger du froid. Il continuera de tricoter et de broder tout au long de sa vie des bonnets. Jusqu'à son entrée dans la Ligue nationale de hockey (LNH), il porte ses créations que ce soit à l'entraînement ou lors des parties officielles.

Plante joue pour la première fois une partie de hockey au sein d'une vraie équipe à l'âge de douze ans. Spectateur d'un entraînement de l'équipe de son école, il voit l'entraîneur faire sortir le gardien de but après une dispute sur son jeu. Comme il n'y a pas d'autre gardien de disponible, l'entraîneur fait appel à Plante pour le remplacer. Très vite, il devient évident que Plante est meilleur que les autres joueurs qui sont pourtant plus âgés que lui. Il impressionne également l'entraîneur et obtient le poste de gardien de but titulaire de l'équipe.

Deux ans plus tard, Plante joue pour cinq équipes différentes ; en plus de l'équipe de l'usine locale, il joue pour quatre catégories d'âges différentes. Quand il apprend par son père que les autres joueurs de l'usine sont payés, Plante décide de demander un salaire à son tour. L'entraîneur accepte et paye son gardien de but 50 cents par match pour le retenir dans l'équipe et conserver la popularité de celle-ci. Plante reçoit alors plusieurs offres d'autres équipes. Ainsi, on lui propose 80 dollars par semaine — une somme considérable à l'époque — pour rejoindre une équipe en Angleterre. Il reçoit une offre similaire des Reds de Providence de la Ligue américaine de hockey. Ses parents souhaitant qu'il finisse ses études, le jeune Plante refuse toutes ces offres. Il est diplômé avec les honneurs en 1947 et prend un emploi de commis dans une usine de Shawinigan Falls. Quelques semaines plus tard, il rejoint l'équipe des Citadelles de Québec qui lui offrent un contrat à 85 dollars par semaine, marquant ainsi le début de sa carrière professionnelle.

Jacques rejoint donc les Citadelles de Québec pour la saison 1947-1948 dans la Junior Amateur Hockey Association et c'est durant cette période qu'il commence à jouer la rondelle hors de sa zone de but. Il développe cette technique afin de compenser le jeu de ses défenseurs. Les partisans des Citadelles trouvent le style de jeu peu conventionnel de Plante passionnant, mais il irrite les responsables de l'équipe qui pensent que le gardien de but doit rester devant ses filets et laisser les autres joueurs récupérer le palet. Plante, lui, en vient à la conclusion que tant qu'il contrôle la rondelle, les adversaires ne peuvent pas tirer sur lui. Cette technique, dont il est l'un des précurseurs, est maintenant une pratique courante pour les gardiens de but. Lors de cette saison 1947-1948, les Citadelles battent l'équipe des Canadien junior de Montréal au cours des séries alors que Plante est nommé « joueur le plus utile à son équipe ». Il est élu dans la première équipe d'étoiles de la ligue junior, honneur qu'il reçoit également la saison suivante.

Le directeur général des Canadiens de Montréal, Frank J. Selke, souhaite alors recruter Plante. Ainsi, Plante reçoit une invitation pour le camp d'entraînement de 1948 des Canadiens de Montréal mais joue tout de même la saison suivante avec l'équipe de Québec. Son équipe se qualifie une nouvelle fois pour les séries puis perd en finale de la ligue. Le 17 août 1949, Selke offre à Plante un contrat pour qu'il joue avec son équipe de la Ligue de hockey senior du Québec, les Royaux de Montréal, pour la somme de 4 500 dollars pour la saison avec un supplément de 500 dollars pour s'entraîner avec les Canadiens. Lors de cette saison 1949-1950, il joue la quasi globalité des rencontres de son équipe alors que celle-ci perd au premier tour des séries. Au cours de l'année, il épouse Jacqueline Gagné et le couple a ensuite deux fils, Michel et Richard ; ils divorceront en 1972, Richard se suicidant trois ans plus tard.

Plante joue les saisons suivantes avec les Royaux mais au cours de la saison 1952-1953, il fait ses débuts dans la grande ligue. Tout d'abord, en novembre 1952, il est appelé à jouer pour les Canadiens de Montréal. William Durnan, le gardien de but qui jouait pour Montréal quand Plante a été engagé, prend sa retraite et Gerald McNeil, le gardien numéro un de l'équipe, se fracture la mâchoire. Plante joue trois matchs, mais dans ce court laps de temps, il suscite la controverse. L'entraîneur Dick Irvin ne souhaite pas que ses joueurs se démarquent par des ajouts à leurs uniformes réguliers et Plante porte toujours un de ses bonnets en jouant au hockey. Après une dispute avec Irvin, l'ensemble des bonnets de Plante disparait du vestiaire de Montréal. Même sans son porte-bonheur, Plante ne laisse passer que quatre buts en trois matchs pour trois victoires.

Plante retourne jouer avec les Royaux et également avec les Bisons de Buffalo de la Ligue américaine de hockey. Même si McNeil connaît sa meilleure saison, Plante est appelé pour jouer des matchs des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 1953. En effet, alors que l'équipe mène 2 matchs à 0 contre les Black Hawks de Chicago, ils perdent les trois rencontres suivantes et finalement, Irvin décide de titulariser Plante pour le sixième match. Il se distingue en remportant son premier match éliminatoire avec un blanchissage 3-0. Le jeune gardien aide son équipe à remporter également la série avec un nouveau succès 4-1 au cours du septième match. La finale 1953 de la Coupe oppose les Canadiens aux Bruins de Boston, Plante jouant les deux premiers matchs de cette finale, une nouvelle victoire puis une défaite. McNeil reprend son poste dans les buts de l'équipe pour les rencontres suivantes alors que les Canadiens gagnent leur septième Coupe Stanley, la première pour Plante, grâce à un but d'Elmer Lach en prolongation.

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